Aux pélerins du monde


Toi, tu t’élèveras

Vers les rêves d’or

Qui sont posés sur l’horizon.

Tu courras à en perdre haleine

Pour unir ta voix

Aux chants du monde,

Aux embrassades fertiles,

Ainsi qu’aux baisers des amants.

Tu prendras les chemins

De traverse inconnus

Pour te fondre dans l’acier

Des cris de victoire

Et des volutes de la mémoire

Que sont nos aînés disparus.

Tu chanteras en chœur

Les vieilles romances

Qui sont malgré tout restées

Dans le cœur des hommes.

Tu ne pleureras plus,

Tu te battras contre l’ignorance

Et contre les regards fermés

Des hommes de cendres.

Tu prendras tes bâtons de marche

Pour battre les sentiers cachés.

Tu marcheras longuement

Au bord des rivières rouges

Du sang des poètes

Et des larmes du voyant.

Tu seras le vent qui parle

Aux oreilles des inconnus

Et des frères de la rue.

Tu diras fort

Que les plus forts

Ne t’aiment plus

Et ne croient

Jamais en toi,

Mais que tu es là

Les yeux plantés

Dans la gloire des temps nouveaux.

Tu balanceras tes bras

Pour embrasser le monde,

Tu serreras fort sa poitrine

Où bat le cœur des oubliés.

Tu répéteras en écho

Que tu nous aimes

Sans mièvrerie

Sans innocence

En toute liberté.

Tu regarderas enfin

La Terre tout entière

Sur les ailes de nos prières.

Tu prendras ton envol,

Tu feras, des idées folles,

Un rêve devenu réalité,

Un mythe réalisé,

Un pouvoir grandiose

Où naissent les roses

Qui ne fanent jamais.

Je t’aime. Et je t’aimerai

Si tu chantes encore

Les prières de l’aurore.

Et je sais que ta paix

Sera retrouvée

Quand jaillira ta voix

Au-delà des vents froids

Et des mers glacées

De tes passions passées.

14-11-21

Publié par Jean-Marie Claudé

Voir la page « Qui suis-je ? » sur jeanmarieclaude.fr

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