Nos sources d’énergies obéissent à divers courants de pensée. Souvent le choix d’une énergie répond à un intérêt économique. Dans certains pays, il vaut mieux couper du bois qu’acheter du pétrole. Parfois, ce choix est fait selon des besoins sécuritaires. On préfère, dans quelques pays, l’énergie solaire à celle du charbon, bien plus polluante. Dans notre pays, on choisit l’énergie nucléaire plutôt que toutes les autres pour répondre à des interêts particuliers. Mais qu’adviendra-t-il lorsqu’un réacteur nucléaire provoquera un accident semblable à ceux de Tchernobyl et de Fukushima ? Il est probable que les actuels défenseurs du nucléaire seront obligés de se tourner vers autre chose…
Question du jour : quelle est votre source d’énergie principale ? Correspond-elle à votre préférence ?
Notre capacité à créer doit favoriser l’évolution positive de l’humanité. Elle ne doit pas se soumettre aux intérêts commerciaux ni aux volontés politiques qui ne cherchent que la satisfaction du moment et ne prévoient pas sérieusement l’avenir des êtres humains. Aujourd’hui, qu’est-ce qui bloque cet avenir meilleur ? Ce sont les guerres et les économies polluantes, tout autant qu’une éducation à la toute-puissance et à la sur-consommation.
Question du jour : Pensez-vous que les conflits et les rivalités commerciales peuvent être des facteurs de progrès pour l’humanité ?
Ah ! Merci bien. Je suis un peu fatiguée, je ne peux pas marcher longtemps, mais je suis tellement contente de venir ici devant la mer où les cendres de mon mari ont été dispersées il y a bientôt dix ans, nous avons été mariés pendant 57ans, lui qui a quitté la ville de Bordeaux, et a voulu louer la petite maison où j’habite toujours pour un loyer dont j’ai honte de vous dire le montant tellement il est bas parce que 250 euros c’est vraiment dérisoire aujourd’hui mais il est quand même très bien avec ses trois chambres et le petit jardin que je ne peux plus travailler à cause de mes 88 ans, alors c’est mon fils qui passe la tondeuse qu’il a dû acheter parce que mon autre fils l’avait emportée après le décès de son père, mon mari, et quand il tond le gazon, très souvent, je ne suis pas là parce qu’avec mes copines je vais chanter et danser, pas beaucoup trois ou quatre danses seulement, mais c’est tellement bon pour la santé, je dois quand même faire attention bien que mon médecin me trouve en forme puisque je me protège avec mon traitement homéopathique et que je ne mange que très peu de viande comme j’achète des plats de légumes tout prêts au lieu de faire la cuisine…
Question du jour : Avez vous déjà écouté un semblable monologue ? Quelle a été votre réaction ?
Les corbeaux ne nous sont pas sympathiques. Ce sentiment n’est pas seulement un héritage culturel. Nous n’aimons pas son plumage noir, ni son cri désagréable. Beaucoup de superstitions s’ajoutent au mépris que nous éprouvons. En réalité, le corbeau est un animal qui possède plusieurs qualités. Il sait nous reconnaître, il a la mémoire de nos comportements, et c’est un animal fidèle.
Question du jour : Quel est votre oiseau préféré ?
Voici ! Ça vous fera 20 €. Merci ! Passez une bonne journée !
Ah ! Ça va être difficile…
Difficile ? Pourquoi ?
C’est pas facile de vivre aujourd’hui…
Pourquoi donc ?
Avec tout ce qui nous tombe dessus… Les bombardements, la guerre qui va s’étendre, les viols d’enfants, les détournements de l’argent public… Tout ça, c’est terrible…
C’est vrai… Mais qu’est ce qu’on peut faire ?
Monsieur, on remet les compteurs à zéro ! Et on recommence tout !
On recommence quoi ?
Ben… comme avant !
Mais avant quand ?
C’était quand même mieux avant !
Avant ? Quand vous étiez enfant ?
Oui, par exemple…
Vous croyez qu’il n’y avait pas de guerres, pas de viols, pas de détournements d’argent ?
Si, il y en avait… mais maintenant il y en a trop. Il faut tout remettre à plat et recommencer à zéro…
Oui, j’entends bien… mais recommencer quoi ? Et comment ?
Bon ! Je veux pas vous faire perdre votre temps. Il y a des clients qui attendent. Au revoir Monsieur !
Question du jour : En général, quels arguments vous semblent les plus indéfendables ?
Donc tout est issu d’une causalité complexe. Ce principe de cause à conséquences est bien à la base de l’ évolution – sans que personne encore puisse en expliquer l’origine de manière scientifique. Si tout est logique dans le monde minéral et le monde animal, la Raison des animaux les mieux développés peut intervenir sur l’évolution telle qu’elle était « programmée ». Cette Raison peut provoquer une ré-évolution, un bouleversement qui était théoriquement possible mais improbable. J’y vois là le principe de notre liberté. Notre Raison où dominent la mémoire et l’imagination doit intervenir dans chacune de nos décisions. Pas pour empêcher le principe de causalité – ce qui est impossible – mais pour le modifier. C’est pour cela que nous devons accorder beaucoup d’importance à la connaissance de notre passé et à notre capacité d’imaginer notre avenir. Sans quoi nous subirons les conséquences de ceux qui nous entraînent dans leurs orientations dangereuses.
…
Question du jour : Avez-vous déjà ressenti que votre décision venait de modifier le cours des événements ?
On assiste à la destruction de ce qui faisait la culture chrétienne en France : abandon d’églises, destruction de la statuaire des lieux publics, refus des crèches de Noël … Le doit-on à un laïcisme rigoureux, à un islamisme envahissant ou bien à un désintérêt de la population ? Probablement les trois ! Mais le vrai problème réside dans l’impact psychologique et les répercussions sociales que subit le peuple français. L’indifférence laisse la place à l’appauvrissement culturel et cela finit souvent très mal.
On veut sauter à deux pieds dans l’eau pour voir ce que ça fait. Puis on veut mettre deux doigts dans une prise électrique pour voir ce que ça fait. Puis on veut jouer avec une arme à feu pour voir ce que ça fait. Puis on veut goûter à de la drogue pour voir ce que ça fait. Et un jour, à l’élection présidentielle, on veut voter pour un bonimenteur pour voir ce que ça fait.
Les neuro-physiciens précisent que nos perceptions sont transformées en concepts en arrivant au cerveau et en s’inscrivant dans nos mémoires. Ils ajoutent que l’ensemble des concepts (réels et virtuels) chez un être humain seront tôt ou tard acceptés comme des réalités directes. Ils se basent sur la réalité du téléphone : l’autre, au bout du fil, est absent, mais on le perçoit comme présent… il en sera ainsi pour un bon nombre de réalités virtuelles. Il nous restera le scepticisme qui nous donnera la force d’analyser et de réfuter pour protéger la Vérité !
Pourquoi faut-il exiger de connaître la réalité ? Parce qu’on peut aujourd’hui être trompés en permanence par les vérités qu’on nous assène. Le mythe gouverne mieux que la vérité. De nombreuses villes ou des états se sont construits sur des mythes (Romulus et Remus, Roméo et Juliette, Guillaume Tell…) Des courants philosophiques ont déifié leurs orateurs (Bouddha, Moïse, Jesus…) Et aujourd’hui beaucoup d’êtres humains se reconnaissent dans des fictions (littéraires, cinématographiques) et dans des héros (chanteurs, sportifs) qu’ils assimilent à leur identité. De cette façon, il devient facile au moindre dictateur de tromper ses sujets. De Napoléon à Trump, la réalité politique n’existe pas. Seul compte le mythe que l’on fait passer pour une vérité. Cela valide toutes les guerres économiques ou militaires qui promettent un avenir meilleur. Encore heureux que chaque conflit finisse par ouvrir les yeux sur de bien tristes réalités !
Il va sans dire qu’on ne juge pas les qualités d’une personne politique sur ce qu’elle annonce comme intention. On ne peut connaître la valeur d’un programme que sur la réalité de ses résultats. Donc les politiques qui briguent des mandats, doivent faire l’étalage de ce qu’ils ont réussi dans le passé et non pas de ce qu’ils prévoient de réussir à l’avenir.
Pourquoi avoir besoin de connaître la réalité ? à quoi nous sert-elle ? Il s’agit de la pérennité de notre corps et de notre esprit. Nous analysons en permanence quelles perceptions nous sont agréables et utiles. Nous parvenons ainsi à savoir comment nous maintenir en bonne santé physique et mentale pour notre bien-être et celui de nos descendants. Nous ne devons pas suivre aveuglément ce que l’on nous présente comme réellement bon et indispensable. Les intuitions, les pensées et les statistiques, informations parmi tant d’autres, sont toutes sujettes à caution. Il convient de les vérifier personnellement, les unes après les autres.
Pour nous humains, sains de corps et d’esprit, la réalité, c’est ce que nous percevons, pas ce que nous imaginons ou croyons. Les connaissances, apprises comme étant réelles, étaient les perceptions des autres ( réalisme indirect). Malheureusement si mes perceptions sont indiscutables pour moi, les récits des autres ne sont pas forcément fiables. Encore plus ennuyeux : aujourd’hui, mes perceptions peuvent être induites en erreur par la réalité virtuelle. Le seul moyen qu’il nous reste pour découvrir la réalité, c’est de percevoir l’existence d’un objet d‘étude à l’aide de nos sens et que cette perception soit identifiable par tout le monde.
Écoutez mes amis l’histoire des amants de Teruel. Très jeunes, ils étaient déjà très liés. Ils jouaient ensemble depuis leur enfance. Le petit Diego envoyait toujours sa balle à Isabel pour qu’elle l’attrape et lui lance un sourire en retour. De temps en temps, elle lui donnait une petite fleur qu’elle avait cueillie sur les remparts de la ville. C’étaient de petites attentions qui confortaient l’idée qu’ils étaient faits pour vivre toute leur vie ensemble. Arrivés à leur puberté, rien n’avait changé si ce n’est que leurs frôlements étaient plus prolongés et plus appuyés. Tous les adultes de Teruel les connaissaient et aimaient les voir si discrets et si tendres dans leur amitié.
Un soir d’été, Diego qui s’était attardé sur l’une des tours de la ville pour observer le coucher du soleil, sentit soudain une main douce et fraîche se poser sur la peau de son dos. Il frémit et se retourna vivement. Son visage arriva à quelques centimètres de celui d’Isabel. La jeune fille souriait. Elle jeta un regard autour d’elle et planta ses yeux dans ceux de Diego. Une bouffée de désir le fit sursauter et leurs lèvres se touchèrent pour la première fois. L’amour les avait saisis corps et âme. Durant les mois suivants ils parlèrent souvent de leur avenir et, logiquement, de leur mariage.
C’était une belle soirée de printemps. Les terres ocres, à l’extérieur du la ville, étaient encore plus rouges que d’habitude. Diego et Isabel étaient montés au sommet d’une tour que les gardes avaient désertée pour quelques instants. C’est là et à ce moment qu’elle dit oui. Diego explosa de joie et décida de faire sa demande au père d’Isabel.
Mais les espoirs du jeune couple furent anéantis. Pourtant Diego avait mis les formes. Il avait préparé sa requête, puis il était arrivé avec sa famille et avait prévu le cadeau de mariage. Mais le père d’Isabel, Pedro de Segura, leur fit un affront mémorable : il refusait cette union car la famille du prétendant était bien pauvre par rapport à ses biens terriens et financiers. Isabel s’est effondrée. On crut qu’elle allait trépasser. Son père, alors, consentit à ce mariage si au bout de cinq années, Diego revenait faire sa demande, riche et fidèle.
Au bout de cinq ans et trois semaines, Diego réapparut, chargé de caisses remplies de bijoux et d’objets précieux. Aux abords de la maison de son futur beau-père, il y avait foule. Un juif du quartier voisin lui apprit que la jeune Isabel venait de se marier. Diego, pris de fureur, entra de force dans la jolie demeure des parents d’Isabel. Elle était là, pâle et triste. Elle lui apprit en suffoquant que plus personne ne croyait au retour d’un Diego enrichi. Elle avait fini par accepter le mari que son père avait pressenti. L’annonce fut fatale. Diego posa les mains sur son cœur et s’affala. Il mourut en quelques secondes. Isabel était tellement saisie et statufiée qu’on dut la transporter dans sa chambre. Elle resta enfermée et refusa de voir quiconque. Elle demanda seulement de pouvoir assister aux funérailles de son ancien ami. Comme c’était l’usage, elle put se rendre à la veillée qui précédait l’enterrement. Quand elle aperçut le cercueil et qu’elle distingua le visage de son amoureux, elle repoussa les parents qui la soutenaient, elle se jeta sur la dépouille, prit le visage de Diego dans ses mains et l’appela de toutes ses forces dans un cri déchirant qui fut entendu dans une bonne partie de la ville. Le cri avait-il à peine pris fin, qu’Isabel s’effondra. Son torse, sans vie, recouvrait le corps de ce jeune homme qui n’avait jamais été son amant, mais qu’elle avait aimé au-delà de ses forces.
Écoutez bien mes amis ce que nous disent Diego et Isabel, les amants de Teruel. Aimez ! Aimez à en perdre la raison peut-être mais aimez, c’est le plus beau cadeau de la vie, un présent qui vous donne la force de réaliser tous les rêves. Aimez ! Mais avant tout surveillez le bon fonctionnement et la bonne santé de votre cœur.
Ces textes poétiques courts, illustrés par des photos que j’ai prises sur le moment, me permettent d’égrener au fil des jours des émotions, des sentiments et des avis personnels. Ces instants de mémoire, comme les cailloux du Petit Poucet facilitent la lecture d’un chemin, d’un passé, tout en laissant espérer un avenir riche de créativité et de rencontres.
Dans ce recueil de nouvelles, nous allons à la rencontre d’un amnésique anglais, d’un duc espagnol, d’un peintre belge, de quatre écrivains français, d’un pilote américain, d’une petite afghane et de bien d’autres personnages qui nous posent de nombreuses questions. Nous n’avons plus le temps d’imposer nos certitudes et de nous aveugler sous un cache-misère… Il est nécessaire de lire, de dialoguer et de modifier les pouvoirs, qu’ils soient politiques, religieux ou commerciaux, pour nous sauver. Le constat du danger imminent est fait. Maintenant, à nous de réinventer l’avenir.
A la fin du XXème siècle, le monde occidental estimait que pratiquement toutes les libertés étaient acquises et les valeurs solidement établies. Mais au début du XXIème, en est-il toujours ainsi ? À travers le comportement d’une adolescente qui veut entamer une épreuve de séduction auprès d’un homme qui pourrait être son père, on peut se demander si les nouvelles puissances économiques, financières et publicitaires ne cherchent pas à imposer leur pouvoir de séduction. Leur violence pourrait faire disparaître les valeurs lentement élaborées au cours des siècles par les plus vieilles civilisations. La séduction n’est-elle pas une tyrannie ?
Il s’agit du « roman » d’une association : les Abeilles de Dougoum. La plupart des événements racontés sont authentiques et légèrement romancés. Ils parcourent le chemin d’un petit campement de nomades pris en charge par des enseignants français dans le désert afar de la République de Djibouti. Ce pays est un roman à lui seul : les volcans et séismes, les chaleurs insupportables, la pauvreté extrême, la violence permanente, les convoitises de toutes les puissances armées du monde, font des habitants du petit village de Dougoum et des humanitaires qui y travaillent les témoins et les acteurs d’un univers impitoyable. Dans un tel milieu, les amours et les haines, la jalousie et le mépris trouvent un exutoire exceptionnel. Aujourd’hui, ce petit peuple en ébullition peut, à tout moment, exploser sous la pression de la Chine, des États-Unis, des pays arabes et européens. Une poignée de femmes cherche les moyens de survivre et d’améliorer la condition féminine. Avec minutie et courage, elles sont les abeilles d’un monde en effervescence.
Pour répondre aux questions de mon petit-fils, je lui envoie des lettres qui lui expliquent ma vision du monde. Comme l’a fait Sénèque, l’écrivain latin, pour son disciple Lucilius, je raconte mes craintes et mes espoirs, mes certitudes et mes doutes. Je lui dis aussi comment l’élan de l’humanité pourrait être stoppé et comment on pourrait éviter cette catastrophe. Durant six mois, j’ai envoyé plus d’une soixantaine de lettres à mon petit-fils. Au terme de cet échange épistolaire, Alexis m’a écrit : « Ces lettres que tu m’as envoyées m’ont permis de mieux comprendre le monde. Tes explications m’ont aidé à forger des avis qui maintenant me sont propres. Par cette correspondance, tu m’as proposé des solutions à beaucoup de questions que je me posais. Je t’en remercie. Tu peux parler de moi, par contre je préfèrerais que mes réponses ne soient pas reprises dans ton livre. »
« Le peuple-volcan » est un ensemble de poésies et de photos que j’ai créées durant mes nombreux séjours à Djibouti, Ali-Sabieh, Tadjourah, Obock et Dougoum… Des Monts Goda à la mangrove de Godorya, de la centrale solaire d’Adaïlou à la mosquée d’Ali-Sabieh, j’ai trouvé un peuple fier, beau, courageux, explosif et attaché à ses traditions. L’émancipation des femmes y poursuit lentement un chemin jonché d’innombrables obstacles. Les Djiboutiens observent toutes les armées du monde et toutes les ONG dont ils dépendent, en mâchant ce khat qui ruine leur santé et leur économie familiale. Ce peuple qui affronte un climat terrifiant, des déserts violents, sait exploser comme les volcans qui dé-façonnent continuellement le Goubet. Il a ses failles et des trésors cachés. Indociles et fiers, ces hommes et ces femmes n’attendent que le jour qui vient et sont guidés par des superstitions ancestrales.
« Le porte-bouquet » contient une trentaine de nouvelles. Une première partie rassemble des textes écrits dans le cadre du Concours de la Nouvelle de Châtelaillon-Plage. La deuxième partie est composée de textes plus anciens mais toujours d’actualité. La troisième partie présente des textes plus récents sous forme de « prose-libre ». Ces nouvelles qui utilisent des genres différents (poésies, contes, correspondances, mémoires…), questionnent sur l’être-humain ambivalent, amoureux et violent, coupable et victime, casanier et aventurier, actif et passif…
« Mes oiseaux-lyres » est un recueil de photos-portraits en noir et blanc. Il raconte les rencontres que j’ai faites pendant 5 ans, en France ou à Djibouti. Toutes les photos sont suivies de commentaires qui présentent les personnes que j’ai aimées, ou admirées, ou qui m’ont étonné.
« Le passe-boules » est un recueil de poèmes qui ont jalonné et décrit toute mon adolescence. Le manque de liberté, les déceptions amoureuses, les élans fulgurants et les aspirations les plus profondes, les prises de conscience et les découvertes marquantes sont autant de boules qui tombent dans les trous que sont les jours de notre vie.
Les hommes ont été enfermés dans un monde souterrain. Le pouvoir les oppresse. Dans les moments douloureux, ressurgit le vague souvenir d’un monde supérieur. Malgré les violences des autorités et la passivité de la majorité, le désir de quelques personnes va provoquer une rébellion pleine d’optimisme, capable de supporter les pires souffrances et les plus cruelles humiliations. L’effet tunnel consiste, pour un objet, à dépasser ses capacités en n’étant pas limité par ses qualités énergétiques habituelles.