
36-De nombreux philosophes parlent de bonheur, de liberté, d’égalité, de perfection… Comme si tous ces idéaux étaient atteignables. On sait cependant que l’idéal ne peut pas être atteint dans les circonstances actuelles de l’humanité.

36-De nombreux philosophes parlent de bonheur, de liberté, d’égalité, de perfection… Comme si tous ces idéaux étaient atteignables. On sait cependant que l’idéal ne peut pas être atteint dans les circonstances actuelles de l’humanité.

35-Parce que nous sommes des êtres désireux, nous pouvons évoluer. Ne rien désirer n’est pas un état normal, mais le résultat d’une contrainte.

34-La vie en société a enrichi les connaissances. Les êtres humains ont désiré progresser, inventer, créer, construire grâce aux connaissances acquises. Chaque inventeur et ses découvertes ne sont que les produits d’un savoir collectif.

33-La prise de conscience de nos manques et de nos besoins a provoqué aussitôt le désir de vivre mieux, de progresser, d’évoluer et d’espérer. Le désir n’est plus un instinct, il est parfois un projet, un but et un progrès.

32-Nous savons aujourd’hui pallier bien des problèmes, les éviter ou les réparer. Mais nous restons victimes de notre fragilité. Et nombre de nos désirs restent irréalisables. Cette fragilité révèle notre imperfection intrinsèque, mais aussi notre capacité à progresser, d’autres disent a évoluer.

31-Nous sommes également dépendants des événements liés à une logique : les phénomènes météorologies, les accidents, les situations géographiques, les rencontres inattendues, les décisions surprenantes, etc… nous imposent de modifier nos désirs si l’on veut avoir le plaisir de les réaliser.

30-Notre condition humaine fait que chaque membre de notre société est dépendant des désirs des autres. Cet état n’est pas différent de celui des autres animaux ni même des plantes. Car tous les êtres vivants ont des besoins essentiels qui sont, chez l’être humain, les prémisses des désirs.

29-La dépendance aux désirs des autres nous apparaît comme socialement indispensable. Ce n’est pas un pis-aller, ou une frustration, c’est un besoin vital. Il s’agit bien de notre Condition Humaine.

28- Si la liberté consiste à pouvoir choisir nous-mêmes, nous sommes très souvent libres, libres de prendre l’avion, de produire notre propre alimentation, d’accepter ou de refuser tel médicament… Mêmes difficiles, tous nos choix nous procurent des plaisirs et nous exposent à d’autres besoins… et d’autres désirs !

27-Nous avons besoin de la société humaine. Pour la santé, l’instruction, l’habillement, l’alimentation, les déplacements… nous devons faire appel à d’autres personnes. Ce n’est pas de l’esclavage, et c’est souvent une source de désirs se concluant par des plaisir.

26-Le désir et le plaisir sont étroitement liés à la société. Nous ne pouvons plus vivre en totale autonomie ou en autosuffisance. Bien plus qu’autrefois, nous sommes complètement dépendants des autres, tant au niveau des désirs que des plaisirs.

25-Exemple : un mauvais sommeil provoque une souffrance. Le désir de changer son lit génère un premier plaisir chargé d’espoir, la construction d’un nouveau lit en génère un second et après un bon sommeil nous prenons conscience avec beaucoup de plaisir de nos capacités et de notre intelligence.

24-Plus la conscience s’élève, plus la quantité de désirs augmente, plus la volonté s’affirme et plus la réalisation du désir incite à renouveler ce cycle qui apporte tant de satisfactions.

23-Les besoins instinctifs et originels, en évoluant, se sont transformés en désirs et en plaisirs qui ont donné forme à la conscience et à la volonté. Il n’est pas difficile de remarquer chez nos animaux les plus proches le désir de recevoir et le plaisir de donner. C’est plus qu’un embryon de conscience.

22-À l’origine du monde animal, comme moteur social, il y avait l’instinct. Puis, nous ne savons pas exactement pourquoi, l’instinct s’est métamorphosé en conscience. Nous avons eu conscience de nos besoins, de notre confort, de notre santé et de notre mort.

21-Tout est désir parce que le désir est compris dans l’essence de l’humanité. Sans le désir, l’existence des êtres humains serait impossible. Dans le reste du monde animal, l’instinct était l’amorce du désir.

Il pouvait pleuvoir sur Brest ce jour-là…
Peut-être… Je n’y suis jamais allé !
Mais Barbara se lovait dans mes bras
Et Prévert avait cessé de parler.
J’oubliais ainsi le Dormeur du Val,
Et les larmes de la blanche Ophelie,
La promesse du Père matinal
Comme le Prince à la tour abolie.
Ce sont ces matins-là où l’air est beau,
Frais et pur comme une eau de fontaine
Que chantent les roses et les rameaux,
Et qu’explosent les amours diluviennes.
JMC
09-05-26

20-On sait bien, chez les sportifs, que la victoire suscitée par un désir puissant apporte un plaisir non dissimulé bien que le plaisir physique soit totalement absent à cause de la fatigue et de la douleur.

19-Ce n’est pas le plaisir qui est la cause du désir mais c’est bien le désir en lui-même qui cause du plaisir. Et le plaisir n’est pas l’unique but du désir comme le pensent et le souhaitent les hédonistes. La seule recherche du plaisir n’est qu’un appauvrissement si elle n’est pas suivie d’une autre recherche, d’un autre désir ou d’un autre progrès.

18-Il n’est pas anodin de constater que le désir génère un plaisir nommé espoir et que le plaisir est l’un des facteurs de la permanence et du renouvellement du désir. D’autre part, même si la non-réalisation d’un désir est douloureuse, il reste toujours deux plaisirs, celui de savoir que l’on pourra encore désirer plus tard, et celui de ne pas succomber au désir.

17-C’est dans la deuxième moitié du XXème siècle que le désir est devenu une valeur sûre et indispensable. Le capitalisme a sacralisé le désir individuel. Et pour le rentabiliser, cet univers commercial a multiplié les modes les plus diverses pour générer des désirs toujours plus nombreux et plus fréquents.

16-Depuis le siècle des Lumières, le désir est remis à l’honneur au nom de la Liberté. On peut comprendre que le désir de revenir à l’individualisme se retrouve dans la phrase de Voltaire : « Il faut cultiver son jardin ».

15-Dans la religion chrétienne le désir est condamné quand il est nommé « envie » (l’un des sept péchés capitaux), ou convoitise, parfois « concupiscence » et même gourmandise ! On comprend bien que le désir était à proscrire chez les chrétiens.

14-Le désir a souvent été condamné par les régimes et les religions dominantes. Au cours de l’Histoire, dans les pensées européennes et asiatiques, les pouvoirs ont surtout été totalitaires. Ils contrôlaient ainsi les philosophes et les religieux. Le culte de l’obéissance aux chefs et aux lois, avec promesse de récompense éternelle, permettait de rallier la grande majorité de la population.

13-Alors, au début de l’organisation sociale, les dirigeants ont convenu que tout le monde accepterait de se soumettre à une discipline commune et de faire taire chaque désir individuel. Histoire de bon sens pour calmer les fortes têtes !

12-Dès les débuts de l’humanité, le désir a probablement été perçu comme un facteur de division. On entendait déjà : « Je veux ça! », « Pas moi ! » Pas facile à gérer ! L’individualisme rendait la vie impossible. Les familles ont préféré vivre en groupes, en villages, puis en villes. Et les désirs individuels ont dû se soumettre au désir collectif.

11-Satisfaction des besoins fondamentaux, amélioration de la santé et de la longévité, égalité entre les êtres humains, développement et partage de toutes les connaissances… sont quelques unes des prochaines étapes de l’Humanité.

10-Alors, soucieux de ne pas extrapoler ou de ne pas inventer des dieux sectaires et des avenirs peu crédibles, nous devons nous limiter à ces progrès que les êtres humains peuvent encore désirer atteindre.

9-Nous pouvons nous demander ce qu’il y aura au-delà du développement de l’humanité. Mais, malgré notre désir de connaissances, nous ne pouvons pas savoir exactement vers où se dirige notre univers. Ceux qui annoncent avec assurance tel ou tel futur sont forcément dans l’affabulation.

8-Si certains nient le désir, on peut entendre qu’ils se trouvent au-delà des normes. Si le désir génère des malversations et des méfaits, c’est qu’il est contrarié dans l’esprit de gens affaiblis, corrompus ou mal éduqués.

7-Le désir est assurément une énergie qui impose le changement, l’évolution et souvent le progrès. Il suffit de regarder autour de nous : le désir est partout, et chez nous du matin au soir. Il faut être bien malade ou aveugle pour ne pas le voir.

6-Cette réalité du désir chez chacun des êtres humain, cette variété qui enrichit notre vie quotidienne, du désir de manger au désir de connaître l’univers, cette richesse est une force qui nous porte, nous pousse et nous entraîne. Comme il y a du désir chez tous les êtres humains, cet élan qui nous permet de changer, c’est l’une des preuves intrinsèque de l’évolution de notre Humanité et, puisque tout est lié, certainement de notre Univers aussi.

5-L’une des constatations des épicuriens, c’est que la satisfaction d’un désir crée un manque et appelle à réaliser un autre désir. Ce qui n’est pas forcément un accès au bonheur contrairement à ce que pensent beaucoup de personnes actuellement.

4-Nous voulons comprendre ce qui est à l’origine du désir et quel en est le but ultime. Dans notre monde en mouvement, nous sentons bien que le désir est une constante chez les êtres vivants.

3-Les désirs affectifs sont générés par nos rapports entre individus : être heureux, être aimé, être confiant, être ému… se sentir en paix, se sentir libre…

2-Les désirs physiques sont des besoins indispensables à la vie : boire, manger, être en bonne santé. Les désirs sociaux sont liés à notre vie en communauté : être intégré et protégé, se reproduire, être créatif, être éduqué et instruit.

1-Sans être scientifique ou érudit, chacun sait bien que le désir est en nous, inhérent comme le sang, comme la vue ou comme la raison. L’une des questions, c’est de savoir si tous les désirs se ressemblent et s’il y a un désir plus important que les autres, plus indispensable et plus naturel ?

Carrés en losanges
Et jambes en échasses…
Nos sens nous trahissent.
Mais le chanteur des mots trouve normal
D’être court le jour
Grand le soir
Et noir la nuit.

Épars
Mais ensemble
Différents
Mais réunis
Autres
Mais égaux

JMC (À CLOCHE-PIED)
Petit à petit tas
Cubes clairs cubes gris cubes d’or
Font la mélopée des hommes
Qui savent les beaux lendemains
Les durs présents
Et les chants noirs du passé.