03-12-22 Idéaliste !

On me dit souvent que je suis un idéaliste. En réalité, il n’en est rien. Je ne me fais aucune idée de l’Humanité. La seule chose que les scientifiques arrivent à constater, c’est le mouvement de l’Univers. Des galaxies aux atomes, tout est mouvement et en évolution. L’être humain en fait partie. Nous ne sommes encore arrivés nulle part. Nous sommes à peine en construction. Le chemin n’est pas évident. D’où notre imperfection puisque nous sommes inachevés. C’est tout ce que je sais ! C’est pas l’idéal !

26-11-22. Bonne nouvelle

En tant que membre du jury pour le concours de nouvelles organisé par la médiathèque de Châtelaillon-Plage, j’ai eu le plaisir de lire un très beau texte qui m’a ému et a ravivé bien des souvenirs personnels.  D’une touchante simplicité et d’une évidente universalité, il s’intitule « Au fil des gens » et il a été écrit par une auteure d’Angers: Delphine Bilien. Je vous invite à prendre quelques minutes pour le lire à partir de ce lien : https://jeanmarieclaude.fr/?p=8006

Au fil des gens

Une nouvelle de Delphine Billien

Je serre sa main dans la mienne, si fragile, si menue. Je la regarde, attendrie et pleine d’amour. Je me fais l’effet de l’observer du haut de mon perchoir, ma cadette. Bientôt cinq ans. Une grande fille selon elle, un bébé encore pour moi.

Elle dévore le monde avec ses yeux, recueille chaque mouvement, chaque bruit, chaque sensation. Elle capte, décode, comprend, intègre, mémorise. Elle construit ses souvenirs. Elle s’invente des histoires. Déjà…

Elle est belle, ma création avec ses yeux en amande, ses joues roses et ses cheveux clairs. Il y a tant de vie, tant d’énergie dans chacun de ses gestes, dans chacun de ses mots. Une soif de savoir, un besoin de partager.

Elle me montre du doigt l’objet de sa convoitise. Prisonnières des ronces, les mûres recouvrent avec indolence les vieux parapets.

Les mûres… Cela me rappelle bien des choses…

J’aimerais tant voir de nouveau avec ses yeux, les yeux de l’enfance. Je tiens la main de ma petite et sens sa chaleur, je perçois ses besoins, ses questions et ses doutes. J’avais les mêmes à son âge. Et comme elle, j ‘ai entendu, écouté ce que les autres avaient appris avant moi. Ils m’ont enseigné leur savoir comme on offre un livre, une bibliothèque.

Je cherche la bonne page de mon roman et me remémore ces moments gravés dans mon esprit… J’inspire et laisse glisser mon regard sur les paysages qui nous entourent. Ils correspondent à peu de chose près à ceux de mon enfance. Des collines au loin se dessinent derrière les bois. Toutefois, les maisons cachent lentement la nature. Elles recouvrent les terres autrefois en jachère. Elles recouvrent les espaces de vie pour offrir d’autres espaces vivables.

Les souvenirs remontent, telles des bulles de champagne qui pétillent et qui explosent.

Un homme me tient la main, à moi aussi. Il me parait immense, gigantesque, inaccessible, immarcescible.

Nous marchons sur la route qui mène chez nous, de retour de l’école. Nous progressons côte à côte comme je progresse avec mon enfant.

Les herbes folles du chemin me piquent les jambes. Mais je ne m’arrête pas pour autant. La narration de ma journée occupe tout mon esprit. Je raconte sans trouver les mots, je n’ai pas tous les mots, pas encore. Je ne parviens pas à décrire par exemple cette odeur étrange et familière à la fois qui m’accueille dans la salle de classe. Je ne sais pas comment expliquer ce que je ressens lorsque je m’assois sur la petite chaise en bois derrière mon bureau, évitant de toucher de mes mollets les supports en fer glacé de mon siège. Je ne lui explique pas non plus combien les mouvements des élèves, les conversations poursuivies depuis la cour de récréation emplissent l’espace. Je lui confie d’autres moments. Rester assise… Écouter… Écrire… Ne pas se mettre d’encre sur le bout de mes doigts, sentir la colle aux amandes, faire tomber sa règle sur le carrelage et se lever prestement pour la récupérer, les joues empourprées. Venir jusqu’à l’estrade et affronter le regard de mes pairs pour énoncer à haute voix la poésie patiemment apprise la veille. Puis récolter le fruit de mon labeur et choisir la plus belle image offerte en récompense de mon éloquence…

Je conte et raconte les billes à la récréation, les tours autour du chêne centenaire qui protège de ses hautes branches les écoliers agités, les cordes à sauter et les élastiques qui m’exaspèrent. Jamais je ne jouerais, trop utile pour servir de piquet au jeu favori de ma voisine. Le bac à sable ne m’intéresse plus. Je suis une grande maintenant, je ne joue plus à ces gamineries.

Mon père me toise, amusé et nostalgique. Il s’exclame au souvenir de ses propres occupations enfantines. Il compare, se rappelle, m’explique tant bien que mal. Nous échangeons nos livres. Le sien est bien plus épais, bien plus fourni ! J’écoute sans tout saisir. Mais j’aime quand il me parle, j’aime savoir… J’aime ses histoires à lui.

Il s’arrête, se dresse sur la pointe des pieds et attrape des fruits noirs qu’il glisse dans mes mains.

Mes yeux brillent. Je souris. Il sait toujours lesquels choisir.

Je voudrais également être celle qui sait, quand je serai maman…

Je serre la main de ma fille et lui réponds en tendant le trésor sucré :

– Moi aussi, j’allais chercher des mûres quand j’étais petite. Il y avait un chemin qui bordait la maison, un chemin avec de la terre et des fourrés. Il fallait faire attention aux serpents. Il m’est arrivé une fois de croiser la route de l’un d’entre eux…

Ma fille frémit.

– Des serpents ? Et là, y en a des serpents ?

– Peut-être, il faut être prudent. Mais pour être tranquille, tu peux taper des pieds, comme ça.

Je piétine le sol d’un geste lourd.

– Les serpents sentent le sol qui tremble et ils s’en vont.

Elle s’agrippe à ma veste, tel un petit singe mû par l’instinct de survie.

– J’ai peur !

– Je suis là.

Je prends mon enfant dans mes bras. Elle met ses mains autour de mon cou, dominant l’espace qui s’ouvre devant nous.

– Toi aussi, tu avais peur des serpents ?

– Bien sûr. Et je suis toujours prudente aujourd’hui encore.

Elle me serre davantage, au risque de m’étrangler.

– Je veux pas que tu partes ! Jamais !

– Je n’en ai pas l’intention.

– Mami et Papi, y sont partis eux !

– C’est la vie. Quand on vieillit, il arrive un jour où on doit partir. Mais pas tout de suite. Et puis, tu sais, tu vas grandir, tu n’auras plus besoin de moi.

– J’aurai toujours besoin de toi. C’est toi qui m’apprends !

– Plus autant besoin qu’aujourd’hui…

Je soupire et accueille son étreinte. Sera-t-elle éternellement convaincue par ses paroles ? Il arrivera bien un temps où mes propos n’auront qu’une maigre valeur. Et puis… un jour, elle se rappellera ce que je lui aurais dit, ce que je lui aurais raconté. Du moins, je l’espère…

J’ouvre la porte. La maison est silencieuse. Ma fille s’élance avec empressement pour se rafraichir. Puis elle m’entraine vers le salon et s’impose sur mes genoux.

– Dis, tu me racontes quand tu as croisé le serpent.

– Tu veux que je te raconte cette histoire ?

– Oui !

– Tu ne vas pas avoir peur ?

– Non, promis.

Je fais glisser mon enfant sur le côté et me plonge de nouveau dans les méandres de ma mémoire.

– Nous étions avec mes grands-parents. Je devais avoir ton âge. Et on se promenait sur le chemin.

– Pour cueillir des mûres ?

– C’est ça. Pour cueillir des mûres. Lorsque soudain, j’ai baissé les yeux. Et que vois-je alors près de mon pied ? … Un serpent !

Ma fille retient un cri, ses petits doigts plaqués sur ses lèvres.

– Un vrai ?

– Oui, un vrai.

– Et qu’est-ce que t’as fait ?

– J’ai crié, j’ai tapé et tapé encore avec mes pieds. Le serpent s’est enfui dans le champ d’à côté et il s’est faufilé dans la veste d’un fermier. Le monsieur l’avait déposée par terre parce qu’il faisait chaud.

Je retiens un sourire, amusée par la mine passionnée de mon auditrice.

– Mon grand-père a appelé le monsieur : « Eh, oh ! »

Je fais de grands gestes avec mes bras, mimant la scène, ce qui la captive d’autant plus.

– Alors, le monsieur est revenu vers sa chemise et il a chassé le serpent !

– Le serpent, il l’a pas piqué ?

– Non, il ne l’a pas mordu. Il était sauvé.

Mon enfant se blottit contre mon bras.

– J’aime quand tu me racontes tes histoires, maman. Comment tu connais ces histoires-là ?

– Je les connais parce que ce sont des souvenirs. C’est ce que j’ai vécu. Quand tu me racontes ce que tu as fait à l’école, avec tes copains, tu me racontes ton histoire.

– Mais mon histoire à moi, elle est toute petite.

– Parce que tu es encore petite. Mais en vieillissant, nos récits se cumulent et s’allongent. Papi et Mami en racontaient beaucoup. Ils avaient plein de souvenirs et plein de choses qu’ils avaient apprises et qu’ils nous apprenaient à leur tour.

– Et tu peux me les raconter ?

– Pas tous, il y en a trop. J’en ai sans doute oublié. Ils ont emporté leurs histoires avec eux… Elle se lève soudain et se précipite vers son tiroir, son coffre secret qui recèle bien des trésors dont du papier et des crayons qu’elle ramène, victorieuse. Elle me tend son butin.

– Écris tes histoires, maman.

– Pourquoi veux-tu que j’écrive mes histoires ?

– Dans beaucoup de dodos, quand tu seras partie avec Papi et Mamie et que je serai maman, je leur raconterai les mêmes histoires que toi. Mais j’ai peur d’oublier. S’il te plait, maman, écris tes histoires…

19-11-22. Qu’est-ce qui est important ?

Je me demande souvent ce qui est vraiment important. Quand je me promène dans ces paysages, j’y trouve une paix et une sérénité qui me donnent l’espoir et l’envie d’aller plus loin. Et quand je regarde d’un peu plus haut, je vois le travail des hommes qui ont sculpté ces domaines, qui ont élevé des murettes, qui ont remué la terre et qui souvent se sont déchirés dans des luttes fratricides. L’important est-il l’émotion de l’instant ou l’Histoire que l’on porte en soi ?

12-11-22 Quelle lutte ?

Nous comprenons les révoltes populaires comme celle des femmes en Iran. Nous soutenons les grèves qui luttent contre l’injustice. Mais nous ne pouvons pas accepter le comportement dictatorial d’un ramassis de politiques archaïques qui, en France, sont complices de preneurs d’otages, de casseurs et de fauteurs de troubles. Ils assassinent les libertés individuelles. Ils prétendent vouloir sauver la société, mais en réalité ils s’apparentent à des terroristes. Ils ne font pas grève, ils s’attaquent au peuple qu’ils veulent soumettre au plus malsain des totalitarismes. Ils ne combattent pas les vrais responsables. C’est plus simple de frapper cette immense majorité qui refuse la guerre sociale !

05-11-22 Suicide ?

Avant l’ère informatique, les rumeurs passaient de bouche à oreille. Dans les milieux les moins favorisés, on redoutait terriblement le « qu’en dira-t-on ». Aujourd’hui les réseaux sociaux ont surmultiplié les insultes, les menaces et les calomnies. Alors, quelle ignorance, quel manque de confiance en soi et quel besoin suicidaire font-ils que des millions d’internautes se détruisent avec les inepties des lâches ? Il faut apprendre à rejeter les champignons vénéneux des réseaux sociaux.

28-10-22   Pas stupide !

Je suis toujours stupéfié par le nombre de raisons qui poussent à un comportement. Par exemple, j’ai gravi un bon nombre de sommets pyrénéens et ce n’est pas seulement leur proximité qui m’y a poussé. Il y avait aussi des raisons physiques et sportives, des raisons psychologiques, philosophiques, sociologiques. Conscientes ou pas ! Il y avait eu aussi des rencontres d’alpinistes, des livres, des films… C’est pour ça que je ne peux jamais dire qu’une décision sportive, politique, artistique ou religieuse est ridicule ou stupide : elle n’entre pas, tout simplement, dans le cadre de mes propres raisons.

22-10-22  Nouvel élan

Depuis trois ans, des étudiants de l’IUT Techniques Commerciales de La Rochelle s’intéressent à l’association des Femmes Abeilles. C’est un enrichissement très important pour notre groupe. Sentir leur passion, découvrir leurs activités, bénéficier de leurs projets, de leurs communications et de leurs réflexions, voilà de quoi nous réjouir et provoquer de nouveaux élans. Merci à elles et à eux !

15-10-22 Notre panier est-il percé ?

Vannerie de Dougoum

On a le droit de se poser des questions sur notre argent : Pourquoi les charges, assurances, taxes et impôts dévorent-ils nos salaires? Pourquoi la spéculation entraine-t-elle des coûts injustifiés qui dépassent largement nos capacités ? Pourquoi les politiques ne répondent-il pas aux besoins des citoyens ? Pourquoi les commerçants imposent-ils des modes tellement passagères et si coûteuses ? Pourquoi la bonne affaire est-t-elle trop souvent mauvaise ? Pourquoi notre panier est -il toujours vide ? Pourquoi nous estimons-nous toujours floués ? Et pourquoi donc tant d’habitants d’autres pays aimeraient-ils vivre chez nous ?

08-10-22 Cri de colère

La Charente à Rochefort

Alors que je me promenais tranquillement près de Rochefort, l’ancien grand port de la marine française, en longeant la Charente boueuse, déchirée par les lames tranchantes des voiles de quelque vieux gréement poursuivant les respirations lentes de la marée, je me trouvai soudainement pris par un léger sursaut de ma sensibilité abdominale et par la circulation inopinée d’un gaz qui n’a eu de cesse que de trouver une échappatoire pour se libérer de ma carcasse et qui, la trouvant, émît un bruit grave, roulant et tellement inattendu en ce lieu envahi par la végétation paisible d’une rive sauvage qu’une poule d’eau, réveillée au milieu de sa sieste, et outrée que l’on puisse ainsi la déranger, lança un cri qui ressemblait beaucoup à un rire moqueur, voire sardonique, et me plongea dans une vague de honte aussitôt maîtrisée par une mimique d’amusement et de compassion pour la nageuse au nez rouge.

01-10-22 La force du collectif

Notre Histoire a mis en valeur l’individualisme : la découverte du savant, l’exploit du sportif, le pouvoir du politique, l’invention du technicien, la pensée du philosophe… Les découvertes sociologiques actuelles mettent surtout l’accent sur l’intelligence collective et la richesse des réseaux qui débouchent sur des décisions et des créations positives. Une synthèse des opinions a fait émerger, par exemple, le choix de la démocratie et de toutes les libertés. Cette force collective est créative si deux conditions sont réunies : l’égalité des membres et l’absence de tout despote.

24-09-22 Interdits !

J’ai découvert en premier l’interdiction de manger trop cher. Puis trop sucré. Est arrivé ensuite le danger du trop gras. Plus tard, on nous a recommandé de ne pas manger trop salé. On a rajouté le trop « chimique » de la nourriture industrielle. On nous rabat les oreilles à présent du trop carné et du trop polluant en carbone. Que nous reste-t-il à manger ? Devons-nous prendre la phrase de Voltaire à la lettre et nous en aller cultiver notre jardin ? J’imagine béatement 70 millions de Français en train de bêcher leur bout de terrain.

17-09-22   Étudiants humanitaires

Judith, Juliette et Paul, Trois étudiants de l’IUT Commerce de La Rochelle, nous ont rendu visite au stand de l’Association des Femmes Abeilles.  Ils se sentent concernés par notre action : donner aux femmes les plus démunies l’accès à tous les besoins fondamentaux. Durant cette année scolaire, ils vont y travailler.

10-09-22. C’était une galéjade !

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A un donneur de leçons, Galtier répond par une blague ! Il n’y a que les pisse-froid pour s’en offusquer ! Que celui qui ne dépense rien pour son plaisir et ne gaspille pas une once d’énergie lui lance le premier reproche ! Les autres sont des hypocrites qui voudraient peut-être s’inspirer des fatwas iraniennes…

03-09-22 Quelles valeurs ?

De nombreux chefs d’État dénoncent les « valeurs européennes » ou « occidentales ». Je veux bien qu’on récuse les « valeurs » fascistes, ou communistes, voire même capitalistes, qui viennent bien de chez nous. Mais est-ce qu’ils ne veulent pas récuser tout simplement les droits de l’homme, si gênants pour leur pouvoir ? Leurs valeurs ne seraient-elles pas essentiellement financières? …

27-08-22 Ce ne sont pas des monstres !

Pour avoir un peu vécu près d’une éolienne animée par le mistral, je peux témoigner que ces nouveaux moulins à vent ne sont pas monstrueux. Au contraire ! Les éoliennes ont une grâce pleine d’élégance et une superbe tout en maitrise. Comme les girouettes et les anémomètres, elles animent les paysages et nous informent sur la météo avec beaucoup de douceur. .

20-08-22 Nouveau QR Code

Pour aller directement sur la page de vente de mes livres, voici le nouveau QR code (à retrouver sur ma plateforme jeanmarieclaude.fr )

13-08-22 POINT DE VUE

Ici, le Bassin des Chalutiers devant l’Aquarium de La Rochelle. Un endroit tellement agréable ! Nous n’avons toujours pas rencontré une seule personne qui n’aime pas cette ville. Une telle unanimité est à la fois étonnante et évidente !

06-08-22  À MES LECTEURS

Je ne suis pas torturé par l’angoisse de trouver des lecteurs. Mais j’aime beaucoup que mes textes trouvent un écho. Un mot, un sentiment, et même un avis contraire répondent à mes attentes. Merci à ceux qui me portent cette attention et ce regard extérieur. Vous êtes ainsi ma respiration.

30-07-22 État de conscience

Nous prenons conscience de la terrible distorsion qu’il y a entre la connaissance et l’action. Nous savons que nous vivons accrochés à nos anciennes pratiques polluantes, à nos habitudes de consommation ainsi qu’à nos espoirs de rédemption. Mais nous comprenons en même temps que nos moyens d’agir sont minimes et dérisoires. A défaut d’être efficaces, nous nous rendons compte que tout changement se fera dans la douleur. Pessimistes ? Non ! Seulement conscients !

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