26-04-22 Reprise n°6 de nos 4 vérités…

  1. Les ennemis du Landais lui disent souvent d’aller au diable ; le diable aimerait bien qu’ils arrêtent.
  2. Seul le Landais sait utiliser les outils comme le marteau à bomber le verre, la lime à épaissir ou la pince à attraper les courants d’air.
  3. Quand il passe à côté, le Landais fait de l’ombre à l’Everest.
  4. Si Napoléon avait fait sa campagne de Russie avec le Landais, on parlerait le gascon à Vladivostok.

25-04-22 Reprise n°5 de nos 4 vérités…

  1. Le Landais et Superman ont fait un bras de fer, le perdant devait mettre son slip par-dessus son pyjama.
  2. Le Landais ne peut pas être conçu in vitro, on n’entube pas un Landais.
  3. Le Landais ne vit pas sur la Terre, c’est la Terre qui se trouve sous le Landais.
  4. Selon la vraie légende, il y aurait un spermatozoïde de Landais dans un lac Écossais.

24-04-22 Reprise n°4 de nos 4 vérités…

  1. Quand la tartine du Landais tombe par terre, la confiture change de côté.
  2. Dieu voulait créer l’univers en un mois, le Landais l’a terminé en 6 jours.
  3. Le Landais dort avec la lumière allumée, ce n’est pas parce qu’il a peur du noir mais parce que le noir a peur de lui.
  4. Le calendrier du Landais passe du 31 mars au 2 avril, personne ne fait de blague au Landais.

23-04-22 Reprise n°3 de nos 4 vérités…

Pierre Albaladejo, de Dax
  1. Le Landais gagne tous les matches de rugby. Parfois, il peut faire l’aumône d’une victoire.
  2. N’en déplaise à Charles Darwin, il n’y a pas de théorie de l’évolution, juste une liste d’espèces que le Landais autorise à survivre.
  3. Le Landais mesure son pouls sur l’échelle de Richter.
  4. Le Landais aime taguer le mur du son.

22-04-22 Reprise n°2 de nos 4 vérités…

  1. Le Landais ne chasse pas les palombes, il les invite à sa table.
  2. Quand Google ne trouve pas, il demande au Landais
  3. Quand le Landais pisse face au vent, le vent change de direction.
  4. Certains hommes ont le testicule gauche plus gros que le droit, chez le Landais chaque testicule est plus gros que l’autre.

21-04-22 Reprise n°1 de nos 4 vérités…

  1. Le landais ne ment pas, c’est la vérité qui se trompe.
  2. Le Landais n’exagère pas comme le Marseillais et n’est pas orgueilleux comme le Parisien. Il est toujours de bonne foi.
  3. Le Landais peut encercler ses ennemis, tout seul.
  4. Le Landais ne porte pas de montre, il décide de l’heure qu’il est.

20-04-22 Écrire pour le monde

Écrire pour pouvoir lire

Aujourd’hui plus que jamais, les écrivains peuvent être lus dans tous les pays du monde. Il est loin le temps où ils ne touchaient que la société réduite à leur entourage. Comme le commerce, la littérature sera mondialiste. Mais il sera nécessaire d’en éviter les travers. Elle respectera les cultures et dénoncera les injustices.

19-04-22 Fête des bulles

Tous nos actes du quotidien ont la fragilité de ces bulles. Ils prennent de l’espace, du temps et de l’importance. Ils apparaissent colorés, ils s’envolent et s’effacent la plupart du temps en silence. Les plus lourds nous laissent parfois des éclaboussures. Le plus grand intérêt, c’est qu’ils fassent le bonheur des autres.

18-04-22 Pépé Gaston

– Eh oui ! C’est comme ça la vie !

Pépé Gaston passe tous les jours devant la maison que nous habitons depuis six mois. Il est toujours précédé par deux opulentes vaches et un chien teigneux.

 Il mâchonne ces quelques mots, sans y penser. Son vieux béret pointe sur son front et cache dans son ombre deux yeux inquisiteurs. Seule, paraît la bouche édentée, surmontée d’une moustache glorieuse. Joues en creux. Barbe rase et grise. Entre ses lèvres ébréchées comme une vieille porcelaine, il glisse ces mots :

Eh oui ! C’est comme ça la vie !

Pépé Gaston plante son bâton dans la terre encore humide tant il a plu le mois dernier. Il pose ses deux mains dessus, écarte ses jambes et regarde la maison.

– Ça oui ! On peut dire que vous avez travaillé. On s’y reconnaît plus !

Moi, je ne dis rien. Satisfait du compliment sans plus. Chaque matin, j’ai droit aux mêmes phrases, dans le désordre mais énoncées de la même manière.

Pépé Gaston reprend :

– Et la terre… Depuis que vous l’avez défrichée, elle doit bien donner, non ?

– Oui, elle donne bien.

Là où les ronces régnaient, si hautes et si drues, là où nichaient les merles et les faisans, là, la terre est précieuse, fine, noire et parfumée. Les champs voisins me jalousent quelque peu.

– Eh oui ! C’est comme ça la vie !

Pépé Gaston a repris ses mains. Son béret s’est un peu soulevé. Et il nous a tourné le dos. Ses deux vaches sont déjà loin. Il fait trois pas. Il se retourne et me dit haut et fort :

– Faudra bien passer me voir !

Le soir même, pour un quelconque prétexte, je frappe à sa porte. Il est assis devant la cheminée où crachote un bout de bois du châtaignier qu’il a fendu l’an passé. Près de sa chaise, une bouteille sombre se réchauffe elle aussi.

– Tu prendras bien un verre ?

Pépé Gaston prend la bouteille. Le geste lent et les doigts gourds.

Le vin n’est pas génial, mais il a le goût de l’amitié.

Pépé Gaston m’explique que la solitude lui est tombée dessus. Depuis la mort de sa femme, son dos s’est voûté et ses lèvres se sont closes. Ses yeux se sont enfoncés dans le creux des rides.

Il a oublié d’enlever le béret, mais il n’y a plus personne pour le remarquer. Une mouche joue à chat perché sur le bout de sa moustache grise. L’écorce de ses mains ne cesse de trembler au vent du grand âge. Dans ses godasses, le froid a pénétré pour toujours. La chaussette reprisée est là par habitude. Ses pieds sont posés sur un chenet, devant la bûche qui chuinte. L’homme et l’arbre se tiennent compagnie et se consument lentement.

Pépé Gaston raconte. Les mots sont détachés. Ils semblent arriver du fond des souvenirs, sans aucune précipitation comme s’il était soudain important de bien les choisir.

– Je possède chez moi l’ombre chaude d’un tilleul et les senteurs lourdes des pluies d’orage. Je goûte le calme brûlant des après-midis. J’aime voir les jeunes qui roulent à vélo ou qui courent après le bonheur qu’ils ne voient pas. J’aime aller simplement dans les champs pour voir les charrues tricoter. J’aime passer en revue les jardins qui s’habillent et se déshabillent après le passage des jardiniers. Je retrouve au loin dans ma mémoire le geste du semeur, l’élan de la faucille, la course parfaite du sillon généreux et l’importance de la main primitive qui trait, qui fend le bois, qui récolte et qui chasse. Les citoyens reviendront. Les semailles à la volée et les riches moissons à la faux ne peuvent pas mourir. Par la force des choses, il y en aura qui quitteront la ville, les égouts-boulevards, les voitures-cercueil, les robots-esclavagistes, les besoins inutiles et les réalités étouffantes. Il faudra bien qu’ils vivent en bonne intelligence entre les microprocesseurs et le pain moelleux cuit au four des anciens. Eh oui ! C’est comme ça la vie !

À chaque grincement de la chaise de paille, le vieux laisse échapper un souvenir et un soupir, qui, ensemble, ont fini par tuer tous ses désirs. Il s’éteint peu à peu. Seuls, ses tremblements lui donnent l’air vivant.

– Au revoir, Gaston ! À demain !

17-04-22 En campagne !

J’accepte l’idée qu’un être humain peut changer d’objectifs, de carrière, de caractère ou de philosophie durant sa vie. Mais je crois davantage aux actes qu’aux promesses. Les illusionnistes sont installés à la une des médias aujourd’hui. En politique, préférons encore et toujours la solidité de l’expérience à la fragilité de l’imaginaire quand il n’est fait que de belles promesses. La bande-annonce peut être alléchante et le film décevant.

16-04-22 Le chef d’état et moi

Je ne me fais pas d’illusion : quand je ramasse un sac en plastique ou un masque usagé, je ne bouleverse pas l’état de la planète. Mais quand un chef d’état décide de bloquer la production des objets polluants au profit des objets en bois ou en papier, il contribue réellement à l’amélioration de la santé planétaire. Nous pouvons, à la rigueur, être des lanceurs d’alerte ou des exemples à suivre, mais nous ne sommes rien de plus !

15-04-22 Les mots d’amour

Après mes premiers poèmes, voici le recueil de la deuxième période : sortir de l’adolescence pour s’installer dans la société et pour s’ouvrir à l’altruisme. La fondation d’une famille et l’installation dans la société permettent de trouver d’autres regards et d’autres mots pour les chanter.

14-04-22. Méfie toi des rêveurs !

C’est une pièce que j’ai commencée il y a très longtemps. Une réflexion sur le pouvoir et l’amour. Les autorités se méfient des amoureux, des poètes, des « voyants » et des rêveurs qui aiment avant tout la liberté et se moquent des calculateurs et des profiteurs.

13-04-22 Écris ! Écris !

Voici le recueil des poèmes de mon adolescence. Il y est question du bouleversement et des angoisses propres à cet âge. La solitude et le silence sont autant redoutés qu’espérés. L’important est de pouvoir mettre des mots sur les sentiments et les rêves.

12-04-22 De l’amour à la tyrannie

Les réseaux sociaux racontent un monde parfait. On rit, on aime, on danse, on fait de l’humour, on est super heureux. La réalité est faite aussi de violences et de tyrannies. C’est la dualité des enfants-rois qui oscillent entre séduction et agression. Il faut une force et une sagesse étonnantes à tous les adultes qui essaient de canaliser les humeurs farouches de leurs enfants. Ne pas savoir le faire les condamne au pire.

11-04-22 Donner un sens au temps qui passe

Avoir chaque jour deux ou trois pensées avant de sombrer dans le fourmillement des automatismes quotidiens, c’est la proposition de cet éphéméride. Au fil de ces phrases, je dis qu’il ne suffit pas de sourire, il faut aussi s’inventer un but qui donne envie de comprendre et de poursuivre.

10-04-22. Je vais voter !

Pour expliquer leur refus de voter, ils sont nombreux à  dire que les Politiques ne font rien et ne s’occupent pas d’eux, quand ils ne disent pas qu’ils sont tous pourris.

Ces Politiques vilipendés sont ceux qui font tourner les bus, qui permettent la distribution de l’eau et de l’électricité, qui développent les moyens de communications, qui améliorent les routes, financent les hôpitaux, les collèges et les lycées, ceux qui améliorent notre quotidien. Bien évidemment, rien n’est parfait. Tout peut être amélioré. C’est vrai. Mais il est aussi vrai qu’on ne peut pas tout posséder et toujours obtenir le meilleur. Qui financerait tout cela ?

Il suffit d’aller un peu à l’étranger pour se rendre compte que nos Politiques ont créé un pays où l’on peut vivre très correctement lorsqu’on a un logement et un travail. Nous n’avons pas à nous plaindre et à pleurnicher. Serions-nous des enfants gâtés ?

Par contre, nous pouvons faire des projets et les proposer aux responsables du pays.

C’est là que s’impose le vote électoral. Selon les priorités des uns et des autres, il est normal de préférer un tel ou tel autre. Et pour faire valoir notre choix, il nous incombe de voter ! Ici se trouve la différence avec toutes les dictatures du monde !

09-04-22. Un triste bonheur

Nous passons notre temps à aimer : un être humain, un animal, un pays, un sport ou un loisir… C’est la seule liberté de notre vie. Tout cet amour que nous recevons et que nous donnons, cet amour que nous adulons est semé d’embûches, de pièges et parfois de morts. C’est ce triste bonheur que raconte « Le porte-bouquet ».

08-04-22. Aimer le feu

Avec des poèmes, des photos et des mots isolés, j’essaie d’expliquer pourquoi tant de voyageurs s’attachent définitivement à Djibouti, ce pays brûlant, violent, pauvre, cruel, menteur et pourtant vibrant, spectaculaire, unique et réellement attirant .

07-04-22 Djibouti, au cœur des enjeux

Ce roman raconte comment Djibouti, une ancienne colonie française, est devenue une terre disputée par les grandes puissances. La France, les États-Unis, les pays arabes, la Russie et, à présent la Chine, ont mené une lutte sans-merci depuis 1977 pour s’approprier ce haut-lieu stratégique en malmenant les Afars et les Somalis.

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