
Même si c’est de l’humour facile, j’aime bien cette photo. Mon copain reçoit ma confidence en gardant un sourire moqueur, lui qui règne sur toutes les conversations avec ses calembours et ses calembredaines’

Même si c’est de l’humour facile, j’aime bien cette photo. Mon copain reçoit ma confidence en gardant un sourire moqueur, lui qui règne sur toutes les conversations avec ses calembours et ses calembredaines’

Faut-il s’émerveiller de la puissance de la nature qui permet à une fleur de pousser dans un milieu hostile où la machine s’est installée ? Ou bien faut-il s’émerveiller de la puissance des hommes qui luttent contre la destruction de l’espace et qui permettent à la végétation de s’implanter là où elle avait été rejetée ? J’aime bien les deux émerveillements.

Les plus beaux matins du monde, ce sont ces matins-là où l’air est à couper au couteau, frais sans être froid, pur comme une eau de fontaine, et qu’il laisse entrer par la porte la senteur des roses, des muguets et des giroflées. Il te donne des bouffées d’amour et des élans à vouloir remuer le monde entier.

Il y a des instants comme ça, des moments qui nous semblent uniques et parfaits. Nous n’avons plus besoin de rien. L’air est saturé de bonheur. Le vent doux, le soleil, le ciel bleu, la mer lisse sont les compagnons idéaux pour une virée en mer auprès de Fort Boyard. Tout est serein. Sur le bateau, l’amitié se partage. C’est un feu qui se donne et qui s’entretient.

Pour combattre cette pratique barbare qu’est l’excision, il faut en parler ! De plus en plus de jeunes femmes prennent la parole pour expliquer leurs souffrances et leurs problèmes de femmes.

J’ai gardé le bouton d’or
Que tu avais cueilli
Sur la chemise ondoyante
Et verdoyante
D’une proche prairie
Comme un trésor
J’ai gardé la rose de France
Dont tu avais planté
Le pied au jardin
Pour que mes matins
Soient enchantés
De ses fragrances
J’ai gardé toutes les fleurs
De nos belles amours
Elles font un parterre
De douces lumières
Et de doux atours
Au clos du bonheur
03-04-26

* * * * * Veuillez préciser au bas
De la demande d’emploi :
- Si vous avez apprécié
De remplir ce beau dossier,
- Si vous seriez contrarié
Si l’on vous fichait la paix
- Ou qu’après tout, vous préférez
Ne pas travailler du tout.
Et quand vous aurez signé,
Ajoutez donc que vous n'êtes pas fou !

* * * * Prière d'inclure au bas
De la demande d'emploi :
- Votre carte d’identité,
- Vos gains aux lotos,
Loteries, dons et tiercés,
- Une analyse de sang,
- Le montant de vos impôts
- Une radio de vos dents
- Et des soins chirurgicaux.

* * * Prière d’inclure au bas
De la demande d’emploi :
- Le nombre de vos maisons,
- Et la surface des pièces,
- Si vous fûtes en prison,
- Si vous réglez en espèces,
- L'état de votre finance,
- Le nombre de vos enfants,
- Et le lieu de leurs vacances,
- L'âge de vos beaux-parents.

* * Prière d'inclure au bas
De la demande d'emploi :
- La photo d'identité,
- Vos convictions religieuses,
- Si vous avez milité,
- Vos liaisons amoureuses,
- Votre parti politique,
- Et en toute liberté
Écrivez : Tout est critique,
Seul mon P.D.G. reste vrai !

Prière d’inclure au bas
De la demande d’emploi :
- Votre date de naissance,
- Celle de votre baptême,
- Quelques souvenirs d’enfance,
- Celui du premier « Je t’aime »
- Vos bulletins de salaire,
- La date du mariage,
- Votre livret militaire,
- Le détail de vos voyages.

Tout ce que je n’achète pas :
Dictionnaire français
Traducteur
Liste de courses
Calculette
Appareil photo
Caméra
Montre
Stylos
Chronomètre
Minuteur
Altimètre
Album photos
Télégramme
Carnet d’adresses
Instruments de musique
Loupe
Jeux (échecs, dames…)
Station météo
Annuaire téléphonique
Papier à lettres
Bons de commande
Papiers administratifs
Calendrier
Agenda
Quotidien (journal)
Programmes télé
Carnet de chèques
Monnaie
Billets
Portefeuille
Sac
Poste radio
Téléphone fixe
Tourne-disque
Disque
Alarme
Enveloppes
Télévision
Télécommande
Câbles électriques’
GPS (ou sextant)
Boussole
Mètre ruban
Thermomètre
Hygromètre
Baromètre
Stéthoscope
Tensiomètre
Carte géographique
Tickets (train, bus…)
Niveau de maçon
Radio réveil
Roman
Lampe torche
Fiche de réservation

Notre condition humaine fait que chaque membre de notre société est dépendant des autres. Nous sommes également dépendants des événements liés à une logique : les phénomènes météorologies, les accidents, les situations géographiques etc… Nous savons aujourd’hui pallier tous les problèmes, les éviter ou les réparer. Mais nous restons victimes de notre fragilité. Cette fragilité révèle notre imperfection intrinsèque, et par là, notre Condition Humaine en quête de progression, d’autres disent en évolution.

Nous ne pouvons plus vivre en totale autonomie ou en autosuffisance. Bien plus qu’autrefois, nous sommes complètement dépendants : pour la santé, l’instruction, l’habillement, l’alimentation, les déplacements… nous devons faire appel à d’autres personnes. Ce n’est pas de l’esclavage, mais ce n’est pas non plus une totale liberté. Si la liberté consiste à pouvoir choisir nous-mêmes, nous sommes souvent libres, libres de prendre l’avion, de produire notre propre alimentation, de refuser tel médicament… Mais les choix nous exposent à d’autres besoins, si bien que nous finissons par être encore plus dépendants. La dépendance nous apparaît alors comme socialement indispensable. Ce n’est plus un pis-aller, c’est un besoin vital. Il ne s’agit pas d’une contrainte ni d’une privation, il s’agit bien de notre Condition Humaine.

Ma voix ?
Ce fut celle de l’enfance
Et de mes errances
En amitié
La voix des premiers émois
Et des chansons jetées
Comme feuilles envolées
Au gré de nos couplets
Et de nos danses
Ma voix ?
Ce fut celle du silence
Celle des souffrances
Cachées
La voix d’autrefois
Quand je n’étais pas aimé
Et que je devais chanter
Pour ne pas briser
Mes espérances
Ma voix ?
Ce fut celle de la chance
Et de la confiance
Déposée
Entre nos bras
Celle des mots secrets
Doucement murmurés
Et des rêves partagés
En connivence
21/03/26

Toupik regarde son fils et la jeune femme. Il murmure ce que l’esprit de famille lui dicte doucement :
– Bienvenue à vous deux, mon fils ! Oui, tout ça, c’est fini, dit-il en foulant à son tour son masque brisé au sol. Nos rites sont comme la glace, ils disparaissent au soleil nouveau. Mais nos pensées profondes sont comme la pierre. Elles bâtissent les hommes.

Le jeune homme qu’on devine vigoureux et confiant, regarde son père les yeux dans les yeux. Le sourire qu’il affichait se fige en une froideur insupportable. On pourrait y lire même de la douleur. Le jeune homme martèle :
– Continue à chasser le phoque avec ce harpon, si tu veux ! Mais ça…
Il prend, d’un geste violent, le masque que tient son père. Il le jette sur un bloc de glace, devant lui et dans un mouvement plein de détermination, il l’écrase.
– Mais ça… Ça, c’est fini !
Toupik, dans un réflexe fulgurant, lève le bras qui tient le harpon. Il se ravise aussitôt. Un père ne doit pas lever la main sur son fils. Et les pensées que lui transmet le masque moral de la rémission lui ordonnent de baisser ce bras menaçant.

Il doit attendre que la machine arrive à quelques mètres de lui pour deviner les visages des nouveaux venus. Le conducteur lève une main, le salue et lui sourit. C’est bien son fils ! Il étouffe de joie ! L’homme quitte son siège et court vers lui. L’autre ombre, plus petite, plus timide, le suit lentement.
– Mon fils, tu es revenu ! Le chaman avait raison, il me l’a dit. Je suis heureux.
– Mon père, je te présente Kala, ma future épouse.
En une fraction de seconde, Toupik comprend tout.
– Le chaman m’a bien dit que tu allais revenir. J’ai fait un masque pour en informer les esprits. Je leur ai dit ma joie de reprendre notre vie ensemble. Et j’accueille avec plaisir ton amie.

Toupik a compris. Il sait qu’ils repartiront tous les deux, son fils et lui, à la chasse pour nourrir la famille. Ils marcheront dans la nuit vers ces lieux sacrés qui donnent toujours la proximité avec les phoques et parfois même avec les ours puissants. Ils referont ce chemin comme ils le faisaient il y a longtemps quand son fils commençait à quitter les douces plages de l’enfance. Plus tard, le jeune homme était parti sans un mot vers une grande ville où les gens passent leur temps à parler. La ville, c’est le silence des rapports avec les esprits et c’est aussi le bavardage incessant qui donne l’impression de vivre.
Toupik scrute à nouveau l’horizon. Toujours rien ! Pas le moindre mouvement dans la nature. Pour s’amuser, il se dit qu’il détecterait le moindre battement de paupière à des kilomètres à la ronde. Dans sa main droite, celle qui tient déjà le harpon, il place le masque silencieux. De l’autre main, après s’être accroupi, il creuse un trou dans la neige tombée la nuit dernière. Il crache les mots violents qu’il avait adressés à son fils quand ils s’étaient séparés. Puis du dos de la main il rebouche le trou pour enfouir un passé devenu inutile. C’est en se redressant qu’il remarque un mouvement sur sa droite. Ce n’est pas un marcheur. L’ombre avance trop vite. C’est une moto-neige. Il attend, reprend le masque dans sa main droite, serre le harpon de la gauche, se campe fièrement. En même temps qu’il perçoit le bruit du moteur, il remarque que la moto-neige transporte deux personnes. Ce n’est donc pas son fils. C’était un faux espoir. Il ne viendra pas.

Avec l’encre de la seiche et une arête de poisson comme poinçon, Toupik a dessiné les trois visages de la divinité, le souriant, le triste et l’indifférent. Enfin sur les bords de l’os, il a attaché les plumes qui vont le relier aux esprits des parents et amis disparus. Toupik a regardé son masque avec fierté. Il a saisi son harpon, il est parti sans dire un mot à la famille. Il a marché longtemps sur les traces des hommes, puis il a trouvé la neige immaculée. Il a continué encore deux heures. Enfin arrivé sur une hauteur, il s’est arrêté et il a décidé de porter le masque poisson. En le posant au-dessus de son visage, il sera reconnu par les gens de l’autre monde. L’os de seiche lui cache la vue des hommes, mais il lui facilite le contact avec les murmures de l’autre partie, celle des absents. Du bout des doigts, il vérifie les contours du masque et compte les plumes qui y sont attachées. Une plume pour chaque membre de sa famille. Mais pas de plume pour son fils puisqu’il va revenir. Ils vont se retrouver ! Le chaman lui a murmuré la bonne nouvelle ce matin. « Ton fils sera riche d’une nouvelle énergie. Ta chair et ton sang retrouveront leur unité. »

Toupik ne peut pas s’empêcher de repenser à cette chasse à l’ours dont il a été le héros. Il s’était enfoncé dans un creux du relief et lentement, il avait recouvert tout son corps d’une couche de neige. Il n’avait pas bougé pendant des heures pour ne pas répandre son odeur dans les environs. Puis, l’ours était arrivé, hésitant. Quand Toupik avait jugé que les pas de l’animal étaient assez proches, il avait bondi et lancé un premier harpon rattaché à une fine cordelette. Il l’avait touché en plein cou. Puis il avait lancé le harpon de capture, plus solide. L’ours l’avait trainé sur quelques dizaines de mètres. Il s’était retourné soudain pour attaquer son agresseur. Toupik avait plongé sur son adversaire avec un sentiment d’admiration et de reconnaissance. Enfin, en lui demandant pardon, il l’avait poignardé. Il l’avait remercié de s’offrir ainsi à la communauté des hommes. Quand Toupik avait ramené sa victime au village, il avait été fêté comme il se doit, comme le gardien des traditions et des savoir-faire.

Quand le chaman est venu le voir, il lui a raconté ce qu’il avait vu dans son rêve la nuit précédente. C’était une rencontre avec l’esprit des familles comme il lui arrive souvent d’en faire, le message lui a semblé impératif. L’esprit a dit que Toupik devait créer un masque-poisson sur un os de seiche parce que le bois est devenu rare dans la contrée. Les jeunes inuits ne s’intéressent plus à ces choses-là, ils ne font plus de provisions de bois, ils ont le chauffage électrique dans leurs maisons américaines. Le chaman s’est ensuite étendu dans les explications habituelles, en passant d’un sujet à un autre, sans transition. Après avoir fabriqué le masque, Toupik devrait partir rapidement vers les solitudes glacées. Ils ont parlé bien sûr de la récente capture de l’ours et de l’éventuel partage de la viande. Il lui a demandé si sa femme et son enfant se portaient bien. Il lui a dit qu’il faudrait porter le masque, passeur de lumière, une pointe au-dessus de son front et l’autre posée sur son nez. Il faudrait alors partir au loin dans la nuit du désert glacé et laisser du temps à la voix du ciel pour qu’elle murmure son message.

Toupik s’est mis à sourire quand il a reconnu le scintillement de son étoile. Il s’est ensuite attardé sur celle de son frère aujourd’hui disparu, sur celle de son père, celle de sa femme et celle de son fils. Il s’est retrouvé en communion avec toute sa famille. Il s’attarde sur l’image mentale de sa femme et de son fils qu’il a laissés dans la petite ville. Il repense au message du chaman, se remémore ses explications, le besoin de réfléchir et de communiquer avec les esprits, la chasse éventuelle d’un renard blanc ou d’une otarie…
Un pincement au cœur lui rappelle la mort de son frère, Tarak, tué à bout portant quand ils avaient essayé les vieux fusils que leur père leur avait offerts. Leur cousin avait actionné la gâchette par inadvertance. À ce souvenir, Toupik ne peut pas s’empêcher de toucher deux plumes qui pendent de son masque, les liens de la terre et du ciel. C’est devenu une habitude, presque un toc, il frôle du bout des doigts les pennes que l’oiseau argenté a laissées sur le Rocher du Regard.

Toupik est angoissé. Va-t-il enfin voir apparaître là-bas, au loin sur la banquise, l’ombre de son fils ? La plaine est immense. Quelques blocs à peine surélevés pourraient cacher pendant quelques secondes un marcheur. Il a regardé la ligne de l’horizon plus claire. Il a levé les yeux plus haut vers le ciel. Tout un monde de relations peut s’établir entre les vivants et les morts. Seule la déesse de la mer ne paraît pas, enfouie dans les noirs abysses en attente du prochain été. Une pâle lumière inonde le monde glacé.

On ne fait pas de la philosophie pour le plaisir de penser et d’analyser. Chacun d’entre nous est philosophe quand il met en accord la logique de ses idées et celle de ses actes.
Pour y parvenir, les philosophes de l’Antiquité nous disent qu’il est d’abord nécessaire de se créer un ensemble d’idées cohérent sur l’origine, le sens de la vie et son aboutissement. A partir de là, on parvient inévitablement à dresser un tableau de ses besoins et de ses valeurs.
Il faut ensuite réaliser sa vie en accord avec l’ensemble de ses idées.

Je m’assieds, perdu dans des réflexions qui me coupent totalement du monde. Je ne me surveille pas. Je suis étranger à mon corps. Mon regard, qui ne regardait rien, est soudainement attiré par un point noir, comme une ombre, une poussière, à trente centimètres de mon pied nu. Il me semble que cela se déplace. Serait-ce un insecte ? Je regarde plus intensément. Je suis le gardien de phare qui découvre le navire qui se détache de l’horizon mais qui se transforme en pointe de nuage. L’animal ne bouge plus, c’est effectivement une poussière. Je suis comme tant d’autres, ceux qui ne voient personne et qui découvrent soudain un être qui les fascine et qui parfois redevient trop vite une ombre.

Entends-Tu ?
Le vacarme s’est tu
Au-dessus des vagues
Lentement redevenues
Des frises ingénues
Où les mouettes divaguent.-

Dans plusieurs philosophies (notamment dans le bouddhisme) l’être humain se doit d’accepter sa condition humaine. Ainsi, il se tait et ne s’éparpille pas. Curieusement depuis la philosophie des Lumières et avec la liberté d’expression, on prône plutôt la singularité pour adhérer à la communauté. Pour être élu, il faut bien crier haut et fort sa différence ! Et plus on est différent des autres, plus on est remarquable !

De nombreux philosophes parlent de bonheur, de liberté, d’égalité, de perfection… Comme si tous ces idéaux étaient atteignables. On sait cependant que l’idéal ne peut être atteint dans les circonstances actuelles de l’humanité. On ne parviendra jamais à créer une paix totale, une liberté totale, un bonheur total pour tous les êtres humains en même temps. Le mot idéal n’indique qu’une direction à prendre. Mais chaque individu peut, dans sa vie, se fixer des objectifs et atteindre ce qu’il va ressentir comme paix, comme liberté, ou comme bonheur. On se construit soi-même et ainsi on parvient parfois à aider les autres à se construire eux-mêmes.

On trouve dans tous les villages du monde des gens responsables, compétents, intelligents et fidèles qui s’attachent à partager leur temps au bénéfice de leur communauté. Il en est ainsi dans le petit village de Dougoum (Djibouti). Guedda est le directeur de l’école et son épouse, Qacha, est infirmière. Le village est riche de leur présence.

Tout le monde connaît l’expression : Tout est bon dans le cochon. C’est vrai que du groin à la queue, des oreilles aux pieds, tout peut être consommé pour un prix modique. Les Français en consomment plus de 34 kg par an. Je me souviens que dans mon enfance j’ai vu la vessie d’un superbe verrat être utilisée comme lanterne. Sa luminosité n’était pas fameuse et justifiait l’expression : il ne faut pas prendre leurs vessies pour des lanternes !

Un ami m’a proposé un jour de gravir le couloir Swan, la belle ligne verticale au fond du dièdre entre le Grand et le petit Astazou. Tout était prêt : les cordes, les piolets, les crampons, les vis à glace. Le froid était intense. Et puis… Et puis la veille du départ un orage puissant est arrivé d’Espagne. Mort du projet ! Cette ascension ratée reste dans ma mémoire comme un souvenir impérissable : j’avais étudié chaque mètres et j’avais l’impression réellement de les avoir gravis. La frustration s’est métamorphosée en rêve inachevé, mais en un rêve plaisant puisqu’il n’y avait pas eu d’échec ou d’erreur. Il en est souvent ainsi de nos plus beaux fantasmes.

Comme beaucoup d’entre nous, j’ai été confronté à deux morales bien différentes. Il s’agit bien d’une opposition. J’ai rencontré des personnes qui avaient un sens moral parce qu’ils avaient le sens de la société. Mal agir serait une sorte de guerre déclarée à l’équilibre et à la paix de leur entourage. Et j’ai fréquenté d’autres personnes dont le seul but était de ne pas être jugé et condamné par les autres tout en agissant pour leur propre satisfaction. On peut comprendre les deux orientations, mais on est viscéralement attaché à celle que nous ont inculquée nos parents.

Le désir, longtemps condamné par les régimes et les religions dominatrices, est assurément une énergie qui impose le changement, l’évolution et souvent le progrès. S’il génère des malversations et des méfaits, c’est qu’il a pris naissance dans l’esprit de gens corrompus ou mal éduqués.

L’espoir est vain quand il est illusoire.
Sans être un expert, ni même un connaisseur, j’aime bien pencher mon front et mes mains vers la terre pour ratisser, sarcler, creuser des sillons et semer quelques graines. L’une de mes motivations est l’espoir d’une future production de fruits ou de légumes. Au terme d’un temps de travail, il y a un résultat, satisfaisant ou non, mais un résultat. Il met fin à cet espoir qui s’est réalisé rapidement, facilement, simplement, naturellement. Cet espoir, contrairement à tous ceux que nous imposent les médias, débouche sur une réalité. Car l’espoir est vain quand il est illusoire.

Le malaise est profond, poignant et lourd. Nous baladons depuis des années la bannière des tolérances, de la paix et de l’anti-peine de mort. Et voilà que nous transgressons nos convictions. Nous sourions à la grande mise en scène de la guerre. Beaucoup applaudissent à la condamnation de milliers de gens. Nous justifions nos crimes. Pourtant nous sommes bien des démocrates, pacifistes. Nous sommes pour le Droit et la culture chrétienne ! Balaise le malaise !

J'ai mis mes paroles au vent
Qui veut toujours les faire taire
Mais j’espère qu’en cet instant
Elles pourront un peu vous plaire.
Veuillez vous en saisir très vite
Déjà l'oubli vous rattrape
Vous met à nu et prend la fuite
Jetant vos pensées à la trappe.

On sait aujourd’hui qu’il y a une vraie chimie de l’amour. Oublions les vieux philosophes qui y voyaient un acte de volonté, un pur produit du hasard ou le don d’un dieu. La réalité est bien plus complexe et simplement physique. Ce sentiment inclut de nombreux événements de causalité, une réelle chimie intérieure, un panel inextricable de sensations et une importante dose de raison, quoi qu’on en dise.

Comme précisé plus haut, le présent réel n’existe pas, ou si peu ! Donc l’indicatif présent est utilisé pour indiquer une action déjà passée, au moins partiellement. Exemple : Et ce jour-là, il prend le train pour la première fois. L’indicatif présent est également utilisé pour exprimer une action future. Exemple : demain matin, je prends le train de 7 heures.
En résumé, le présent décrit une action future ou passée mais en réalité rarement le présent !

Les philosophes se prennent la tête en essayant de définir le temps. Il ont peut-être du temps à perdre. Pour gagner du temps, il faut dialoguer avec soi-même et tenter de comprendre ce fichu présent qui ne l’est plus au bout de quelques dixièmes de seconde… Donc on ne peut pas dire qu’on a le temps.
En réalité, le temps c’est la vie, c’est notre vie, c’est l’électron qui circule, l’eau qui coule et les galaxies qui voyagent. Le temps c’est le mouvement qui ne peut pas être arrêté par les moyens qui sont les nôtres. Par contre, on peut regarder les photos du passé ou imaginer notre futur. Mais ce ne sont que des souvenirs ou des rêves qui sont hors du temps présent.
Bien sûr, on connaît les théories… Le temps serait compressible ou étirable, rapide ou bloqué… ce ne sont que des théories. Pour le moment, notre réalité c’est que le temps passe et qu’on perd du temps à vouloir comprendre pourquoi. A présent, c’est fini, donc passé ! Et demain est incertain ou parfois inimaginable.