
Tu te dis feuille
Et je te sais écu d'or.
Tu te racontes neige
Et je te vois si chaleureuse !
Tu te présentes rocaille
Et je te décris trône impérial.
Tu te veux nuage
Et je t'aime limpide azur.
Tu te vêts de robe de lumière
Et je te prends ainsi.

Tu te dis feuille
Et je te sais écu d'or.
Tu te racontes neige
Et je te vois si chaleureuse !
Tu te présentes rocaille
Et je te décris trône impérial.
Tu te veux nuage
Et je t'aime limpide azur.
Tu te vêts de robe de lumière
Et je te prends ainsi.

Est-ce nous
Qui avons planté ces fleurs ensemble ?
Est-ce nous ?
Est-ce tout
Ce qu'elles apportent : des couleurs ?
Est-ce tout ?
Oui c’est fou
Qu'elles nous aident aussi à aimer !
Oui, c’est fou !

Les réseaux sociaux équivalent aux balades dans la rue d’autrefois. On traîne, on se promène, on fait des rencontres, on se salue et on se quitte rapidement. La seule différence, c’est qu’on ne peut pas aller boire un coup ensemble !

Nous égrenons
Lumières et ombres
Rêves et cailloux
Chemins et alcôves
Ors et ambres
Azurs et mauves
Violents et doux.
Nous avançons.

La jonchée d'automne
Livre aux primes gelées
Ses gris et ses ocres
Mais au cœur de l'humus
Bouillonne le ferment
D'une vie renouvelée.
Et sous les souvenirs ardents
Vibrent les accords
De nos musiques croisées.

Jamais
Je ne peux oublier
Que l'eau d'une rivière
Me conduit toujours à la mer.
Mais
Je ne peux ignorer
Que les mots de mon âme fière
Me conduisent toujours à l'amer.

Fleurs des chants
Et pleurs des champs,
Au bout d'une sente sur l'îlette
Déserte
Mais
Offerte
Aux yeux concupiscents,
Des papillons
Et des pipistrelles,
S'essayaient
A des saillies sages
Sur leurs tiges.

Il est des soirs
Grands et glorieux
Qui disent la beauté du monde.
Viennent alors les dragons furieux
Et les vouivres immondes
Qui ruinent les espoirs.
Alors je prends la cithare
Et j'égrène les notes profondes
De mes chants langoureux.

Être rivé à l'incertitude
Entre deux rives aveugles.
Ne plus connaître le chemin
Des destinées, ni le cours
Du fleuve crevé de questions.
Être pantelant du délire de vivre
Et flotter hagard
Entre l'abime et le ciel.

La blanche tour
Qui surprend mon regard usé
Veille le vieux port

Deux grands cygnes
Font signe
À leurs deux cygneaux
Qu’une cigogne
À sans vergogne
L’insigne désir
De venir
Se poser sur l’eau.
Maman cygne
Grogne
Contre l’indigne
Cigogne
Et fait un signe
À ses deux cygneaux
Qui fuient sous les roseaux
JMC 15-11-25

La jeunesse est une lutte pour améliorer les performances de notre corps, la vieillesse est une lutte pour en limiter les défaillances.

Des flots de soleil
M’avaient inondé de lumière
Et je buvais la tasse
Et je coulais
Au fond de l’ivresse
Et je me noyais
Dans le noir bonheur
12-11-25

Durant mon enfance, j’ai été éduqué à la course landaise. Je plaignais les écarteurs. Adulte, j’ai découvert les corridas. Je plaignais les taureaux. Et puis : stop ! Je ne consomme plus !

Très souvent les enfants paient le prix fort pour les rêves, les passions et le travail de leurs parents. Il est légitime qu’ils reçoivent le paiement de leurs heures de solitude, d’abandon parfois et de tristesse souvent. L’héritage est alors le règlement d’une dette.

On entend dire « ce mot est trop vieux, ces phrases sont trop compliquées »… Les mots suivent des modes, l’important c’est qu’ils existent. Chacun peut les choisir, les lire ou les faire vivre à sa façon. Faire ce genre de reproche n’est qu’un aveu d’ignorance ou d’intolérance.

France maternelle
Belgique culturelle
Espagne chaleureuse
Italie majestueuse
Irlande poétique
Hollande bucolique
Grèce fantastique
Autriche esthétique
Allemagne fière
Angleterre altière
Et Portugal
Si amical !
JMC 25-10-25

Est-ce une perversion,
Un goût morbide
Ou une curiosité
Très curieuse ?
J’ai toujours aimé
M’intéresser
Aux plus faibles
Aux plus violents
Aux plus lâches
Aux plus tyrans
Aux plus ignorants
Aux plus oubliés
À tous les mal-aimés
À tout ce qui fait
Leur particularité…
Par amitié ?
Non… pas vraiment !
Mais pour essayer
De voir comment
Ils pourraient
TRAVERSER…
JMC 5-11-25

Tout est vertige,
des hauts sommets
aux profondes vallées,
des cieux lumineux
aux sombres catacombes,
des grandes fortunes
aux pensions de misère,
des châteaux de Bavière
aux cabanes de branches,
Des orgies parisiennes
Aux cruelles famines,
Des fières démocraties
Aux tyrannies sanglantes,
De nos douces amours
Aux haines stupides,
Tout est vertige
03-11-25

Ces racines ont trouvé quelques centimètres de terre pour s’épanouir. Au-dessous, la roche est inviolable.
Il suffit d’un peu d’espoir pour survivre.

L’important, ce n’est pas le pont que je dois traverser, c’est le torrent que je dois vaincre.
Je ne dois pas m’enorgueillir des difficultés dépassées alors que le danger était nul.
Il est bon d’apprendre à un enfant de faire la différence entre le vrai danger, la simple difficulté et la vie normale.

J’aime cette heure chargée de toutes les angoisses, l’heure de la fatigue et de l’incertitude, l’heure où il m’est impossible de regarder dans les yeux un chien ou un loup et de le reconnaître. C’est aussi l’heure de toutes les fantasmagories.

Souvent, le vent frappe à la porte
De mes douloureux souvenirs,
Il gémit, grossit et s’emporte,
Il explose sans avertir.
Je sais qu’il détient la mémoire
De cette affreuse nuit d’hiver
Où la tempête si notoire
A couché les plus fiers
Des arbres, ma toiture
Et mes fenêtres mal fermées.
Il a suffi d’une fissure
Pour détruire ce que j’aimais.
JMC 27-10-25

Comme les gouttes d’eau se réunissent pour former un fleuve, puis l’océan, nous devons nous fondre dans ce qu’il y a de grand et de meilleur.

Nous créons notre avenir humain chaque fois que nous refusons les intérêts particuliers et les ambitions personnelles.

L’être humain est le seul être vivant qui sait explorer scientifiquement la réalité pour créer son avenir. Il est parvenu à cette étape grâce à l’évolution de toutes les autres espèces animales. Dévaloriser l’être humain au profit d’une autre espèce est une régression.

Ne nous étonnons pas de l’existence du mal ni des fausses croyances. Il n’est important que d’aller plus loin vers la perfection. Nous ne condamnons pas un handicapé, nous l’aidons à trouver des moyens pour surpasser ses incapacités. Nous ne condamnons pas une humanité imparfaite, nous l’aidons à avancer.

Toutes les religions présentées comme l’explication véritable du monde ne sont que des points de suspension.

Comme les trois points de suspension sont le symbole de l’inachevé et du sous-entendu, la notion de l’enfer est la métaphore symbolique de l’imparfait et de l’incomplet.

J’ai toujours eu des pensées émues et admiratives pour Victor Hugo, perché dans sa verrière, au troisième étage de sa maison de Guernesey, devant l’horizon maritime qui lui a insufflé l’imagination nécessaire pour écrire ses œuvres magistrales (Les Misérables, Les travailleurs de la mer, et autre Quatre-vingt-treize…)

L’aspect minéral, végétal ou bétonné d’un lieu ne m’intéresse pas vraiment si j’ignore qu’il fut, un jour, le théâtre de la vraie vie. Au-delà de sa Beauté, un lieu m’intéresse surtout si je peux y reconnaître par la pensée des gens qui y ont vécu ou qui y sont morts.

Chaque lieu, citadin ou rural, est un décor. Il cache sous son masque tout une histoire, ou des événements secrets qui créent des sentiments forts à ceux qui les connaissent.

Je t’aime. Et je t’aimerai
Si tu chantes encore
Les prières de l’aurore.
Et je sais que ta paix
Sera retrouvée
Quand jaillira ta voix
Au-delà des vents froids
Et des mers glacées
De nos passions passées.

Tu regarderas enfin
La Terre tout entière
Sur les ailes de nos prières.
Tu prendras ton envol,
Tu feras, des idées folles,
Un rêve devenu réalité,
Un mythe réalisé,
Un pouvoir grandiose
Où naissent les roses
Qui ne fanent jamais.

Tu balanceras tes bras
Pour embrasser le monde,
Tu serreras fort sa poitrine
Où bat le cœur des oubliés.
Tu répéteras en écho
Que tu nous aimes
Sans mièvrerie
Sans innocence
En toute liberté.

Tu diras fort
Que les plus forts
Ne t’aiment plus
Et ne croient
Jamais en toi,
Mais que tu es là
Les yeux plantés
Dans la gloire des temps nouveaux.

Tu prendras tes bâtons de marche
Pour battre les sentiers cachés.
Tu marcheras longuement
Au bord des rivières rouges
Du sang des poètes
Et des larmes du voyant.
Tu seras le vent qui parle
Aux oreilles des inconnus
Et des frères de la rue.

Tu chanteras en chœur
Les vieilles romances
Qui sont malgré tout restées
Dans le cœur des hommes.
Tu ne pleureras plus,
Tu te battras contre l’ignorance
Et contre les regards fermés
Des hommes de cendres.

Tu prendras les chemins
De traverse inconnus
Pour te fondre dans l’acier
Des cris de victoire
Et des volutes de la mémoire
Que sont nos aînés disparus.