Rencontres

Tu prendras tes bâtons de marche

Pour battre les sentiers cachés.

Tu marcheras longuement

Au bord des rivières rouges

Du sang des poètes

Et des larmes du voyant.

Tu seras le vent qui parle

Aux oreilles des inconnus

Et des frères de la rue.

Joies partagées

Tu chanteras en chœur

Les vieilles romances

Qui sont malgré tout restées

Dans le cœur des hommes.

Tu ne pleureras plus,

Tu te battras contre l’ignorance

Et contre les regards fermés

Des hommes de cendres.

Un pas est une victoire

Tu prendras les chemins

De traverse inconnus

Pour te fondre dans l’acier

Des cris de victoire

Et des volutes de la mémoire

Que sont nos aînés disparus.

Élévation

Toi, tu t’élèveras

Vers les rêves d’or

Qui sont posés sur l’horizon.

Tu courras à en perdre haleine

Pour unir ta voix

Aux chants du monde,

Aux embrassades fertiles,

Comme aux baisers des amants.

Aux pélerins du monde

Toi, tu t’élèveras

Vers les rêves d’or

Qui sont posés sur l’horizon.

Tu courras à en perdre haleine

Pour unir ta voix

Aux chants du monde,

Aux embrassades fertiles,

Ainsi qu’aux baisers des amants.

Tu prendras les chemins

De traverse inconnus

Pour te fondre dans l’acier

Des cris de victoire

Et des volutes de la mémoire

Que sont nos aînés disparus.

Tu chanteras en chœur

Les vieilles romances

Qui sont malgré tout restées

Dans le cœur des hommes.

Tu ne pleureras plus,

Tu te battras contre l’ignorance

Et contre les regards fermés

Des hommes de cendres.

Tu prendras tes bâtons de marche

Pour battre les sentiers cachés.

Tu marcheras longuement

Au bord des rivières rouges

Du sang des poètes

Et des larmes du voyant.

Tu seras le vent qui parle

Aux oreilles des inconnus

Et des frères de la rue.

Tu diras fort

Que les plus forts

Ne t’aiment plus

Et ne croient

Jamais en toi,

Mais que tu es là

Les yeux plantés

Dans la gloire des temps nouveaux.

Tu balanceras tes bras

Pour embrasser le monde,

Tu serreras fort sa poitrine

Où bat le cœur des oubliés.

Tu répéteras en écho

Que tu nous aimes

Sans mièvrerie

Sans innocence

En toute liberté.

Tu regarderas enfin

La Terre tout entière

Sur les ailes de nos prières.

Tu prendras ton envol,

Tu feras, des idées folles,

Un rêve devenu réalité,

Un mythe réalisé,

Un pouvoir grandiose

Où naissent les roses

Qui ne fanent jamais.

Je t’aime. Et je t’aimerai

Si tu chantes encore

Les prières de l’aurore.

Et je sais que ta paix

Sera retrouvée

Quand jaillira ta voix

Au-delà des vents froids

Et des mers glacées

De tes passions passées.

14-11-21

Les femmes-abeilles

Les femmes-abeilles s’envolent désormais vers deux villages du Togo : Agbatitoé et Assahun-Fiagbé.

Qu’est-ce que l’univers ?

  • Dis-moi , qu’est-ce que l’univers ?
  • L’univers, c’est ce que toi, tu es. Pour moi, c’est ce que je suis.
  • Et tout le reste ?
  • Pour toi, il n’y a rien qui reste si tu enlèves ce que tu es.
  • Ah, bon ? ! Mais qu’est-ce que je suis !
  • Tu es ce que tu penses, tu es ton histoire, tes découvertes, ton savoir  et tes expériences.Tu es aussi tes émotions et les sentiments que tu ressens. Tu es encore ton imagination, tes rêves, ce que tu inventes et ce que tu crois. 
  • Je vois… le monde entier n’est qu’en moi.
  • Et ce monde-là n’existe nulle part ailleurs. Donc Il y a autant d’univers qu’il y a de personnes.
  • Et ton univers et le mien, ils peuvent communiquer ?
  • Oui, bien sûr ! Bien que différents et très éloignés l’un de l’autre, il existe des liens qu’on appelle réalité, perceptions, et sciences qu’on partage grâce à la reconnaissance, l’amitié et l’amour.

Amour et amitié

En Amitié, chacun roule sur son vélo. En Amour, on roule à deux sur le même tandem.

Faisons la fête !

Quand un accord de paix est signé, l’ancien tueur fait mousser sa réussite … Mais, même avec un Prix Nobel, il reste un tueur.

Douceur

J’avais une élève douce
Comme un matin de printemps
Elle posait cahiers et trousse
Et souriait presque tristement

Sa main parcourait les pages
De son précieux livre
En lents mouvements sages
Que J’aimais suivre

Son aura secrète
Faisait naître en moi
Un petit air de fête
Et une douce joie

Je n’étais ni son frère
Ni son ami, ni personne
Et je la regardais faire
Avant que la cloche ne sonne

06-10-25

Tout nouveau, tout beau

Au XIXème siècle, on disait que tout ce qui était ancien était solide, fiable et stable…

Nos sociétés modernes valorisent au contraire tout ce qui est récent et inattendu.

En politique, ce n’est pas vraiment probant !

Le poids du vide

Ceux qui n’ont pas eu d’instruction se sentent obligés de se réfugier dans leur culture familiale et sont les plus durs à convaincre de l’évolution des sociétés.

Ma chaise

Le vieux teck du canapé 
A fait un gros malaise
Alors je dois me taper
Ma plus vieille chaise !


Elle a les couleurs
Des bois d’automne
Et les douces rondeurs
Que mon dos lui ordonne


Avec elle, je moissonne
D’innombrables heures
Sa paille jaune rayonne
D’un vieux bonheur


Son vernis s’écaille
Par ici ou par là
Et, depuis peu, s’émaille
De plus ternes éclats


Aux lampes tamisées
Elle gémit sous mon poids
Et prend des tons irisés
Quand je vais dans ses bras


04-10-25

Grand appétit !

J’ai faim de vie

J’ai faim de jours

J’ai faim d’envies

J’ai faim d’amour

J’ai faim de toi

J’ai faim de vous

J’ai faim de moi

J’ai faim de tout

30-09-25

Dire

Une poésie

N’a pas besoin

D’être compliquée

Elle dit le cri,

La voix et le chant

Que l’on entend

Du cœur de la cité

Au champ du voisin.

Avant… après…

Avant…

Je passais tout mon temps

Innocent et inconscient

Je ne savais rien

Ou si peu de choses

De la vie des chiens

Et de la couleur des roses

Depuis…

Chaque jour j’entends,

Coupable et conscient,

Les cris de colère

De tous ces humains

Qui laissent leurs terres

Et meurent en chemin.

Tu es là !

Merci de m’avoir remarquée.

D’habitude, je suis invisible et silencieuse.

Personne ne me parle.

Je suis jeune, mais pas très belle.

Je suis fragile mais pas trop bête.

Je ne sais pas attraper les mots qui me sont tendus.

Je ne vois pas les portes ouvertes.

Je n’ai jamais saisi un cœur offert.

Alors je passe, mon ennui à la main.

Et je m’enferme dans mes habitudes.

Je range ma chambre et je regarde la nuit au plafond.

Et puis, tu t’es planté là devant moi…

Pourquoi donc ?

Pourquoi est-on « barbouillé » au niveau des intestins et « débarbouillé » au niveau du visage ?

Présentation

On te présente quelqu’un : parfois la mèche est mouillée, d’autres fois, c’est l’explosion. Bizarre que l’allumage soit si capricieux !

Des outils !

Faire une phrase sans connaître la grammaire, c’est cultiver un grand jardin les mains nues.

Question de bonheur

On dirait qu’il y a plus de gens heureux sur les bateaux que sur les réseaux sociaux. Conclusion : faites du bateau !

Fragilité

Il en va de la grandeur des puissants comme des bulles de champagne: ça monte, ça monte, ça explose et ça disparaît !

Grammaire féminine

Ni Principale, ni Subordonnée, la femme est indépendante !

Choc culturel

J’ai connu des hommes -nombreux-  qui se disaient propriétaires de leur femme et de leurs enfants. Surtout quand ils avaient payé le prix fort pour leur mariage. Propriétaires de leurs corps, ils disaient qu’ils pouvaient en disposer comme ils le désiraient (confinements, coups, excisions…)

Relatif !

Hautacam, le 14-09-25

Il n’y a pas de certitudes, ni politiques, ni religieuses, ni économiques. Il n’y a que les regards de l’instant.

Fatalisme

Le fatalisme est la négation de l’humain. Vivre, c’est vouloir et créer !

O.N.G.

Il y a les ONG qui sauvent des vies, et des vies qui sauvent des ONG…

Chaque matin

Comme la lumière de chaque jour

Comme la douceur d’un nouvel amour

Et comme la chaleur de chaque été

Tu es chaque matin à mon côté.

17-09-25

Nocturne

À l’ombre des étoiles

J’ai posé ma besace

Attendant que le voile

Gris de la nuit s’efface

Et sous l’arbre chenu

Dans un rêve d’amour

J’ai longtemps attendu

Que renaisse le jour

Température télévisuelle

Il y en a qui ne prennent plus leur température avec un thermomètre ! La TV leur suffit : bonne santé après une médaille d’or et maladie après une hausse des prix !

Bonjour !

Bonjour, les commentateurs ! vous vous prenez pour qui quand vous vous approchez d’un événement et que vous faites vos crottes en vous cachant ?

Bilan

J’ai oublié le peu que je savais, je sais donc que je ne sais rien et je ne sais pas encore ce que je pourrai savoir…

Ah,si ! Une chose ! Je sais que j’aime !

Poème à l’eau de rose

Argelès -Gazost 12-09-25

Quand je vois des bateaux au fil de l’eau,

C’est clair comme l’eau de roche :

J’en ai l’eau à la bouche…

Je ne dis jamais :

Fontaine, je ne boirai pas de ton eau !

Car cela apporte de l’eau au moulin de mes rêves …

Alors je me jette à l’eau !

Et quand je suis entre deux eaux,

Je me sens comme un poisson dans l’eau !

13-09-25

Le voile d’Ophélie

Argelès-Gazost, le 12-09-25

« Sur l’onde calme et noire où dorment les étoiles
La blanche Ophélia flotte comme un grand lys,
Flotte très lentement, couchée en ses longs voiles… »

Arthur Rimbaud

Octobre rose

Octobre rose, novembre rose, décembre rose, janvier rose …

POSSESSION

Il y a des hommes qui possèdent des trésors. Ils ont tellement peur d’être volés qu’ils les enferment dans des coffres-forts. Beaucoup d’hommes font ça avec leur femme.

À deux

Dans la vie à deux, il y a la force des rêves et la douceur des habitudes.

Rencontre

Quand Arion Ater (loche noire) rencontre Arion Rufus (loche rouge)…

Il s’en passe des choses en ce 10 septembre !

Supplique pour un arrêt maladie

C’est le vent 
Qui m’étonne...
Oui, le temps
Me surprend !

C’est le chant
De l’automne
Qui suspend
Mon allant.

C’est l’instant
Qui détonne
Et, violent,
M’est tourment.

Car mon sang
Vibrionne
Et m’étend
Au lit blanc.

Si mon chant
Vous étonne
Cher soignant
Me lisant,

C’est pourtant
Lui qui sonne
Le moment
D’être franc.

07-09-25

Lac de Gaube

D’accès facile, le lac de Gaube est un lieu incontournable, disputé entre les humains et les bovins. Mais surtout, il n’est pas une fin en soi : il ouvre une porte mystérieuse, à demi dévoilée, vers les faces nord du massif du Vignemale. J’y ai placé un épisode important de mon roman « L’à-pic ».

Instants de mémoire...

Livres et textes divers de Jean-Marie Claudé

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