
Tu prendras les chemins
De traverse inconnus
Pour te fondre dans l’acier
Des cris de victoire
Et des volutes de la mémoire
Que sont nos aînés disparus.

Tu prendras les chemins
De traverse inconnus
Pour te fondre dans l’acier
Des cris de victoire
Et des volutes de la mémoire
Que sont nos aînés disparus.

Toi, tu t’élèveras
Vers les rêves d’or
Qui sont posés sur l’horizon.
Tu courras à en perdre haleine
Pour unir ta voix
Aux chants du monde,
Aux embrassades fertiles,
Ainsi qu’aux baisers des amants.
Tu prendras les chemins
De traverse inconnus
Pour te fondre dans l’acier
Des cris de victoire
Et des volutes de la mémoire
Que sont nos aînés disparus.
Tu chanteras en chœur
Les vieilles romances
Qui sont malgré tout restées
Dans le cœur des hommes.
Tu ne pleureras plus,
Tu te battras contre l’ignorance
Et contre les regards fermés
Des hommes de cendres.
Tu prendras tes bâtons de marche
Pour battre les sentiers cachés.
Tu marcheras longuement
Au bord des rivières rouges
Du sang des poètes
Et des larmes du voyant.
Tu seras le vent qui parle
Aux oreilles des inconnus
Et des frères de la rue.
Tu diras fort
Que les plus forts
Ne t’aiment plus
Et ne croient
Jamais en toi,
Mais que tu es là
Les yeux plantés
Dans la gloire des temps nouveaux.
Tu balanceras tes bras
Pour embrasser le monde,
Tu serreras fort sa poitrine
Où bat le cœur des oubliés.
Tu répéteras en écho
Que tu nous aimes
Sans mièvrerie
Sans innocence
En toute liberté.
Tu regarderas enfin
La Terre tout entière
Sur les ailes de nos prières.
Tu prendras ton envol,
Tu feras, des idées folles,
Un rêve devenu réalité,
Un mythe réalisé,
Un pouvoir grandiose
Où naissent les roses
Qui ne fanent jamais.
Je t’aime. Et je t’aimerai
Si tu chantes encore
Les prières de l’aurore.
Et je sais que ta paix
Sera retrouvée
Quand jaillira ta voix
Au-delà des vents froids
Et des mers glacées
De tes passions passées.
14-11-21

Les femmes-abeilles s’envolent désormais vers deux villages du Togo : Agbatitoé et Assahun-Fiagbé.
Le site de l’association des femmes-abeilles

- Dis-moi , qu’est-ce que l’univers ?
- L’univers, c’est ce que toi, tu es. Pour moi, c’est ce que je suis.
- Et tout le reste ?
- Pour toi, il n’y a rien qui reste si tu enlèves ce que tu es.
- Ah, bon ? ! Mais qu’est-ce que je suis !
- Tu es ce que tu penses, tu es ton histoire, tes découvertes, ton savoir et tes expériences.Tu es aussi tes émotions et les sentiments que tu ressens. Tu es encore ton imagination, tes rêves, ce que tu inventes et ce que tu crois.
- Je vois… le monde entier n’est qu’en moi.
- Et ce monde-là n’existe nulle part ailleurs. Donc Il y a autant d’univers qu’il y a de personnes.
- Et ton univers et le mien, ils peuvent communiquer ?
- Oui, bien sûr ! Bien que différents et très éloignés l’un de l’autre, il existe des liens qu’on appelle réalité, perceptions, et sciences qu’on partage grâce à la reconnaissance, l’amitié et l’amour.

En Amitié, chacun roule sur son vélo. En Amour, on roule à deux sur le même tandem.

Quand un accord de paix est signé, l’ancien tueur fait mousser sa réussite … Mais, même avec un Prix Nobel, il reste un tueur.

J’avais une élève douce
Comme un matin de printemps
Elle posait cahiers et trousse
Et souriait presque tristement
Sa main parcourait les pages
De son précieux livre
En lents mouvements sages
Que J’aimais suivre
Son aura secrète
Faisait naître en moi
Un petit air de fête
Et une douce joie
Je n’étais ni son frère
Ni son ami, ni personne
Et je la regardais faire
Avant que la cloche ne sonne
06-10-25

Au XIXème siècle, on disait que tout ce qui était ancien était solide, fiable et stable…
Nos sociétés modernes valorisent au contraire tout ce qui est récent et inattendu.
En politique, ce n’est pas vraiment probant !

Ceux qui n’ont pas eu d’instruction se sentent obligés de se réfugier dans leur culture familiale et sont les plus durs à convaincre de l’évolution des sociétés.

Le vieux teck du canapé
A fait un gros malaise
Alors je dois me taper
Ma plus vieille chaise !
Elle a les couleurs
Des bois d’automne
Et les douces rondeurs
Que mon dos lui ordonne
Avec elle, je moissonne
D’innombrables heures
Sa paille jaune rayonne
D’un vieux bonheur
Son vernis s’écaille
Par ici ou par là
Et, depuis peu, s’émaille
De plus ternes éclats
Aux lampes tamisées
Elle gémit sous mon poids
Et prend des tons irisés
Quand je vais dans ses bras
04-10-25

Une poésie
N’a pas besoin
D’être compliquée
Elle dit le cri,
La voix et le chant
Que l’on entend
Du cœur de la cité
Au champ du voisin.

Avant…
Je passais tout mon temps
Innocent et inconscient
Je ne savais rien
Ou si peu de choses
De la vie des chiens
Et de la couleur des roses
Depuis…
Chaque jour j’entends,
Coupable et conscient,
Les cris de colère
De tous ces humains
Qui laissent leurs terres
Et meurent en chemin.

Pourquoi est-on « barbouillé » au niveau des intestins et « débarbouillé » au niveau du visage ?

On te présente quelqu’un : parfois la mèche est mouillée, d’autres fois, c’est l’explosion. Bizarre que l’allumage soit si capricieux !

Faire une phrase sans connaître la grammaire, c’est cultiver un grand jardin les mains nues.

On dirait qu’il y a plus de gens heureux sur les bateaux que sur les réseaux sociaux. Conclusion : faites du bateau !

Il en va de la grandeur des puissants comme des bulles de champagne: ça monte, ça monte, ça explose et ça disparaît !

Ni Principale, ni Subordonnée, la femme est indépendante !

Il n’y a pas de certitudes, ni politiques, ni religieuses, ni économiques. Il n’y a que les regards de l’instant.

Le fatalisme est la négation de l’humain. Vivre, c’est vouloir et créer !

Il y a les ONG qui sauvent des vies, et des vies qui sauvent des ONG…

Il y en a qui ne prennent plus leur température avec un thermomètre ! La TV leur suffit : bonne santé après une médaille d’or et maladie après une hausse des prix !

J’ai oublié le peu que je savais, je sais donc que je ne sais rien et je ne sais pas encore ce que je pourrai savoir…
Ah,si ! Une chose ! Je sais que j’aime !

Argelès-Gazost, le 12-09-25
« Sur l’onde calme et noire où dorment les étoiles
La blanche Ophélia flotte comme un grand lys,
Flotte très lentement, couchée en ses longs voiles… »Arthur Rimbaud

Octobre rose, novembre rose, décembre rose, janvier rose …

Quand Arion Ater (loche noire) rencontre Arion Rufus (loche rouge)…
Il s’en passe des choses en ce 10 septembre !

Mes yeux égarés,
Ma bouche tue,
Mon ouïe trompée,
Ma raison perdue…
Qui sont ces robots
Qui me maltraitent
Et font beaucoup trop
D’emplettes sur ma tête ?

La quiétude de l’été passe souvent par le vide d’informations et par l’oubli des soucis. La rentrée, c’est donc un superbe plongeon dans un océan de nouveautés : rentrées littéraire, politique, télévisuelle, scolaire, sportive et forcément familiale. Bon bain !

Tu avais raison, Paul !
« De la musique avant toute chose !
Et pour cela, préfère l’imper ! »

Qu’est-ce que la pluie
Sinon les larmes qui revigorent
Le corps et l’esprit ?
29-08-25

Même si le Conscient voit bien le chemin, l’Inconscient n’en fait qu’à sa tête !

Les vagues se taisent.
Les parasols sont fermés
Sur les souvenirs.
24-08-25

« Le psychisme est vraiment un merveilleux mécanisme, capable de tout inventer, y compris les miracles.»
Walter Bonatti (alpiniste)

Au vent de la nuit,
Deux femmes jetaient des regards éperdus
Leurs mains réunies
11-08-25

Vint l’eau de la source.
Les hirondelles en rayures bleutées
Frôlaient l’onde noire.
08-08-25

… jamais il n’avait pris racine. Il s’était adapté suffisamment pour satisfaire les autres, mais non pour se satisfaire lui-même. Partout, un sentiment d’inquiétude l’avait poursuivi, partout une voix l’avait appelé ailleurs et il avait erré à travers la vie, mécontent, jusqu’au jour où il avait trouvé les livres, l’art et l’amour.
(Martin Eden, de Jack London)

Ne ferme pas les yeux sur Agia Effimia. Continue longtemps à regarder ce joli port. En début de journée, le soleil en exacerbe chaque couleur. Regarde les événements les plus simples de la vie comme ce petit enfant qui pousse son minuscule vélo rouge sans pédales sur le môle, sous les regards admiratifs de ses parents. Ils empruntent le plateau du parking imposant bordé de gros rochers blancs d’un côté et d’orgueilleux voiliers de l’autre.
Amuse-toi à imaginer la vie de ces promeneurs des mers qui commencent à tour de rôle, depuis le début du jour, à quitter leur mouillage après une nuit de rêves impossibles, car atteindre réellement un but nous lance immédiatement sous le joug des projets fantasmés.
Entends le bruit de la chaîne de l’ancre qu’ils remontent et du moteur qui lance le navire vers le large. Ces touristes maritimes ont passé la nuit ici, pas loin de toi. Ils ne t’ont pas regardé mais toi, tu les as vus quand ils prenaient l’apéritif après la disparition du soleil. Et ça parlait fort, et ça parlait anglais. Tous ceux-là entendaient poursuivre le rêve de l’empire britannique dominant le monde. Ils ne le disaient pas mais ils étaient chez eux.
Tu seras certainement un peu nostalgique de ta jeunesse en voyant ces trois jeunes adolescentes qui, tout affairées à la découverte de leur corps et de leurs attraits, se lancent ostensiblement dans des épreuves immédiates de charme sur tous les marins qui posent un pied sur le quai.
Observe l’incroyable alignement des restaurants sur la rue de la plage. Ils absorbent tout à coup une vague de touristes affamés au milieu de senteurs culinaires épaisses.
Je t’en prie, médite longuement sur le spectacle d’Agia Effimia, essaie de comprendre ce qu’il s’est passé.
Je sais que tu vas être submergé par des souvenirs lointains et des émotions puissantes. Tu te rappelleras que dans une autre vie, il y a fort longtemps tu passais ici après avoir quitté ton île et laissé ta douce Pénélope, là, juste à côté, mon cher Ulysse.
JMC

En cet instant, j’ai la tête pleine
De feuilles, de folies et d’orages
Je tente de rester paisible et sage
Mais le vent me décoiffe et me peine.

J’ai des bouffées de chaleur humaine
Ma peau brûle des espoirs formulés
Et brille du regard des amants.

Le ciel est dur, violent,
Profond, inaccessible.
Comme la coupe de vin
Et le pain de vie éternels,
Ce ciel mange la paix
Qui m’inondait le corps
Et me donne la soif
De l’incertaine quiétude.
Je ne sais pourquoi,
La pureté extrême
De ce ciel que j’aime
Me terrifie aussi
Vous avez un compte WordPress.com ? Connectez-vous maintenant.