Visite à Sisyphe

Albert Camus et les Anciens ont oublié que le rocher poussé par Sisyphe retombe forcément et que, chaque fois, il perd des atomes, ou des morceaux plus gros… Si bien qu’un jour, le rocher sera réduit en poussière et que Sisyphe pourra se reposer dans un bonheur total.

Assailli !

Mes yeux égarés,

Ma bouche tue,

Mon ouïe trompée,

Ma raison perdue…

Qui sont ces robots

Qui me maltraitent

Et font beaucoup trop

D’emplettes sur ma tête ?

Ça résonne encore…

Photo de Karl Solano sur Pexels.com

« … une nouvelle espèce de maîtres s’érigea, faite, non pas d’hommes grands, virils et nobles, mais de marchands rusés et cauteleux, d’usuriers avides. Et ils vous réduisirent de nouveau en esclavage, non pas franchement, ainsi que l’auraient fait de vrais hommes, par la puissance de leurs bras et de leur valeur réelle, mais hypocritement, au moyen de louches machinations, de basses cajoleries et de mensonges éhontés.

Jack London (Martin Eden, 1909)

Un blocage ?

Quand les coqs se battent, est-ce que les poules arrêtent de pondre ?

Couleurs

J’adore le bleu :

Le ciel, la mer, la fleur

Et la Terre orange !

27-08-25

Rentrons !

La  quiétude de l’été passe souvent par le vide d’informations et par l’oubli des soucis. La rentrée, c’est donc un superbe plongeon dans un océan de nouveautés : rentrées littéraire, politique, télévisuelle, scolaire, sportive et forcément familiale. Bon bain !

Chanson de la pluie

Tu avais raison, Paul !

« De la musique avant toute chose !

Et pour cela, préfère l’imper ! »

Pluie

Qu’est-ce que la pluie

Sinon les larmes qui revigorent

Le corps et l’esprit ?

29-08-25

Duel

Même si le Conscient voit bien le chemin, l’Inconscient n’en fait qu’à sa tête !

Énergie !

L’été s’assoupit…

Les fraîcheurs matutinales

Avivent la vie.

25-08-25

Final

Les vagues se taisent.

Les parasols sont fermés

Sur les souvenirs.

24-08-25

Merveilleux !

« Le psychisme est vraiment un merveilleux mécanisme, capable de tout inventer, y compris les miracles.»

Walter Bonatti (alpiniste)

Espoirs

Au vent de la nuit,

Deux femmes jetaient des regards éperdus

Leurs mains réunies

11-08-25

En soirée

Vint l’eau de la source.

Les hirondelles en rayures bleutées

Frôlaient l’onde noire.

08-08-25

Martin Eden

… jamais il n’avait pris racine. Il s’était adapté suffisamment pour satisfaire les autres, mais non pour se satisfaire lui-même. Partout, un sentiment d’inquiétude l’avait poursuivi, partout une voix l’avait appelé ailleurs et il avait erré à travers la vie, mécontent, jusqu’au jour où il avait trouvé les livres, l’art et l’amour.

(Martin Eden, de Jack London)

Mort d’un jour

Les jours se meurent

En silence

Dans le vacarme

Des émotions,

Des joies passées

Et des angoisses

À venir.

Perdu

J’ai perdu

Tout ce qu’elle savait

Et que je n’ai pas su

Lui demander,

Tout ce qu’elle disait

Et que je n’ai pas pu

Comprendre et garder

Tout ce qu’elle a fait

Et que je n’ai pas voulu

Entendre ou regarder

Tout ce qu’elle m’a donné

Et que je n’ai pas rendu

Avec autant de dignité

Tout ce qu’elle a caché

Et que j’aurais dû

Tenter de dévoiler

Tout ce qu’elle a traversé

Les malheurs qu’elle a vécus

Sans pouvoir la consoler

Tout ce qu’elle était

Et que j’ai perdu

Dans les brumes du passé

Agia Effimia *

Ne ferme pas les yeux sur Agia Effimia. Continue longtemps à regarder ce joli port. En début de journée, le soleil en exacerbe chaque couleur. Regarde les événements les plus simples de la vie comme ce petit enfant qui pousse son minuscule vélo rouge sans pédales sur le môle, sous les regards admiratifs de ses parents. Ils empruntent le plateau du parking imposant bordé de gros rochers blancs d’un côté et d’orgueilleux voiliers de l’autre.

Amuse-toi à imaginer la vie de ces promeneurs des mers qui commencent à tour de rôle, depuis le début du jour, à quitter leur mouillage après une nuit de rêves impossibles, car atteindre réellement un but nous lance immédiatement sous le joug des projets fantasmés.

Entends le bruit de la chaîne de l’ancre qu’ils remontent et du moteur qui lance le navire vers le large. Ces touristes maritimes ont passé la nuit ici, pas loin de toi. Ils ne t’ont pas regardé mais toi, tu les as vus quand ils prenaient l’apéritif après la disparition du soleil. Et ça parlait fort, et ça parlait anglais. Tous ceux-là entendaient poursuivre le rêve de l’empire britannique dominant le monde. Ils ne le disaient pas mais ils étaient chez eux.

Tu seras certainement un peu nostalgique de ta jeunesse en voyant ces trois jeunes adolescentes qui, tout affairées à la découverte de leur corps et de leurs attraits, se lancent ostensiblement dans des épreuves immédiates de charme sur tous les marins qui posent un pied sur le quai.

Observe l’incroyable alignement des restaurants sur la rue de la plage. Ils absorbent tout à coup une vague de touristes affamés au milieu de senteurs culinaires épaisses.

Je t’en prie, médite longuement sur le spectacle d’Agia Effimia, essaie de comprendre ce qu’il s’est passé.

Je sais que tu vas être submergé par des souvenirs lointains et des émotions puissantes. Tu te rappelleras que dans une autre vie, il y a fort longtemps tu passais ici après avoir quitté ton île et laissé ta douce Pénélope, là, juste à côté, mon cher Ulysse.

JMC

  • Agia Effimia est un petit port situé sur la côte est de la Céphalonie (Grèce), très proche de l’île d’Ithaque.

Mal coiffée

En cet instant, j’ai la tête pleine

De feuilles, de folies et d’orages

Je tente de rester paisible et sage

Mais le vent me décoiffe et me peine.

Confidence du soleil

J’ai des bouffées de chaleur humaine

Ma peau brûle des espoirs formulés

Et brille du regard des amants.

Ciel bleu

Le ciel est dur, violent

Profond, inaccessible.

Comme la coupe de vin

Et le pain de vie éternels

Ce ciel mange la paix

Qui m’inondait le corps

Et me donne la soif

De l’incertaine quiétude

Je ne sais pourquoi

La pureté extrême

De ce ciel que j’aime

Me terrifie aussi

Quel changement ?

Le constat

Est terrible

Effrayant

Mais le débat

Pour le changement

Est inaudible !

À deux pas de la porte

C’est le bruit

De la folie

Qui l’emporte !

Le vide

L’herbe était verte

Et la pluie douce à ma peau.

Le soleil était un ami.

J’écoutais les oiseaux.

Mais l’herbe jaunit,

La mésange déserte

La pluie est acide.

Le soleil est l’ennemi

De la vie…

On fait le vide !

Le Vestibule des Larmes

L’impératrice Élisabeth s’asseyait sur ce même banc, face à son château de Corfou. Elle l’appelait « le vestibule des larmes » parce qu’elle venait y pleurer la mort de son fils Rodolphe et l’absence de ses amis.

Parfois, mes amis
Me font à l’esprit
Un petit sourire
Et mon cœur chavire.
Alors moi aussi
Je leur expédie
Quelques mots tendres
Que j’avais gardés
Pour me les réciter
Et me les entendre…

JMC (25-06-25)

Écho d’ego

La canicule écrase l’Europe. Chaque arrêt a l’ombre est l’occasion de prendre un verre de plaisir.

Toujours admiratif des paysages marins et des hommes qui ont entrepris de nouvelles aventures.

Sénèque et Marc Aurèle (ci-dessus) ont marqué mon adolescence et mes pensées : ni enthousiasme débordant ni pessimisme !

Des fleurs en veux-tu en voilà !

De nombreuses maisons additionnent les couleurs vives. Ici, près de la citadelle.

On trouve à Corfou beaucoup d’eucalyptus et de la lavande.

La citadelle de Corfou protège un petit port très disputé et bien fleuri.

Partout des bougainvilliers !

Corfiotes en Asie

Plusieurs habitants de Corfou ont vécu en Asie. Puis ils ont fait don à la ville des œuvres d’art qu’ils avaient acquises.

Lecture pour deux sœurs

Tissu du XVI siècle, étonnamment moderne

Masque de théâtre du XVII siècle (noter les écouteurs dans les oreilles ! ) … plaisanterie…

Pour les Hindous, le naturel est naturel.

Un jour en Ionie

Nous quittons notre hôtel de l’île de Zanté pour rejoindre Corfou en 13h de mer.

Nous ne prenons pas ce mastodonte des mers, mais un petit ferry pour une cinquantaine de personnes.,

Au revoir Zanté. Il est 6h30. Le soleil se lève paresseusement.

Nous sommes EN ZANTÉ !

Des ports et des îlots un peu partout… La mer, les bateaux, la végétation, tout est couleurs vibrantes.

C’est ici le coin pour aller voir les grottes bleues.

On voit bien, en haut, la piste et plus loin la foule des photographes…

… car ce site est l’un des plus connus de la Grèce : la plage interdite au public garde l’épave d’un vaisseau naufragé.

À notre Zanté !

Il paraît qu’il reste un peu de place pour les tortues !

Le restaurant de Keri Lighthouse surplombe la plage. Au premier rang, notre table nous attend

Le paysage fait partie des plus beaux que je connaisse.,

Merci Madame de nous avoir pris en photo… notre selfie était plutôt raté !

Toute la côte ouest est ainsi parsemée de lieux superbes… mais envahis par une marée humaine dont nous faisons partie.

Nous sommes comme ivres de découvertes : tout est beau, on n’a plus les mots.

Sur l’île de Zanté

Alors que l’île de Céphalonie a refusé le tourisme de masse, l’île de Zanté a plongé dans la commercialisation de son patrimoine géographique.

« Il était un petit navire… »

Poseidonos nous est favorable : la mer est magnifiquement sereine et douce.

Luxuriance de la végétation : des fleurs partout et des plantes tropicales.

Comme dans tous les villages grecs, l’église est riche de son passé et de ses créanciers.

Vendredi 13

Nous sommes passés par là juste pour le plaisir. C’était beau !

Après un calamar et des sardines, un café s’impose.

L’une des innombrables églises orthodoxes

Notre plage !

L’eau est douce, les poissons viennent jusqu’à la plage, nous avons déployé le parasol, prêté avec la location de la voiture.

De passage à Argostoli

Les routes de Céphalonie sont belles, tortueuses certes mais bien entretenues.

Aujourd’hui, avec 28 degrés, il fait trop chaud pour faire du pédalo.

Pour éviter la canicule, il faudrait peut être faire de la plongée comme ce vélo…

La rue piétonne d’Argostoli est animée , colorée et commerçante.

À 13h, nous prenons un plat. Il est abondant et pas très cher. Le soir, c’est plutôt pique-nique.

En Céphalonie

Le village d’Agia où nous résidons

Assos, depuis la citadelle

Magnifique plage sur la côte ouest

Là-bas, en face, c’est Ithaque qui n’a gardé aucune trace d’Ulysse

Bon anniversaire !

Le port d’Agia Effimía au-dessus duquel nous résidons.

Joyeux anniversaire !

Restaurant, repos et baignade à Poros

Avoir de beaux projets et les réaliser pleinement, c’est la chance que nous avons eue lors de nos voyages en Grèce.

Vers la Céphalonie

Départ de Corfou au petit matin

Au revoir Corfou

En doublant la citadelle

La lune sur Agia Effimia

Corfou, la vénitienne

La vieille ville

L’une des très nombreuses églises de la vieille ville

Promenade aux arcades

La vieille ville vue depuis la forteresse

Des statues pour Sissi

Apollon

Achille blessé

Achille victorieux

Aphrodite

Ephèbe

Près de Corfou

Retiens-moi !

Danse flamenco

Pause et pose félines

Corfou et Sissi

Dans la lignée des châteaux de Louis II de Bavière, le château de l’impératrice Élisabeth est une magnifique construction, où les statues antiques le disputent aux vieux arbres . De tous les endroits , on voit la mer et plus loin l’ombre du continent grec.

Instants de mémoire...

Livres et textes divers de Jean-Marie Claudé

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