
Il me faut, aux chemins creux,
Près des longues haies de ronces,
L’envol des palombes bleues
Quand le rude hiver s’annonce.
Pour ma forêt dont je vois
Les longues branches guerrières
Et les saules en arroi
Il me faut des primevères.
Pour laisser chanter le bleu
D’un ciel fougueux de printemps,
Il me faut brûler mes yeux
Aux feux des fleurs et des champs.
Aux matins d’été joyeux,
Il me faut des agapanthes,
Beaucoup d’effluves soyeux
Et des couleurs envoutantes.
La Nature n’a pas d’âge
Et ses amoureux non plus.
Il nous faudra du courage
Pour la sauver des abus.
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