
L’eau, c’était l’interdit, le plus important, le plus ressassé par les professeurs, et surtout le plus choquant car il s’imposait, non pas pendant notre présence au collège, mais pendant les heures de repos consacrées à la promenade, à l’aventure, à la vraie vie. Quand nous allions, une fois par semaine, sur un vaste terrain communal, nous savions que, non loin de là, le fleuve interdit, l’Adour, le fleuve excitant, le fleuve de la liberté, nous attendait. Certes nous pouvions bien nous amuser le long d’un petit ruisseau (l’Ouzente) où les brèmes et les lamproies faisaient leurs courses. Mais nos surveillants nous ramenaient inlassablement sur le terrain de jeu.
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