
Toupik est angoissé. Va-t-il enfin voir apparaître là-bas, au loin sur la banquise, l’ombre de son fils ? La plaine est immense. Quelques blocs à peine surélevés pourraient cacher pendant quelques secondes un marcheur. Il a regardé la ligne de l’horizon plus claire. Il a levé les yeux plus haut vers le ciel. Tout un monde de relations peut s’établir entre les vivants et les morts. Seule la déesse de la mer ne paraît pas, enfouie dans les noirs abysses en attente du prochain été. Une pâle lumière inonde le monde glacé.
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