Association des Femmes Abeilles

Le 8 mars 2012
Karine Mermet, Marie-France Claudé
Yacin Leguet et moi
nous avons créé
l’Association des Femmes Abeilles
et son antenne : l’Association des Abeilles de Dougoum

Notre projet consiste à créer un village pour des semi-nomades en couvrant tous les besoins des femmes et des enfants:
EAU, ÉNERGIE, ALIMENTATION, HABITAT, SANTÉ, INSTRUCTION, COMMUNICATION ET RÉMUNÉRATION.

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Avec les dons des amis de l’Association,
avec les actions menées pour collecter de l’argent,
avec les bénéfices de la vente de mes livres,
nous aidons les habitants de ce village
- En envoyant un colis de matériel scolaire et médical chaque mois
- En envoyant une aide financière à 6 familles à chaque début du mois en période scolaire
- En finançant l’aide maternelle et les deux infirmiers qui habitent au village
- En participant au forum des associations (septembre) et en organisant notre assemblée générale (la prochaine en mars 2025)
- En préparant les voyages de volontaires bénévoles (Camille et Vincent en février 2024, Myriam et René en Janvier 25))
- En développant les projets : jardins, infirmerie, fromagerie, école…
DJIBOUTI, UN TERRITOIRE CONVOITÉ

Un Français part en mission à Djibouti et tombe amoureux de sa guide. Ce roman raconte comment Djibouti, une ancienne colonie française, est devenue une terre disputée par les grandes puissances. La France, les États-Unis, les pays arabes, la Russie et, à présent la Chine, ont mené une lutte sans-merci depuis 1977 pour s’approprier ce haut-lieu stratégique en malmenant les Afars et les Somalis.
NOS AMIS AMBOISIENS

Je raconte l’importance de François dans le premier chapitre de mon récit « Les femmes-abeilles ». et la force de Céline dans un autre. Lui nous a présenté le campement de Dougoum, elle y a travaillé pendant quatre mois. La terre des Afars nous lie ! Conquis, fidèles, actifs, ce sont des amis intenses. Nous en sommes riches.
UNE ÉCONOMIE FAMILIALE DÉTRUITE

Si les femmes de Dougoum savent gérer leur budget familial et parviennent à gagner leur vie grâce à l’artisanat, on ne peut pas dire la même chose de la plupart des hommes. Quand ils ont un salaire, une grande partie disparaît dans l’achat du khat. Cette drogue ravage les individus et ruine surtout l’économie familiale. Impossible de mettre de côté la moindre somme pour le moindre des projets (frigo, télé, panneau solaire ou cuisinière).
AVOIR DE BONNES GRAINES

Pour les jardins de Dougoum, les graines sont toujours les bienvenues. Il est essentiel qu’elles soient reproductibles. Les plantes que les habitants consomment et qui poussent bien sont les tomates, les oignons, les betteraves, les piments forts, les courgettes, les pastèques…
KADIGA, PRÉSIDENTE DES FEMMES DE DOUGOUM

Chaque fois que des autorités viennent à Dougoum, Kadiga, la présidente des femmes, demande qu’une reconnaissance financière soit accordée aux femmes qui travaillent au village : la responsable de l’atelier artisanal, l’aide soignante et l’aide-maternelle. Elle pourrait y ajouter la responsable de l’eau et celle des jardins.
TRAVAUX FORCÉS

Elle a 14 ans. Elle pèse 37 kilos. Elle doit porter chaque jour 6 ou 7 bidons de 25 kilos. Heureusement, depuis la construction de la citerne, sa case se trouve à 200 mètres. Avant, le puits se trouvait à 1,5 km. Ce portage avait de graves conséquences sur la santé des femmes : déchirures musculaires, déformation osseuse, fausses-couches, épuisement…
LES ABEILLES

Cet enclos est appelé par les Habitants de Dougoum: « Les Abeilles ». Le terrain nous a été offert en 2015 lorsque nous avons créé le puits et la citerne du village. On distingue une case à droite, un daboïta au centre et la « salle de bain » à gauche. Nous y résidons chaque année lors de notre séjour hivernal. C’est aussi là que peuvent habiter tous les voyageurs qui souhaitent se reposer avec un minimum de confort (douche et toilettes sèches).
L’AGRO-ÉCOLOGIE

À Dougoum, nous avons commencé à mettre en pratique (depuis 2013) les principes d’une agroécologie efficace dont les principes sont les suivants :
- Utiliser le moins d’eau possible et éviter tout gaspillage
- Réutiliser les graines des meilleurs plants
- Utiliser les engrais naturels
- Favoriser la lutte contre les insectes nuisibles par la protection des oiseaux (d’élevage et sauvages)
- Développer la polyculture sur de petites parcelles protégées (murets, voiles, arbres)
LA PREMIÈRE FROMAGERIE DE DJIBOUTI

Derrière le totem porte-drapeau de Dougoum, il y avait la première école. C’est une fromagerie qui en a pris la place grâce aux bons soins de l’ancienne ministre de la femme et de la famille Moumina. Houmed travaille dans ce bâtiment : il produit, sur commande, un excellent fromage de chèvre qui est vendu à Tadjourah ou même à Djibouti.
L’UTILISATION POSITIVE DU MILIEU

L’utilisation positive du milieu consiste à exploiter l’environnement sans le priver du moindre élément (par exemple : construire des logements sur place avec la pierre locale) et sans le polluer. Dans la plupart des pays, les principales sources d’énergie positive sont le soleil, le vent et l’eau. On peut y inclure tout ce qui est durable ou renouvelable: la végétation, la faune et le sol. Que peut-on faire à Dougoum ? On peut développer le solaire, l’éolien, mais aussi mieux protéger l’écosystème et exploiter le sol avec discernement (jardins et carrières).
INTÉRIEUR NOMADE

Ici, rien n’est installé définitivement. Dès que le signal est donné, les femmes ramassent les gamelles, les bouteilles pour les liquides, les flacons pour les solides, le bois et les nattes. En moins d’une heure, elles sont prêtes à partir pour plusieurs mois. Elles préfèreraient pourtant rester sur place pour que les enfants aillent à l’école. C’est pourquoi elles ont fait appel à l’Association des Femmes-Abeilles.
CHAQUE DÉPART EST UN MOMENT FORT

A chaque départ d’un membre de l’Association des Femmes-Abeilles à Dougoum, c’est devenu une tradition : nous organisons un goûter gourmand. Les principaux aliments sont les dattes, les biscuits et le pop-corn. La fête est organisée le soir pour permettre aux mamans et aux bergers d’être présents. C’est à cette occasion que les chansons traditionnelles peuvent rompre le silence de la nuit.

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