Archives de l’auteur : Jean-Marie Claudé
Amour et amitié
En Amitié, chacun roule sur son vélo. En Amour, on roule à deux sur le même tandem.
Faisons la fête !
Quand un accord de paix est signé, l’ancien tueur fait mousser sa réussite … Mais, même avec un Prix Nobel, il reste un tueur.
Douceur
J’avais une élève douceComme un matin de printempsElle posait cahiers et trousseEt souriait presque tristement Sa main parcourait les pagesDe son précieux livreEn lents mouvements sagesQue J’aimais suivreSon aura secrèteFaisait naître en moiUn petit air de fête Et une douce joie Je n’étais ni son frère Ni son ami, ni personneEt je la regardais faireLire la suite « Douceur »
Tout nouveau, tout beau
Au XIXème siècle, on disait que tout ce qui était ancien était solide, fiable et stable… Nos sociétés modernes valorisent au contraire tout ce qui est récent et inattendu. En politique, ce n’est pas vraiment probant !
Le poids du vide
Ceux qui n’ont pas eu d’instruction se sentent obligés de se réfugier dans leur culture familiale et sont les plus durs à convaincre de l’évolution des sociétés.
Ma chaise
Le vieux teck du canapé A fait un gros malaiseAlors je dois me taperMa plus vieille chaise !Elle a les couleurs Des bois d’automneEt les douces rondeursQue mon dos lui ordonneAvec elle, je moissonneD’innombrables heuresSa paille jaune rayonneD’un vieux bonheurSon vernis s’écaille Par ici ou par là Et, depuis peu, s’émaille De plus ternes éclatsAuxLire la suite « Ma chaise »
Dire
Une poésie N’a pas besoin D’être compliquée Elle dit le cri, La voix et le chant Que l’on entend Du cœur de la cité Au champ du voisin.
Avant… après…
Avant… Je passais tout mon temps Innocent et inconscient Je ne savais rien Ou si peu de choses De la vie des chiens Et de la couleur des roses Depuis… Chaque jour j’entends, Coupable et conscient, Les cris de colère De tous ces humains Qui laissent leurs terres Et meurent en chemin.
Pourquoi donc ?
Pourquoi est-on « barbouillé » au niveau des intestins et « débarbouillé » au niveau du visage ?
Présentation
On te présente quelqu’un : parfois la mèche est mouillée, d’autres fois, c’est l’explosion. Bizarre que l’allumage soit si capricieux !
Des outils !
Faire une phrase sans connaître la grammaire, c’est cultiver un grand jardin les mains nues.
Question de bonheur
On dirait qu’il y a plus de gens heureux sur les bateaux que sur les réseaux sociaux. Conclusion : faites du bateau !
Fragilité
Il en va de la grandeur des puissants comme des bulles de champagne: ça monte, ça monte, ça explose et ça disparaît !
Grammaire féminine
Ni Principale, ni Subordonnée, la femme est indépendante !
Relatif !
Il n’y a pas de certitudes, ni politiques, ni religieuses, ni économiques. Il n’y a que les regards de l’instant.
Fatalisme
Le fatalisme est la négation de l’humain. Vivre, c’est vouloir et créer !
O.N.G.
Il y a les ONG qui sauvent des vies, et des vies qui sauvent des ONG…
Température télévisuelle
Il y en a qui ne prennent plus leur température avec un thermomètre ! La TV leur suffit : bonne santé après une médaille d’or et maladie après une hausse des prix !
Bilan
J’ai oublié le peu que je savais, je sais donc que je ne sais rien et je ne sais pas encore ce que je pourrai savoir… Ah,si ! Une chose ! Je sais que j’aime !
Le voile d’Ophélie
Argelès-Gazost, le 12-09-25 « Sur l’onde calme et noire où dorment les étoilesLa blanche Ophélia flotte comme un grand lys,Flotte très lentement, couchée en ses longs voiles… » Arthur Rimbaud
Octobre rose
Octobre rose, novembre rose, décembre rose, janvier rose …
Rencontre
Quand Arion Ater (loche noire) rencontre Arion Rufus (loche rouge)… Il s’en passe des choses en ce 10 septembre !
Assailli !
Mes yeux égarés, Ma bouche tue, Mon ouïe trompée, Ma raison perdue… Qui sont ces robots Qui me maltraitent Et font beaucoup trop D’emplettes sur ma tête ?
Rentrons !
La quiétude de l’été passe souvent par le vide d’informations et par l’oubli des soucis. La rentrée, c’est donc un superbe plongeon dans un océan de nouveautés : rentrées littéraire, politique, télévisuelle, scolaire, sportive et forcément familiale. Bon bain !
Chanson de la pluie
Tu avais raison, Paul ! « De la musique avant toute chose ! Et pour cela, préfère l’imper ! »
Pluie
Qu’est-ce que la pluie Sinon les larmes qui revigorent Le corps et l’esprit ? 29-08-25
Duel
Même si le Conscient voit bien le chemin, l’Inconscient n’en fait qu’à sa tête !
Final
Les vagues se taisent. Les parasols sont fermés Sur les souvenirs. 24-08-25
Merveilleux !
« Le psychisme est vraiment un merveilleux mécanisme, capable de tout inventer, y compris les miracles.» Walter Bonatti (alpiniste)
Espoirs
Au vent de la nuit, Deux femmes jetaient des regards éperdus Leurs mains réunies 11-08-25
En soirée
Vint l’eau de la source. Les hirondelles en rayures bleutées Frôlaient l’onde noire. 08-08-25
Martin Eden
… jamais il n’avait pris racine. Il s’était adapté suffisamment pour satisfaire les autres, mais non pour se satisfaire lui-même. Partout, un sentiment d’inquiétude l’avait poursuivi, partout une voix l’avait appelé ailleurs et il avait erré à travers la vie, mécontent, jusqu’au jour où il avait trouvé les livres, l’art et l’amour. (Martin Eden, deLire la suite « Martin Eden »
Agia Effimia *
Ne ferme pas les yeux sur Agia Effimia. Continue longtemps à regarder ce joli port. En début de journée, le soleil en exacerbe chaque couleur. Regarde les événements les plus simples de la vie comme ce petit enfant qui pousse son minuscule vélo rouge sans pédales sur le môle, sous les regards admiratifs de sesLire la suite « Agia Effimia * »
Mal coiffée
En cet instant, j’ai la tête pleine De feuilles, de folies et d’orages Je tente de rester paisible et sage Mais le vent me décoiffe et me peine.
Confidence du soleil
J’ai des bouffées de chaleur humaine Ma peau brûle des espoirs formulés Et brille du regard des amants.
Ciel bleu
Le ciel est dur, violent, Profond, inaccessible. Comme la coupe de vin Et le pain de vie éternels, Ce ciel mange la paix Qui m’inondait le corps Et me donne la soif De l’incertaine quiétude. Je ne sais pourquoi, La pureté extrême De ce ciel que j’aime Me terrifie aussi
Le Vestibule des Larmes
L’impératrice Élisabeth s’asseyait sur ce même banc, face à son château de Corfou. Elle l’appelait « le vestibule des larmes » parce qu’elle venait y pleurer la mort de son fils Rodolphe et l’absence de ses amis. Parfois, mes amisMe font à l’esprit Un petit sourireEt mon cœur chavire.Alors moi aussiJe leur expédie Quelques mots tendresQue j’avaisLire la suite « Le Vestibule des Larmes »
