Ça résonne encore…

Photo de Karl Solano sur Pexels.com

« … une nouvelle espèce de maîtres s’érigea, faite, non pas d’hommes grands, virils et nobles, mais de marchands rusés et cauteleux, d’usuriers avides. Et ils vous réduisirent de nouveau en esclavage, non pas franchement, ainsi que l’auraient fait de vrais hommes, par la puissance de leurs bras et de leur valeur réelle, mais hypocritement, au moyen de louches machinations, de basses cajoleries et de mensonges éhontés.

Jack London (Martin Eden, 1909)

Martin Eden

… jamais il n’avait pris racine. Il s’était adapté suffisamment pour satisfaire les autres, mais non pour se satisfaire lui-même. Partout, un sentiment d’inquiétude l’avait poursuivi, partout une voix l’avait appelé ailleurs et il avait erré à travers la vie, mécontent, jusqu’au jour où il avait trouvé les livres, l’art et l’amour.

(Martin Eden, de Jack London)

Perdu

J’ai perdu

Tout ce qu’elle savait

Et que je n’ai pas su

Lui demander,

Tout ce qu’elle disait

Et que je n’ai pas pu

Comprendre et garder

Tout ce qu’elle a fait

Et que je n’ai pas voulu

Entendre ou regarder

Tout ce qu’elle m’a donné

Et que je n’ai pas rendu

Avec autant de dignité

Tout ce qu’elle a caché

Et que j’aurais dû

Tenter de dévoiler

Tout ce qu’elle a traversé

Les malheurs qu’elle a vécus

Sans pouvoir la consoler

Tout ce qu’elle était

Et que j’ai perdu

Dans les brumes du passé

Agia Effimia *

Ne ferme pas les yeux sur Agia Effimia. Continue longtemps à regarder ce joli port. En début de journée, le soleil en exacerbe chaque couleur. Regarde les événements les plus simples de la vie comme ce petit enfant qui pousse son minuscule vélo rouge sans pédales sur le môle, sous les regards admiratifs de ses parents. Ils empruntent le plateau du parking imposant bordé de gros rochers blancs d’un côté et d’orgueilleux voiliers de l’autre.

Amuse-toi à imaginer la vie de ces promeneurs des mers qui commencent à tour de rôle, depuis le début du jour, à quitter leur mouillage après une nuit de rêves impossibles, car atteindre réellement un but nous lance immédiatement sous le joug des projets fantasmés.

Entends le bruit de la chaîne de l’ancre qu’ils remontent et du moteur qui lance le navire vers le large. Ces touristes maritimes ont passé la nuit ici, pas loin de toi. Ils ne t’ont pas regardé mais toi, tu les as vus quand ils prenaient l’apéritif après la disparition du soleil. Et ça parlait fort, et ça parlait anglais. Tous ceux-là entendaient poursuivre le rêve de l’empire britannique dominant le monde. Ils ne le disaient pas mais ils étaient chez eux.

Tu seras certainement un peu nostalgique de ta jeunesse en voyant ces trois jeunes adolescentes qui, tout affairées à la découverte de leur corps et de leurs attraits, se lancent ostensiblement dans des épreuves immédiates de charme sur tous les marins qui posent un pied sur le quai.

Observe l’incroyable alignement des restaurants sur la rue de la plage. Ils absorbent tout à coup une vague de touristes affamés au milieu de senteurs culinaires épaisses.

Je t’en prie, médite longuement sur le spectacle d’Agia Effimia, essaie de comprendre ce qu’il s’est passé.

Je sais que tu vas être submergé par des souvenirs lointains et des émotions puissantes. Tu te rappelleras que dans une autre vie, il y a fort longtemps tu passais ici après avoir quitté ton île et laissé ta douce Pénélope, là, juste à côté, mon cher Ulysse.

JMC

  • Agia Effimia est un petit port situé sur la côte est de la Céphalonie (Grèce), très proche de l’île d’Ithaque.

Le Vestibule des Larmes

L’impératrice Élisabeth s’asseyait sur ce même banc, face à son château de Corfou. Elle l’appelait « le vestibule des larmes » parce qu’elle venait y pleurer la mort de son fils Rodolphe et l’absence de ses amis.

Parfois, mes amis
Me font à l’esprit
Un petit sourire
Et mon cœur chavire.
Alors moi aussi
Je leur expédie
Quelques mots tendres
Que j’avais gardés
Pour me les réciter
Et me les entendre…

JMC (25-06-25)

Nous sommes EN ZANTÉ !

Des ports et des îlots un peu partout… La mer, les bateaux, la végétation, tout est couleurs vibrantes.

C’est ici le coin pour aller voir les grottes bleues.

On voit bien, en haut, la piste et plus loin la foule des photographes…

… car ce site est l’un des plus connus de la Grèce : la plage interdite au public garde l’épave d’un vaisseau naufragé.

À notre Zanté !

Il paraît qu’il reste un peu de place pour les tortues !

Le restaurant de Keri Lighthouse surplombe la plage. Au premier rang, notre table nous attend

Le paysage fait partie des plus beaux que je connaisse.,

Merci Madame de nous avoir pris en photo… notre selfie était plutôt raté !

Toute la côte ouest est ainsi parsemée de lieux superbes… mais envahis par une marée humaine dont nous faisons partie.

Nous sommes comme ivres de découvertes : tout est beau, on n’a plus les mots.

Sur l’île de Zanté

Alors que l’île de Céphalonie a refusé le tourisme de masse, l’île de Zanté a plongé dans la commercialisation de son patrimoine géographique.

« Il était un petit navire… »

Poseidonos nous est favorable : la mer est magnifiquement sereine et douce.

Luxuriance de la végétation : des fleurs partout et des plantes tropicales.

Comme dans tous les villages grecs, l’église est riche de son passé et de ses créanciers.

De passage à Argostoli

Les routes de Céphalonie sont belles, tortueuses certes mais bien entretenues.

Aujourd’hui, avec 28 degrés, il fait trop chaud pour faire du pédalo.

Pour éviter la canicule, il faudrait peut être faire de la plongée comme ce vélo…

La rue piétonne d’Argostoli est animée , colorée et commerçante.

À 13h, nous prenons un plat. Il est abondant et pas très cher. Le soir, c’est plutôt pique-nique.

Instants de mémoire...

Livres et textes divers de Jean-Marie Claudé

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