
Un ciel somptueux sur Châtelaillon-Plage, ce 27 mai. J’ai pensé à Turner… et à ces millions de photographes qui adorent de tels moments, tellement doux au coeur.

Nous avons la chance de pouvoir nous immerger chaque jour dans de nouveaux paysages qui vont produire en notre for intérieur de grandes émotions. Si nous leur accordons une place importante dans notre vie, alors nous regarderons au-delà de notre nombril et prendrons part à la création de notre avenir et de notre univers.

Nous vivons une période exceptionnelle au regard de notre Histoire. Aujourd’hui, nous pouvons, grâce aux médias, nous immerger immédiatement dans un décor de notre choix. Et ce décor peut nous permettre, sur le champ, d’imaginer, de rêver ou de créer notre avenir. Un champ de guerre nous pousse dans une colère telle que nous avons le désir de rechercher la paix. Un bel appartement nous convie à faire de nouvelles installations mobilières. Un coucher de soleil invite les écrivains et les musiciens à inventer de nouvelles œuvres.

Prenons l’exemple d’un coucher de soleil. D’accord ! C’est beau ! Si ça s’arrête là, ce n’est pas intéressant de le regarder, ça n’apporte rien. Mais si nous le regardons et que nous ressentons une forte émotion qui nous porte vers un enthousiasme nouveau, vers un désir d’aimer et de construire, un souhait d’aller plus loin et d’inventer notre propre bonheur, alors ce coucher de soleil aura été le socle de projets et de nouvelles perspectives. Ce paysage contient notre avenir.

Tout paysage porte en lui une part d’objectivité et une autre de subjectivité. Il est d’abord un récit historique et social. Il a été créé , ou modifié, ou abandonné par des êtres humains. Il possède aussi une part subjective selon la personne qui le regarde, le ressent, l’interprète ou l’analyse. C’est alors que le paysage va se mettre en disponibilité pour la naissance et le développement de la pensée créatrice.

Peu m’importent les lieux et les paysages, qu’ils soient hyper médiatisés ou pas. L’important est de ressentir du plaisir à les regarder. Et l’essentiel réside dans la pensée, comme dans les interactions qu’ils produisent. Le paysage a son importance bien sûr mais il n’est que le support de la pensée créatrice.

Et vous, que croyez-vous ? Pensez-vous que les femmes sont toutes heureuses parce que des célébrités ont clamé haut et fort qu’elles avaient des droits ? Croyez-vous que les bruits des média arrivent jusqu’à nous ? Pensez-vous que vos informations, évidemment nécessaires, viennent perturber le cours de notre vie ? Que vos cris arrivent jusque dans nos ateliers ? Que vos manifestations apportent un air frais dans nos cuisines ? Non ! La vérité n’est pas celle des journaux. C’est bien le contraire. Ce n’est pas parce que l’on réclame la justice pour tous, là-haut, que nous recevrons les bienfaits de leurs plaintes chez nous. Ici, il n’y a rien. La misère tue par le silence. Nous ne pouvons pas nous rebeller. L’idée que ce soit possible ne parvient pas à l’entendement de nos hommes. Nous sommes tellement soumises que nous n’éveillons aucun soupçon.

Pas loin, là-bas,
La ville ne dort pas.
Les moteurs font du bruit
Sur les voies de la vie
Et créent un monde sonore.
Les jeunes dorment encore
Ceux qui ont lutté à mains nues
Contre des amis inconnus.
Les plus âgés des citadins
Font grelotter les refrains
D’un passé lointain
Au petit bistrot du coin.
Tout semble serein
Dans la ville du matin.

Entre les catastrophes annoncées par les médias et la réalité quotidienne en France, il y a un fossé béant difficile à comprendre. Confort, santé, culture, plaisirs en tout genre effacent rapidement les inquiétudes liées au réchauffement climatique, aux guerres, aux tensions économiques et autres misères.

Sur le cercle polaire,
Trompepogne
La stupide cigogne
Et Poutindigne
La grue maligne
Se sont disputé
Sans se faire la guerre
Un Pays de Cocagne
Qu’elles avaient réservé
Au sud de l’ Espagne.
Mais voisins et amis
De la propriété
Convoitée
Se sont réunis
Et se sont entendu
À leur insu
Pour y nicher
Toute l’année.
Eh vous, grossiers volatiles ,
Comment pouvez-vous croire
Que le monde est une foire
Où vivent des imbéciles ?

Jamais je n’oublierai le contact de cette vieille main cartonnée et plissée, ni de ces doigts amaigris et tordus comme des griffes. Cette petite femme très âgée, aussi ridée que son voile chiffonné, semblait vouloir s’accrocher à moi pour que je ne l’oublie pas, pour que je sois le rédempteur de ses faiblesses et de sa mauvaise condition. De ses mains, j’ai remonté mon regard et je suis allé au fond de ses yeux où j’ai lu la même émotion et le même espoir.

Aux portes de l’indicible
J’ai ramassé quelques mots
Qui vous seront inaudibles
Si vous me quittez trop tôt
J’ai côtoyé des abîmes
Qui menaient à l’Acheron
Et j’ai regardé les cimes
Où chantaient les orphéons
J’ai couru vers ces lumières
Pour m’éloigner des bas-fonds.
Je n’avais pas de prières
Je devais lever le front
L’homme n’est ainsi que misère
Mais il détient dans son cœur
Une force étrange et fière
Pour n’aspirer qu’au bonheur.
19-03-25

- Depuis des décennies, on nous rabâche qu’il ne sert à rien de moraliser…
- Ceux qui luttent contre toute morale pensent certainement aux tristes exemples du passé, comme la morale du régime de Pétain.
- Mais avoir et expliquer une morale philosophique est essentiel pour une société ! L’Histoire regorge d’exemples de civilisations détruites en raison de leurs dépravations.
- Tout le problème réside dans la manière de la faire admettre. Les influenceurs actuels ont du travail sur la planche !

Je retiens une date
Que je garde secrète
Mais j’avoue qu’il me tarde
D’en revivre la fête
C’est un temps de printemps
De soleil et d’amour
C’est l’instant d’un enfant
Qui découvre le jour
Et je suis tant heureux
Que tout est à l’envers
Les étoiles sont bleues
Au cœur du rayon vert
Je marche sur la tête
J’écrase les silences
Non, plus rien ne m’arrête
Je vole en Espérance !

Depuis toujours, la jeunesse veut pousser des fesses ses Anciens pour avoir sa place sur le banc de la société, de préférence au soleil. Pour y parvenir, chaque génération se démarque de la précédente. On change de musique, ou de mode vestimentaire, ou de vocabulaire, ou de technologie… Et parfois, tout cela à la fois !

Quand je l’ai vue la première fois, j’ai été ébloui. Je ne sais pas si c’était un coup de foudre, mais je l’ai aimée vraiment, totalement. Je ne m’étais pas fait d’idées préconçues. Je n’étais pas en manque et je n’avais pas de désirs obsessionnels. Mais dès que nous avons été présentés, j’ai senti qu’elle m’apporterait tout ce à quoi j’aspirais. Alors, je n’ai pas compris pourquoi elle s’est dérobée au bout de deux mois. Elle ne m’a pas contacté. Elle m’a laissé sans me donner d’explications. J’ai été chagriné et déçu. Je me demandais ce que j’avais pu faire ou ce que j’aurais dû faire. Puis au bout de deux autres mois, elle m’est revenue, pimpante et merveilleuse. Et depuis cette période qui est restée mystérieuse pour moi, je suis toujours avec elle : ma Renault Captur II.

Avec quelle délectation, l’adolescent que j’étais traduisait mot après mot cet épisode de l’Odyssée où un ULYSSE, confus et épuisé d’avoir beaucoup nagé après le naufrage de son vaisseau, arrivait complètement nu sur une plage sous les yeux d’adolescentes amusées. Nausicaa, candide et ingénue, s’approchait de lui et lui tendait un voile. Et moi, complètement séduit par cette princesse, je tournais les pages de mon dictionnaire grec à toute volée pour connaître au plus vite les détails de cette aventure amoureuse. Mais Nausicaa était pudique et avait détourné son regard de nous deux…