THÉÂTRE

de Jean-Marie Claudé

Théâtre minute

MOI Bonjour !

LA SECRÉTAIRE – Bonjour, Asseyez-vous. Votre carte vitale ? Merci ! Votre carte d’identité ? Merci ! Bien. Votre assurance maladie complémentaire ? Merci ! Votre dossier ? Très bien. Votre ordonnance ? C’est bon.  ! Votre médecin traitant ? Je vois. Votre date de naissance ? D’accord. Votre adresse postale et votre adresse mail ? J’ai tout ça ! Votre numéro de téléphone se termine par 09 ? Très bien. Vous avez répondu au questionnaire ? Oui, c’est bon. Vous avez bien signé le document ? Oui en effet. Vous êtes à jeun ? Vous avez votre dernière analyse ? Bon ! Je crois qu’on y est… Vos papiers sont complets. Alors, vous recevrez par Internet le compte rendu de votre examen d’aujourd’hui. Vous trouverez par mail un code pour accéder à notre plateforme et à vos données. Vous pourrez les transmettre vous-même à votre médecin traitant dès demain. Très bien. Vous n’avez pas de question ? Vous pouvez y aller ! Alors vous sortez par cette porte à gauche. Vous prenez à votre droite dans le couloir. Vous allez jusqu’au fond. Vous prenez l’ascenseur jusqu’au quatrième étage. La, vous prenez à votre gauche et vous ouvrez la cinquième porte. Pas la peine de sonner. Vous pouvez vous asseoir dans la salle d’attente en attendant qu’on vienne vous chercher… C’est bon ? Pas la peine de vous le répéter ? Très bien ! Au revoir Monsieur ! Je vous souhaite une bonne journée .

MOI – Merci !

La caverne revisitée

– Dis-moi , qu’est-ce que l’univers ?

– L’univers, c’est ce que toi, tu es. Pour moi, c’est ce que je suis.

– Et tout le reste ?

– Pour toi, il n’y a rien qui reste si tu enlèves ce que tu es.

– Ah, bon ? ! Mais qu’est-ce que je suis !

– Tu es ce que tu penses, tu es ton histoire, tes découvertes, ton savoir  et tes expériences.Tu es aussi tes émotions et les sentiments que tu ressens. Tu es encore ton imagination, tes rêves, ce que tu inventes et ce que tu crois. Tout cela est en toi et seulement en toi. S’il existe d’autres mondes, un autre univers, tu ne peux pas y accéder. Il est à l’extérieur, étranger à ton existence et ignoré.

– Je vois… le monde entier n’est qu’en moi.

– Et ce monde-là, le tien, n’existe nulle part ailleurs. Donc Il y a autant d’univers qu’il y a de personnes.

– Et ton univers et le mien, ils peuvent communiquer ?

– Oui, bien sûr ! Bien que différents et très éloignés l’un de l’autre, il existe des liens qu’on appelle réalité, perceptions, et sciences qu’on partage grâce à la reconnaissance, l’amitié et l’amour.

Intimité



Oh, Bonne Mère, j’ai le cœur comme un jardin fleuri !

– Eh bé ! Tu peux me dire pourquoi ?

– Parce que j’ai rencontré ma femme.

– Elle était partie ?

– Mais non… je te dis ça pour pas te dire autre chose… on s’est retrouvé au bord de notre lit.

– Et tu l’as pas pris en entier ?

– Qui ? Ma femme ?


– Mais non, idiot, le lit ! Pourquoi t’es resté au bord ?


– Pour pas aller trop vite, pécaïre ! On voit bien que tu es célibataire, toi !

– Allez ! Je me languis, tu me la racontes ton histoire d’amoureuse ?


– Je te disais, avant que tu me coupes, comme un sécateur sur une rose, je te disais que je l’ai embrassée et que j’ai commencé à la déshabiller, et que j’ai essayé de la caresser, et que, ben voilà, elle m’a repoussé !

– Oh, boudiou ! Et c’est ça qui te rend tellement heureux ? On dirait que tu glousses comme un dindon !


– Mais non, sois pas bête !  Pour trouver une solution, je me suis posé une question. Et elle est arrivée comme le train…


– Qui ? Ta femme ?


– Tu le fais exprès ou quoi ? Je te disais que ma solution est arrivée presque aussitôt !


– Et c’était quoi ? Bonne Mère, tu m’aides pas beaucoup !


– Je l’ai couchée sur le lit.


– Ben dis donc ! Tu en as mis du temps !


– Je prends le temps que je veux. C’est pas toi qui va me dire comment je dois honorer ma femme.


– D’accord ! Ne te fâche pas ! Raconte !


– Et avant même qu’elle soit couchée, elle m’a pris par les épaules, je te raconte pas comment elle m’a envoyé sur le lit, comment elle m’a fait tomber à côté d’elle, comment elle s’est jetée sur moi et comment elle a commencé une bataille immense, énorme, tellement puissante qu’avec même tous les mots du dictionnaire, je pourrais pas te dire comment c’était ! Un cyclone, ma femme !


– Elle t’a pas dérangé le cerveau, au moins ?


– Non, tout ce que je te dis, c’est l’exacte vérité vraie, tellement vraie que ce n’est même pas la peine que je te le jure !


– Oh, Seigneur ! Tu as dû passer un mauvais quart d’heure.


– Mais que tu es bête ! C’était génial !


– Je suis peut-être bête, mais toi, t’es le roi de la galéjade !

Lui – Pardon, Mademoiselle… puis-je vous prendre en photo ?

Elle – Comment ?

Lui – Ben… avec mon appareil photo…

Elle – D’accord… Je vois… Vous voulez quoi ?

Lui – Vous prendre en photo.

Elle – Pourquoi ?

Lui – Ben… je vous trouve jolie.

Elle – Merci ! Mais ça ne me dit pas pourquoi.

Lui – Je fais un album de portraits.

Elle – D’accord…

Lui – D’accord : pour l’album ou pour la photo ?

Elle – Pour aucun des deux.

Lui – D’accord…

Elle -Au revoir, Monsieur !

Lui – Non ! Pas déjà ! Vous êtes belle et la beauté a l’éternité devant elle…

Elle – Belle, je ne le suis déjà plus.

Lui – Mais votre portrait le sera toujours.

Elle – Vous voulez me flatter ou vous vanter ?

Lui – Non, je voulais juste un cliché, sans vouloir vous ennuyer.

Elle – Juste un, et je m’en vais.

Lui – C’est gentil.

Elle – Pas vraiment gentil. Plutôt efficace.

Lui – Comment ça ?

Elle – J’en aurai fini plus vite… Je me place où ?

Lui – Vous pourriez vous mettre là ? Oui, encore un peu…

Elle – Je souris ?

Lui – Non… faites la tête.

Elle – La tête ? pourquoi ?

Lui – Pour faire plus mélancolique.

Elle – Plus mélancolique que quoi…

Lui – Que votre visage qui est plutôt joyeux, il respire la santé et la bonne humeur…

Elle – Alors pourquoi voulez-vous me prendre en photo alors que je ne corresponds pas à  ce que vous cherchez ?

Lui – Ben… parce que vous êtes jolie.

Elle – Vous me l’avez déjà dit.

Lui – Parce que c’est vrai.

Elle – Si ce n’était pas vrai, vous me l’auriez dit quand même.

Lui – Non !

Elle – Pourquoi ?

Lui – Parce que je ne mens pas.

Elle – Vous ne mentez jamais ?

Lui – Si ! Quand ça peut être utile… un mensonge social…

Elle – Était-ce utile que vous me mentiez ?

Lui – Non ! puisque vous êtes vraiment jolie…

Elle – Et j’en fais quoi de votre compliment ?

Lui – Vous en faites une photo.

Elle – D’accord… voyons… Je fais quoi ?

Lui – Levez un peu le menton ! Un tout petit peu encore…

Elle – Une pause ? Pas très naturelle, votre photo.

Lui – Votre nature vous rend naturelle tout naturellement.

Elle – Naturellement !

Lui – Voilà ! C’est fait ! Ouf !

Elle – Pourquoi ouf ?

Lui – Ça s’est passé tranquillement, même si j’ai eu peur… 

Elle – Peur de quoi ?

Lui – Non, rien de grave. Vous avez été adorable. Et moi, je ne vous ai pas fait trop peur… ?

Elle – Si… C’est vrai que j’ai eu peur.

Lui – Je vous ai fait peur ?

Elle – Non, j’ai eu peur que vous ne soyez pas très sérieux.

Lui – Comme photographe ?

Elle – Oui c’est ça. Souvent on dit qu’un gars avec un appareil, c’est un pervers, surtout s’il est un peu âgé. Et s’il est jeune, on pense qu’il chasse les jeunes femmes pour s’exciter…

Lui – Vous n’allez pas croire en ces stupidités. La photo n’est qu’un regard amoureux, en tout cas pour moi… Mon œil est passionné par la beauté… et par la vôtre…Alors je la copie pour la garder en souvenir… comme une œuvre d’art.

Elle – Et ça vous sert à quoi ?

Lui – L’éternelle question ! Ça sert à quoi le beau, la perfection ?

Elle – À rien si c’est pour mettre tout ça dans un tiroir !

Lui – La beauté, c’est l’espoir ! La preuve que le monde sera meilleur.

Elle – Utopie !

Lui – Alors votre visage serait une utopie ? Jamais ! Votre corps, votre sourire, vos épaules nues sont des certitudes, des certitudes que le monde marche en avant et que les humains, confiants et réjouis, ont assez de moral pour créer davantage et mieux. Il faut que l’oeil et l’esprit soient heureux pour continuer à créer.

Elle – Peut-on continuer à créer quand il n’y a plus d’espoir ?

Lui – Vivre, c’est faire du beau. Seule, la beauté nous fait espérer et croire en l’humanité.

Elle – Oui, je vois… alors faisons du beau et créons de l’espoir. Photo !!!

Les lettres de Noël

LES PERSONNAGES : Célia, Sa Mère

Célia est jeune, vive. Sa mère est toute douceur.

Célia Winston

Hello ! Je m’appelle Célia Winston. J’ai 14 ans… et demi ! Si ! Si ! J’y tiens ! En musique, c’est les « Beatles » que j’aime… Je sais c’est un peu ringard, un tantinet vieillot ! Mais ces quatre « garçons dans le vent » me donnent envie d’aimer la vie… Alors, je me laisse aller à les écouter, surtout « Imagine » de John Lennon. Je vis au nord ouest de l’Australie. Notre maison est nichée au creux d’une vallée, pas loin de la mer. Au-delà des barrières de la propriété, derrière les montagnes, c’est le bush. Attention ! Le bush, c’un désert de buissons et d’arbres fatigués. Ce n’est pas le Bush que vous connaissez peut-être ! Ma maison est une île, un repaire pour exilés. J’ai un demi-frère : Tim. Sans intérêt ! Comme tous les gamins de son âge, il se croit très fort. Il n’en est que plus lamentable et plus pénible. Mais qu’y faire ? La cause est perdue… On ne guérit jamais d’être un garçon. Frank, mon père s’occupe de la ferme ; ça lui donne beaucoup de travail. Le jour de ma naissance : il m’a offert un labrador nommé Toundra. Nous avons un troupeau de plusieurs milliers de moutons, surveillés attentivement par une armée de kangourous. J’ai apprivoisé Ketty, une jeune maman qui se promène fièrement avec le bébé dans sa poche. J’ai un ami aborigène : Alwoha. Nous nous sommes connus au bord d’une rivière. Ses parents sont d’anciens nomades qui se sont fixés au village il y a quelques années. Alwoha connaît tout de la nature, des chauves-souris et des vers blancs, du souffle des esprits dans le vent et du monde des rêves. Ma passion : le cheval ! Je suis responsable d’une superbe jument nommée Cheyenne. En décembre, chez nous, c’est l’été. Nous allons passer quelques jours sur une petite île. Papa nous y emmène sur son voilier. Nous allons faire un peu de surf, un peu de pêche, un peu de cuisine et beaucoup de bêtises. Maman … Je n’ai pas de maman ! Si, bien sûr ! J’ai une mère, mais je ne l’ai jamais vue. Alwoha m’a dit : « Si tu regardes vraiment le ciel, un soir de pleine lune, tu y liras les rêves de ta mère. » J’ai fixé les étoiles et la lune une bonne partie de la nuit. Je n’y ai pas lu l’ombre d’un songe. Le lendemain, je recevais la première lettre de maman. C’était la veille de Noël, il y a deux ans.

La maman de Célia

Mon adorable petite fille, Je faisais mes courses de Noël, dans un grand magasin du sud de la France. Une chanson passait en boucle. Je n’y faisais pas très attention. Et puis une phrase a brisé ma quiétude, une évidence d’une clarté insoutenable. Une force terrible m’a submergée. Il s’agissait d’une chanson de 1946, un peu naïve sur une musique trop sucrée : « Petit papa Noël ».

C'est la belle nuit de Noêl
La neige étend son manteau blanc
Et, les yeux levés vers le ciel,
A genoux, les petits enfants,
Avant de fermer les paupières,
Font une dernière prière. »

Je suis sortie du magasin, il neigeait faiblement, j’ai fermé les yeux et j’ai demandé si je pouvais te retrouver. Quand je suis rentrée à la maison, j’avais décidé de remuer le monde pour te revoir. Tu es peut-être toujours en Australie… J’ai écrit, quand tu étais petite, à toutes les personnes que je connaissais. Aucune trace de toi ! Mais c’est décidé, je pars à ta recherche. Tant pis, c’est un peu ridicule, j’envoie cette lettre au Père Noël australien… (J’espère qu’il y en a un !!!) Ta maman, qui t’aime autant qu’il est possible.

P.S. je t’envoie ma photo… (pas toute récente, mais c’est moi !)

Célia Winston

Je ne peux pas vous raconter quelle fut ma joie ! J’ai demandé au facteur si je pouvais le photographier. Et j’ai mis la lettre de maman sur mon cœur. Mais en même temps, j’ai été prise de doutes, d’inquiétudes… Et si elle n’était pas comme dans mes rêves ? Et si je n’étais pas la « petite fille » qu’elle espère ? Pourquoi avoir tant attendu pour me rechercher ? Et si papa ne voulait pas la revoir ? S’il ne voulait pas que je lui réponde ? J’ai mis plusieurs mois avant de me décider. Un jour, j’ai pris mon courage à deux mains et j’ai envoyé ma première lettre à maman. Quelques jours avant Noël, presque un an après la première, j’ai reçu sa deuxième lettre.

La maman de Célia

Mon petit amour, J’ai vraiment cru que ma lettre au Père Noël s’était perdue. La poste australienne a vraiment fait des merveilles. Je sais pourquoi tu as attendu avant de me répondre. Je ne t’en veux pas. C’était nécessaire… Merci pour toutes ces pages et tous ces détails qui me décrivent si bien ta vie de tous les jours. J’ai acheté le CD des chants de Noël. Et j’ai écouté mille fois ce « Petit Papa Noël » qui m’insupporte mais à qui je dois tant. J’écoute aussi en pensant à Toi les autres chansons comme « Douce nuit ». Je t’imagine jolie jeune fille écoutant ces paroles :

Si tu sais partager ton bonheur, 
Descendra tout au fond de ton cœur
Une joie plus profonde,
La clarté de l'amour. »

Célia Winston

La lettre de maman racontait mille autres choses. Elle a fini par une promesse: si je le souhaitais, elle me raconterait pourquoi elle était en Europe et pourquoi elle avait un jour quitté sa fille chérie. Elle ne voulait rien m’imposer… Mais elle aimerait tant que je parte à sa recherche… Ivre de bonheur, j’ai monté Cheyenne à cru et nous avons longé la longue plage des Vives-Eaux. Notre correspondance s’est étoffée. Mais jamais je n’ai demandé à Maman pourquoi elle nous avait quittés. Je savais que si nous en parlions, cela ferait beaucoup de peine à Papa. J’ai gardé le silence. Mais, en novembre, j’ai décidé qu’il était temps de savoir. Je ne pouvais plus attendre. J’ai recherché maman. Elle vient de me répondre… la troisième lettre de Noël !

La maman de Célia

Mon adorable trésor, Après que le grand marin anglais Cook a pris au nom de l’Angleterre la côte orientale de l’Australie, les autorités de Londres ont décidé que ce continent servirait de bagne à tous les bandits, les assassins, les violeurs et les voleurs de l’empire britannique. L’ancêtre de ton papa, un certain Edouard Winston qui habitait à Manchester, avait étranglé une jeune femme d’origine française, mère d’une petite fille, dont il avait volé et caché la fortune, évaluée à plus d’un million de livres sterling.Ayant refusé de restituer l’argent, il avait été envoyé en Australie comme forçat. Après avoir purgé sa peine, interdit de séjour en Europe, il s’était construit une ferme pour élever des moutons près de Sydney. Cent ans ont passé… A 18 ans, après mon bac, j’ai commencé des études pour être traductrice. Afin de rencontrer un auteur dont je devais traduire une œuvre, j’ai décidé de passer un mois en Australie. C’est là que j’ai connu ton père. Je suis restée auprès de lui. Quelques mois plus tard, nous nous sommes mariés. Mes parents n’ont pas eu les moyens de venir au mariage, mais ils ont promis qu’ils nous rendraient visite pour la première naissance et qu’ils faisaient des économies… Tu es née. Nous avons alors réuni toute la famille pendant les vacances de Noël. C’est là que la plus terrible des tragédies nous a touchés. On avait mis la table dehors ; la sono nous inondait d’une mélodie sirupeuse, le repas était bien arrosé ; ton papa et le mien ont parlé de leurs familles respectives. Et la chose la plus inouïe est devenue une évidence. L’arrière arrière grand père de ton papa, Edouard Winston, l’assassin-voleur, avait étranglé Sara Leimann, qui était en fait l’arrière arrière grand mère de mon père ! Hasard prodigieux ! On aurait pu en rire… L’alcool aidant, les mots ont dépassé les limites de la raison. Mon père s’est fâché, a demandé des excuses et a proposé que la famille Winston rende au moins une partie de la fortune volée à la famille Leimann. Ton père a vu rouge. La dispute fut si violente que mon père est rentré en Europe en m’interdisant de rester dans une famille d’assassins et de voleurs. Ton papa, vexé, m’a chassée, puis il est allé se cacher avec toi dans le coin désertique où vous habitez aujourd’hui. Imagine ma souffrance… J’ai cru mourir de chagrin tous les jours pendant plusieurs années. Voilà ! Il faut que tu en parles avec ton père. Mais si le temps a gommé les pages si noires de notre histoire, alors nous pourrons passer Noël ensemble !!! Sache que je n’ai pas un seul instant cessé de t’aimer. Je suis incroyablement heureuse ! Pendant ces trois Noël, je t’ai cherchée. C’est vrai que fêter Noël, c’est toujours aller a la recherche de quelqu’un… ET JE VAIS TE RETROUVER.

Ta maman

Célia Winston

J’ai eu très peur, mais je me suis décidée : j’ai parlé à Papa. Tout est rentré dans l’ordre. Maman arrive la veille de Noël !!!

Fin

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