Le rossignol




Un rossignols savait
Sans mauvaise foi
Qu’il avait
Une belle voix.
Il se mit en tête
De s’inviter à la fête
Et de faire entendre
Sa douce mélodie.
Il n’avait pas fini
Son premier chant
Que des mécréants
Voulurent le pendre
On criait, on vociférait :
Il était condamné.
On dit
Que plus jamais
on ne l’entendit
Chanter.
Il en est de même
Pour beaucoup d’entre nous
On bise ceux qu’on aime
On tue ceux qu’on dit fous.



Publié par Jean-Marie Claudé

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