
Le ciel pèse comme un suaire
Couvert de pleurs et de poussière.
La pluie grasse colle à la peau.
Ré exhibe ses oripeaux.
Dernier bastion d’une frontière
Qui nous ouvre à l’imaginaire,
Fort Énet bientôt se noiera
Entre l’île d’Aix et Fouras.
Il n’y aura plus de lumière
Sur la vague noire en colère.
Les ombres grises des vivants
Glisseront au vent, nuitamment.
Souvent tel spectacle endolori
Laisse en nous la douce euphorie
D’être à ce monde si présents
Que nous l’aimons infiniment.
29-11-25
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