
Il ouvre un œil. Au-delà de l’arête de son nez, il aperçoit la résille de sa moustiquaire qui enferme tout son lit et qui s’est rapprochée de son visage pendant la nuit. Il sent la vague odeur d’un insecticide. Il dégage son bras du drap qui le protège plus des insectes que de la fraîcheur nocturne. Et d’un revers de main, il repousse loin le fin tissu blanc. C’est toute la voûte du daboïta qui s’impose dans la semi-pénombre. Il reconnaît les branches reliées entre elles par des morceaux de tissu déchirés à la main. Il voit l’ensemble des nattes, tissées par les femmes de la famille, qui forment le toit. Il suit des yeux la forme demi sphérique de la construction.
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