Le vieux teck du canapé A fait un gros malaiseAlors je dois me taperMa plus vieille chaise !Elle a les couleurs Des bois d’automneEt les douces rondeursQue mon dos lui ordonneAvec elle, je moissonneD’innombrables heuresSa paille jaune rayonneD’un vieux bonheurSon vernis s’écaille Par ici ou par là Et, depuis peu, s’émaille De plus ternes éclatsAuxLire la suite « Ma chaise »
Archives de la catégorie : Correspondance
Grand appétit !
J’ai faim de vie J’ai faim de jours J’ai faim d’envies J’ai faim d’amour J’ai faim de toi J’ai faim de vous J’ai faim de moi J’ai faim de tout 30-09-25
Dire
Une poésie N’a pas besoin D’être compliquée Elle dit le cri, La voix et le chant Que l’on entend Du cœur de la cité Au champ du voisin.
Avant… après…
Avant… Je passais tout mon temps Innocent et inconscient Je ne savais rien Ou si peu de choses De la vie des chiens Et de la couleur des roses Depuis… Chaque jour j’entends, Coupable et conscient, Les cris de colère De tous ces humains Qui laissent leurs terres Et meurent en chemin.
Tu es là !
Merci de m’avoir remarquée. D’habitude, je suis invisible et silencieuse. Personne ne me parle. Je suis jeune, mais pas très belle. Je suis fragile mais pas trop bête. Je ne sais pas attraper les mots qui me sont tendus. Je ne vois pas les portes ouvertes. Je n’ai jamais saisi un cœur offert. Alors jeLire la suite « Tu es là ! »
Pourquoi donc ?
Pourquoi est-on « barbouillé » au niveau des intestins et « débarbouillé » au niveau du visage ?
Présentation
On te présente quelqu’un : parfois la mèche est mouillée, d’autres fois, c’est l’explosion. Bizarre que l’allumage soit si capricieux !
Des outils !
Faire une phrase sans connaître la grammaire, c’est cultiver un grand jardin les mains nues.
Question de bonheur
On dirait qu’il y a plus de gens heureux sur les bateaux que sur les réseaux sociaux. Conclusion : faites du bateau !
Fragilité
Il en va de la grandeur des puissants comme des bulles de champagne: ça monte, ça monte, ça explose et ça disparaît !
Grammaire féminine
Ni Principale, ni Subordonnée, la femme est indépendante !
Choc culturel
J’ai connu des hommes -nombreux- qui se disaient propriétaires de leur femme et de leurs enfants. Surtout quand ils avaient payé le prix fort pour leur mariage. Propriétaires de leurs corps, ils disaient qu’ils pouvaient en disposer comme ils le désiraient (confinements, coups, excisions…)
Relatif !
Il n’y a pas de certitudes, ni politiques, ni religieuses, ni économiques. Il n’y a que les regards de l’instant.
Fatalisme
Le fatalisme est la négation de l’humain. Vivre, c’est vouloir et créer !
O.N.G.
Il y a les ONG qui sauvent des vies, et des vies qui sauvent des ONG…
Température télévisuelle
Il y en a qui ne prennent plus leur température avec un thermomètre ! La TV leur suffit : bonne santé après une médaille d’or et maladie après une hausse des prix !
Bilan
J’ai oublié le peu que je savais, je sais donc que je ne sais rien et je ne sais pas encore ce que je pourrai savoir… Ah,si ! Une chose ! Je sais que j’aime !
Poème à l’eau de rose
Quand je vois des bateaux au fil de l’eau, C’est clair comme l’eau de roche : J’en ai l’eau à la bouche… Je ne dis jamais : Fontaine, je ne boirai pas de ton eau ! Car cela apporte de l’eau au moulin de mes rêves … Alors je me jette à l’eau ! EtLire la suite « Poème à l’eau de rose »
Le voile d’Ophélie
Argelès-Gazost, le 12-09-25 « Sur l’onde calme et noire où dorment les étoilesLa blanche Ophélia flotte comme un grand lys,Flotte très lentement, couchée en ses longs voiles… » Arthur Rimbaud
Octobre rose
Octobre rose, novembre rose, décembre rose, janvier rose …
POSSESSION
Il y a des hommes qui possèdent des trésors. Ils ont tellement peur d’être volés qu’ils les enferment dans des coffres-forts. Beaucoup d’hommes font ça avec leur femme.
Rencontre
Quand Arion Ater (loche noire) rencontre Arion Rufus (loche rouge)… Il s’en passe des choses en ce 10 septembre !
Lac de Gaube
D’accès facile, le lac de Gaube est un lieu incontournable, disputé entre les humains et les bovins. Mais surtout, il n’est pas une fin en soi : il ouvre une porte mystérieuse, à demi dévoilée, vers les faces nord du massif du Vignemale. J’y ai placé un épisode important de mon roman « L’à-pic ».
Visite à Sisyphe
Albert Camus et les Anciens ont oublié que le rocher poussé par Sisyphe retombe forcément et que, chaque fois, il perd des atomes, ou des morceaux plus gros… Si bien qu’un jour, le rocher sera réduit en poussière et que Sisyphe pourra se reposer dans un bonheur total.
Assailli !
Mes yeux égarés, Ma bouche tue, Mon ouïe trompée, Ma raison perdue… Qui sont ces robots Qui me maltraitent Et font beaucoup trop D’emplettes sur ma tête ?
Rentrons !
La quiétude de l’été passe souvent par le vide d’informations et par l’oubli des soucis. La rentrée, c’est donc un superbe plongeon dans un océan de nouveautés : rentrées littéraire, politique, télévisuelle, scolaire, sportive et forcément familiale. Bon bain !
Chanson de la pluie
Tu avais raison, Paul ! « De la musique avant toute chose ! Et pour cela, préfère l’imper ! »
Pluie
Qu’est-ce que la pluie Sinon les larmes qui revigorent Le corps et l’esprit ? 29-08-25
Duel
Même si le Conscient voit bien le chemin, l’Inconscient n’en fait qu’à sa tête !
Final
Les vagues se taisent. Les parasols sont fermés Sur les souvenirs. 24-08-25
Merveilleux !
« Le psychisme est vraiment un merveilleux mécanisme, capable de tout inventer, y compris les miracles.» Walter Bonatti (alpiniste)
Espoirs
Au vent de la nuit, Deux femmes jetaient des regards éperdus Leurs mains réunies 11-08-25
En soirée
Vint l’eau de la source. Les hirondelles en rayures bleutées Frôlaient l’onde noire. 08-08-25
Martin Eden
… jamais il n’avait pris racine. Il s’était adapté suffisamment pour satisfaire les autres, mais non pour se satisfaire lui-même. Partout, un sentiment d’inquiétude l’avait poursuivi, partout une voix l’avait appelé ailleurs et il avait erré à travers la vie, mécontent, jusqu’au jour où il avait trouvé les livres, l’art et l’amour. (Martin Eden, deLire la suite « Martin Eden »
Agia Effimia *
Ne ferme pas les yeux sur Agia Effimia. Continue longtemps à regarder ce joli port. En début de journée, le soleil en exacerbe chaque couleur. Regarde les événements les plus simples de la vie comme ce petit enfant qui pousse son minuscule vélo rouge sans pédales sur le môle, sous les regards admiratifs de sesLire la suite « Agia Effimia * »
Mal coiffée
En cet instant, j’ai la tête pleine De feuilles, de folies et d’orages Je tente de rester paisible et sage Mais le vent me décoiffe et me peine.
Confidence du soleil
J’ai des bouffées de chaleur humaine Ma peau brûle des espoirs formulés Et brille du regard des amants.
Ciel bleu
Le ciel est dur, violent Profond, inaccessible. Comme la coupe de vin Et le pain de vie éternels Ce ciel mange la paix Qui m’inondait le corps Et me donne la soif De l’incertaine quiétude Je ne sais pourquoi La pureté extrême De ce ciel que j’aime Me terrifie aussi
Le vide
L’herbe était verte Et la pluie douce à ma peau. Le soleil était un ami. J’écoutais les oiseaux. Mais l’herbe jaunit, La mésange déserte La pluie est acide. Le soleil est l’ennemi De la vie… On fait le vide !
Le Vestibule des Larmes
L’impératrice Élisabeth s’asseyait sur ce même banc, face à son château de Corfou. Elle l’appelait « le vestibule des larmes » parce qu’elle venait y pleurer la mort de son fils Rodolphe et l’absence de ses amis. Parfois, mes amisMe font à l’esprit Un petit sourireEt mon cœur chavire.Alors moi aussiJe leur expédie Quelques mots tendresQue j’avaisLire la suite « Le Vestibule des Larmes »
