Les plus beaux matins du monde, ce sont ces matins-là où l’air est à couper au couteau, frais sans être froid, pur comme une eau de fontaine, et qu’il laisse entrer par la porte la senteur des roses, des muguets et des giroflées. Il te donne des bouffées d’amour et des élans à vouloir remuerLire la suite « De tous les matins »
Archives de la catégorie : Correspondance
Parfait !
Il y a des instants comme ça, des moments qui nous semblent uniques et parfaits. Nous n’avons plus besoin de rien. L’air est saturé de bonheur. Le vent doux, le soleil, le ciel bleu, la mer lisse sont les compagnons idéaux pour une virée en mer auprès de Fort Boyard. Tout est serein. Sur leLire la suite « Parfait ! »
Parlons-en
Pour combattre cette pratique barbare qu’est l’excision, il faut en parler ! De plus en plus de jeunes femmes prennent la parole pour expliquer leurs souffrances et leurs problèmes de femmes.
Au coeur de mon coeur
J’ai gardé le bouton d’orQue tu avais cueilli Sur la chemise ondoyante Et verdoyanteD’une proche prairieComme un trésor J’ai gardé la rose de FranceDont tu avais planté Le pied au jardinPour que mes matinsSoient enchantésDe ses fragrances J’ai gardé toutes les fleursDe nos belles amoursElles font un parterre De douces lumières Et de doux atoursAuLire la suite « Au coeur de mon coeur »
Notre dépendance utile
Notre condition humaine fait que chaque membre de notre société est dépendant des autres. Nous sommes également dépendants des événements liés à une logique : les phénomènes météorologies, les accidents, les situations géographiques etc… Nous savons aujourd’hui pallier tous les problèmes, les éviter ou les réparer. Mais nous restons victimes de notre fragilité. Cette fragilitéLire la suite « Notre dépendance utile »
Notre dépendance
Nous ne pouvons plus vivre en totale autonomie ou en autosuffisance. Bien plus qu’autrefois, nous sommes complètement dépendants : pour la santé, l’instruction, l’habillement, l’alimentation, les déplacements… nous devons faire appel à d’autres personnes. Ce n’est pas de l’esclavage, mais ce n’est pas non plus une totale liberté. Si la liberté consiste à pouvoir choisirLire la suite « Notre dépendance »
Ma voix
Ma voix ?Ce fut celle de l’enfanceEt de mes errancesEn amitié La voix des premiers émoisEt des chansons jetées Comme feuilles envolées Au gré de nos couplets Et de nos dansesMa voix ?Ce fut celle du silenceCelle des souffrances Cachées La voix d’autrefoisQuand je n’étais pas aiméEt que je devais chanterPour ne pas briserMes espérancesLire la suite « Ma voix »
Toupic 9/9
Toupik regarde son fils et la jeune femme. Il murmure ce que l’esprit de famille lui dicte doucement : – Bienvenue à vous deux, mon fils ! Oui, tout ça, c’est fini, dit-il en foulant à son tour son masque brisé au sol. Nos rites sont comme la glace, ils disparaissent au soleil nouveau. Mais nos penséesLire la suite « Toupic 9/9 »
Toupic 8/9
Le jeune homme qu’on devine vigoureux et confiant, regarde son père les yeux dans les yeux. Le sourire qu’il affichait se fige en une froideur insupportable. On pourrait y lire même de la douleur. Le jeune homme martèle : – Continue à chasser le phoque avec ce harpon, si tu veux ! Mais ça… IlLire la suite « Toupic 8/9 »
Toupic 7/9
Il doit attendre que la machine arrive à quelques mètres de lui pour deviner les visages des nouveaux venus. Le conducteur lève une main, le salue et lui sourit. C’est bien son fils ! Il étouffe de joie ! L’homme quitte son siège et court vers lui. L’autre ombre, plus petite, plus timide, le suitLire la suite « Toupic 7/9 »
Toupic 6/9
Toupik a compris. Il sait qu’ils repartiront tous les deux, son fils et lui, à la chasse pour nourrir la famille. Ils marcheront dans la nuit vers ces lieux sacrés qui donnent toujours la proximité avec les phoques et parfois même avec les ours puissants. Ils referont ce chemin comme ils le faisaient il yLire la suite « Toupic 6/9 »
Toupic 5/9
Avec l’encre de la seiche et une arête de poisson comme poinçon, Toupik a dessiné les trois visages de la divinité, le souriant, le triste et l’indifférent. Enfin sur les bords de l’os, il a attaché les plumes qui vont le relier aux esprits des parents et amis disparus. Toupik a regardé son masque avecLire la suite « Toupic 5/9 »
Toupic 4/9
Toupik ne peut pas s’empêcher de repenser à cette chasse à l’ours dont il a été le héros. Il s’était enfoncé dans un creux du relief et lentement, il avait recouvert tout son corps d’une couche de neige. Il n’avait pas bougé pendant des heures pour ne pas répandre son odeur dans les environs. Puis,Lire la suite « Toupic 4/9 »
Toupic 3/9
Quand le chaman est venu le voir, il lui a raconté ce qu’il avait vu dans son rêve la nuit précédente. C’était une rencontre avec l’esprit des familles comme il lui arrive souvent d’en faire, le message lui a semblé impératif. L’esprit a dit que Toupik devait créer un masque-poisson sur un os de seicheLire la suite « Toupic 3/9 »
Toupic 2/9
Toupik s’est mis à sourire quand il a reconnu le scintillement de son étoile. Il s’est ensuite attardé sur celle de son frère aujourd’hui disparu, sur celle de son père, celle de sa femme et celle de son fils. Il s’est retrouvé en communion avec toute sa famille. Il s’attarde sur l’image mentale de saLire la suite « Toupic 2/9 »
Toupic 1/9
Toupik est angoissé. Va-t-il enfin voir apparaître là-bas, au loin sur la banquise, l’ombre de son fils ? La plaine est immense. Quelques blocs à peine surélevés pourraient cacher pendant quelques secondes un marcheur. Il a regardé la ligne de l’horizon plus claire. Il a levé les yeux plus haut vers le ciel. Tout unLire la suite « Toupic 1/9 »
Être philosophe
On ne fait pas de la philosophie pour le plaisir de penser et d’analyser. Chacun d’entre nous est philosophe quand il met en accord la logique de ses idées et celle de ses actes. Pour y parvenir, les philosophes de l’Antiquité nous disent qu’il est d’abord nécessaire de se créer un ensemble d’idées cohérent surLire la suite « Être philosophe »
Vision
Je m’assieds, perdu dans des réflexions qui me coupent totalement du monde. Je ne me surveille pas. Je suis étranger à mon corps. Mon regard, qui ne regardait rien, est soudainement attiré par un point noir, comme une ombre, une poussière, à trente centimètres de mon pied nu. Il me semble que cela se déplace.Lire la suite « Vision »
Après la tempête
Entends-Tu ? Le vacarme s’est tu Au-dessus des vagues Lentement redevenues Des frises ingénues Où les mouettes divaguent.-
Ma différence
Dans plusieurs philosophies (notamment dans le bouddhisme) l’être humain se doit d’accepter sa condition humaine. Ainsi, il se tait et ne s’éparpille pas. Curieusement depuis la philosophie des Lumières et avec la liberté d’expression, on prône plutôt la singularité pour adhérer à la communauté. Pour être élu, il faut bien crier haut et fort saLire la suite « Ma différence »
La perfection
De nombreux philosophes parlent de bonheur, de liberté, d’égalité, de perfection… Comme si tous ces idéaux étaient atteignables. On sait cependant que l’idéal ne peut être atteint dans les circonstances actuelles de l’humanité. On ne parviendra jamais à créer une paix totale, une liberté totale, un bonheur total pour tous les êtres humains en mêmeLire la suite « La perfection »
Être responsable
On trouve dans tous les villages du monde des gens responsables, compétents, intelligents et fidèles qui s’attachent à partager leur temps au bénéfice de leur communauté. Il en est ainsi dans le petit village de Dougoum (Djibouti). Guedda est le directeur de l’école et son épouse, Qacha, est infirmière. Le village est riche de leurLire la suite « Être responsable »
Le cochon
Tout le monde connaît l’expression : Tout est bon dans le cochon. C’est vrai que du groin à la queue, des oreilles aux pieds, tout peut être consommé pour un prix modique. Les Français en consomment plus de 34 kg par an. Je me souviens que dans mon enfance j’ai vu la vessie d’un superbeLire la suite « Le cochon »
Mort d’un projet
Un ami m’a proposé un jour de gravir le couloir Swan, la belle ligne verticale au fond du dièdre entre le Grand et le petit Astazou. Tout était prêt : les cordes, les piolets, les crampons, les vis à glace. Le froid était intense. Et puis… Et puis la veille du départ un orage puissantLire la suite « Mort d’un projet »
Deux morales
Comme beaucoup d’entre nous, j’ai été confronté à deux morales bien différentes. Il s’agit bien d’une opposition. J’ai rencontré des personnes qui avaient un sens moral parce qu’ils avaient le sens de la société. Mal agir serait une sorte de guerre déclarée à l’équilibre et à la paix de leur entourage. Et j’ai fréquenté d’autresLire la suite « Deux morales »
Un moteur nommé Désir
Le désir, longtemps condamné par les régimes et les religions dominatrices, est assurément une énergie qui impose le changement, l’évolution et souvent le progrès. S’il génère des malversations et des méfaits, c’est qu’il a pris naissance dans l’esprit de gens corrompus ou mal éduqués.
Un réel espoir
L’espoir est vain quand il est illusoire. Sans être un expert, ni même un connaisseur, j’aime bien pencher mon front et mes mains vers la terre pour ratisser, sarcler, creuser des sillons et semer quelques graines. L’une de mes motivations est l’espoir d’une future production de fruits ou de légumes. Au terme d’un temps deLire la suite « Un réel espoir »
Distorsion morale
Le malaise est profond, poignant et lourd. Nous baladons depuis des années la bannière des tolérances, de la paix et de l’anti-peine de mort. Et voilà que nous transgressons nos convictions. Nous sourions à la grande mise en scène de la guerre. Beaucoup applaudissent à la condamnation de milliers de gens. Nous justifions nos crimes.Lire la suite « Distorsion morale »
Contre l’oubli
J’ai mis mes paroles au vent Qui veut toujours les faire taireMais j’espère qu’en cet instant Elles pourront un peu vous plaire.Veuillez vous en saisir très viteDéjà l’oubli vous rattrapeVous met à nu et prend la fuiteJetant vos pensées à la trappe.
Chimie de l’amour
On sait aujourd’hui qu’il y a une vraie chimie de l’amour. Oublions les vieux philosophes qui y voyaient un acte de volonté, un pur produit du hasard ou le don d’un dieu. La réalité est bien plus complexe et simplement physique. Ce sentiment inclut de nombreux événements de causalité, une réelle chimie intérieure, un panelLire la suite « Chimie de l’amour »
Prenons le temps. 2/2
Comme précisé plus haut, le présent réel n’existe pas, ou si peu ! Donc l’indicatif présent est utilisé pour indiquer une action déjà passée, au moins partiellement. Exemple : Et ce jour-là, il prend le train pour la première fois. L’indicatif présent est également utilisé pour exprimer une action future. Exemple : demain matin, jeLire la suite « Prenons le temps. 2/2 »
Prenons le temps. 1/2
Les philosophes se prennent la tête en essayant de définir le temps. Il ont peut-être du temps à perdre. Pour gagner du temps, il faut dialoguer avec soi-même et tenter de comprendre ce fichu présent qui ne l’est plus au bout de quelques dixièmes de seconde… Donc on ne peut pas dire qu’on a leLire la suite « Prenons le temps. 1/2 »
Libre 7
Des milliards de gouttelettes déchaînées s’agrippaient à mon corps pour lui ôter l’importance de vivre, pour le jeter dans le néant du mourir, sans sourires, ni pleurs, mais avec la froideur de la hâte et de l’acte immensément stupide. « Elle est bonne… On va jusqu’au pont ?» C’est la dernière phrase que j’entendis. Quand je m’éveillai,Lire la suite « Libre 7 »
Immersion 6
L’eau me saisit à mon tour. Elle me prit comme une mère prend son enfant en le couvrant de toute son ombre et en le serrant fort entre ses bras protecteurs. J’avais vraiment la sensation d’être embrassé, tenu au point de ne plus pouvoir me libérer. Cependant je vivais. Mon émotion était si forte que,Lire la suite « Immersion 6 »
Plongée 5
Notre angoisse se multipliait, s’enflait, éclatait et envahissait cet univers. – Ça va durer encore longtemps ? – On n’est pas encore arrivés ? En fait, la peur gagnait ; la conscience de transgresser l’interdit commençait à nous étouffer, et sur l’horizon de nos pensées, de gros nuages noirs et douloureux apparaissaient à toute vitesse. Il était tempsLire la suite « Plongée 5 »
Hors la loi 4
Personne ne prit la décision, personne ne choisit le jour. Mais, au fil des murmures dans le pesant silence de l’obéissance, et le désir croissant, le rendez-vous fut pris. L’air bruissait. Le soleil enflammait les cœurs. Et le chant secret de chacun, martelé par le rythme soutenu des pas, nous faisait répéter la même ritournelle,Lire la suite « Hors la loi 4 »
Rêves communs 3
Il nous fallait un monde où cette gravité n’existerait pas, un monde plein de douceur et riche de plaisirs instantanés. Alors, nous avions pris goût à ces rêveries dont les images nous promenaient dans les profondeurs liquides, mais comme vaporeuses, de l’Adour. Nous éclations de rire en nous imaginant sauter lourdement de la rive etLire la suite « Rêves communs 3 »
Tentation 2
Nous pouvions disputer d’interminables parties de foot sur cette pelouse que les paysans du coin soignaient et surveillaient méticuleusement. Mais il est vrai que le fleuve nous attirait autrement : son mystère nous fascinait, son importance nous le rendait mythique. Sans même n’y être jamais allés, nous pensions le connaître puisqu’il nous était proche. NousLire la suite « Tentation 2 »
En internat 1
L’eau, c’était l’interdit, le plus important, le plus ressassé par les professeurs, et surtout le plus choquant car il s’imposait, non pas pendant notre présence au collège, mais pendant les heures de repos consacrées à la promenade, à l’aventure, à la vraie vie. Quand nous allions, une fois par semaine, sur un vaste terrain communal,Lire la suite « En internat 1 »
Temps libre
Prendre un livre au hasard, choisir un fauteuil et tourner les pages en regardant les tours de La Rochelle… Lire du théâtre ou de la poésie pour ne pas se limiter au seul roman. Se laisser envahir par les personnages, par les paysages. Et regarder au-dehors. Là, dans l’histoire de cette ville. Entendre les crisLire la suite « Temps libre »
