Les vives-eaux


La couverture

Genre littéraire

Nouvelles

Le titre

Les vives-eaux sont alimentées par les orages, les crues, les résurgences et toutes les marées l’enfance.

Dédicace

À mon frère Michel

Photo de couverture

Photo prise par l’auteur, sur les lieux de son enfance, l’Adour à Larrivière Saint-Savin (Landes)

Présentation

Dans Les vives-eaux, le lecteur va trouver un éventail de nouvelles bien différentes. Des souvenirs de mon enfance aux expériences sportives, du conte au récit historique, on rencontre des personnages qui permettent de mieux comprendre ce monde en évolution. Chacune de ces nouvelles éclaire à sa façon un pan de la Réalité et de ma philosophie. Un vieil homme explique : « Il faudra un jour comprendre que l’on a besoin de bâtir. Mais pour bâtir, il faut la paix, accepter de regarder les autres, ne pas suivre celui qui paraît le plus fort et écouter celui qui parle juste. »

Video

Extrait

Moi, je tiens à mon image, à mon rang et à ma place.  Je ne fais ni une, ni deux : de ma main valide je renvoie l’ascenseur, mais pas sur l’épaule…en pleine gueule, surtout que sur la sienne il y avait de la place.

Et pas la peine d’insister pour que je regrette mon geste ! Je le dis tout net : je suis capable de comprendre sans qu’on me fiche des coups. Les profs, eux, sont un peu plus évolués puisqu’ils ne tabassent plus. Ils ont gagné au change parce qu’en matière de sadisme, il est préférable de distiller la punition.Qui n’imaginerait pas la suite ?

Le surveillant, chose extraordinaire, passait par-là. Pour une fois, il ne piquait pas de roupillon en faisant semblant de lire un condensé de Spinoza, vu que Spinoza dans le texte, c’est pas tordant. Il regarde vers moi, il ne voit que moi, je suis seul à exister dans son monde. Navrant de simplicité !J’écope de trois heures de retenue. Je me retiens à peine. Il représente l’autorité. Je me concentre davantage sur mon épaule endolorie et sur ma main où se promènent des millions de fourmis.

Mais voilà l’instant pernicieux qui se profile à l’horizon de ma vie. Le pion s’approche, tourne les pages de mon livre de maths, et crie dans mon oreille comme dans une caverne :

– Et en plus, ça, c’est à faire pour ce soir !

Il n’a pas bien regardé ! Dans cette page, il y a plus de problèmes que dans tout le reste du livre. Et les plus corsés. Il me prend pour Einstein et Oppenheimer réunis ?

Avis

« Merci pour ces nouvelles, ces « morceaux choisis » de ta vie et de tes passions » (Anonyme)

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