Il était une fois un homme ombrageux qui aimait se mettre en lumière et briller en société. Mais il avait un problème qui lui faisait de l’ombre. Monsieur Rê, c’était son nom, avait une ombre qui n’en faisait qu’à sa tête. Le reste du corps n’en avait point. Évidemment, dans les médias, ça faisait de l’ombre à sa notoriété. Certains se moquèrent de lui. Il se fâcha, se battit et on le mit à l’ombre pour quelques jours. C’est vite devenu insupportable pour lui de vivre ainsi à l’ombre. Monsieur Rê tomba malade, il n’était plus que l’ombre de lui-même. Il maigrissait, avait des vertiges et il délirait à tel point qu’il avait peur de son ombre. De plus, il croyait voir les ombres de ses ancêtres se jeter sur lui en le maudissant…
Sur un coup de tête, il décida de sortir de l’ombre et de courir après son ombre. Pas question pour lui de se mettre sous l’ombre de quelqu’un. Il mit un bel habit, un peu d’ombre à paupières et un nœud papillon. Il s’entraîna au pistolet et finit par tirer plus vite que son ombre – l’ancienne ! puisqu’il ne l’avait pas encore retrouvée.
Il n’y avait pas une ombre au tableau ! Il se mit à marcher hors de tout ombrage. Il avançait, sûr de lui. Il décida de ne plus se mettre à l’ombre des arbres et des murs, de se placer en plein soleil et de regarder son ombre. Elle était là ! Ainsi, dans les réseaux sociaux, il était sorti de l’ombre et redevint célèbre. Le comble de son histoire fut qu’on fit un film sur sa vie en ombres chinoises. D’accord ! Ce mauvais film ne reçut pas l’ombre d’un succès, mais c’était égal. Il n’en prit pas ombrage. Monsieur Rê avait retrouvé son ombre de la tête au pied.
Il était une fois une chanson qui ressemblait aux autres, même si elle était un peu différente.
Elle était née un beau matin… qui d’ailleurs n’était pas si beau que ça puisque le ciel était gris et que la chanteuse n’était pas très heureuse, elle préférait commencer sa journée en regardant le soleil et en le priant d’entrer dans sa maison en lui ouvrant grand sa porte et ses fenêtres. Donc, il ne faisait pas très beau, et la chanteuse avait machinalement pris sa guitare, sans y réfléchir et sans la moindre volonté manifeste. C’était un réflexe qui probablement lui permettait de combler le vide qu’elle ressentait. Elle posa ses doigts sur les cordes sans y réfléchir davantage. Les doigts avaient leurs habitudes et comme souvent ils se posèrent sur l’accord du La mineur.
La chanteuse bouscula d’un coup sec les six cordes de l’instrument. Elle écouta et ressentit le plaisir d’entendre une belle harmonie. Les cordes n’avaient pas désobéi. Elles allaient parfois se désaccorder pour n’importe quelle raison… mais ce matin-là, elles avaient scrupuleusement respecté la consigne. Elle laissa sa main droite créer un rythme plein de nostalgie et de profondeur. Puis elle prit une inspiration en gonflant ses poumons et elle émit quelques murmures doux et tristes. Une mélodie de Chopin tenta sa chance en s’imposant sur ces quelques notes. Non ! La chanteuse voulait autre chose. Elle cherchait un refrain original. À nouveau, elle émit un ensemble d’onomatopées. Ah ! quelque chose lui plût ! C’était langoureux. Un léger frisson parcourut sa main et son bras. Et ses yeux ressentirent une belle émotion. Ils s’embuèrent. La chanteuse aimait ça. Elle n’essaya pas de se retenir. Elle mit deux, trois paroles d’amour sur les notes et se laissa bercer par leur douceur.
Ensuite, il fallut répéter pour corriger et pour améliorer aussi bien la mélodie que les paroles. Et répéter encore. Changer d’accords. Changer de paroles. Changer de mélodie.
La chanteuse s’était jetée à corps perdu dans la création. Plus rien n’existait. Ni le vent, ni la pluie. Ni ses chagrins, ni ses autres humeurs. Elle était dans son rêve en train de marcher sur les mots et en train de se tenir à la mélodie. Une chanson devenait son monde et créait un univers unique. Le chemin était tortueux, mais, plus elle avançait, plus il était beau.
Plus tard… beaucoup plus tard, elle décida que la chanson était terminée. Vraiment terminée ? Non ! Il fallait l’enregistrer pour ne pas l’oublier. Compléter les couplets. Créer un accompagnement et des arrangements si elle voulait la produire devant un auditoire… Tout un tas d’activités qui deviendraient obligatoires et qui la sortiraient de cet état de liberté pendant lequel elle composait sa propre indépendance et son propre bonheur.
Elle regarda par la fenêtre. Il pleuvait. Une chanson flottait dans l’air et passait entre les gouttes.
Le général Méday commandait une petite armée de fourmis. La reine lui avait confié la surveillance du domaine de la fourmilière. Ce général avait étudié dans une prestigieuse école de fourmis. Il connaissait par cœur les lois de la discipline et les techniques militaires. Alors ce ne fut pas très compliqué pour lui de faire respecter l’ordre et d’interdire à tout ennemi de s’approcher de trop près.
En raison de son sérieux et de ses capacités, la reine décida plus tard de l’envoyer au-delà de la fourmilière avec la mission de conquérir de nouveaux territoires afin de permettre à sa famille de s’étendre. Ce fut chose facile pour le général… Facile ? Non, pas vraiment ! Mais il fît savoir à la reine, en modifiant la vérité, que ses victoires étaient totales et que ses conquêtes se multipliaient. Oh ! Qu’on était contents dans la fourmilière. Les veilleuses saluaient les porteuses et les gardes prenaient garde de ne pas trop s’alarmer. Même dans la nurserie, on se racontait les bonnes nouvelles.
On décida à la cour de nommer le général Grand Maître du Peuple Fourmi. Qu’est-ce qu’il advint ? Le général avait-il perdu la tête ? Il affirma haut et fort que des ennemis voulaient anéantir leur fourmilière. Il se lança dans d’épiques batailles. Le grand nombre de victoires fit un grand nombre de victimes. On ne mène pas un combat sans y recevoir des blessures. Et quand il revint chez lui, le général qu’on n’appelait plus Grand Maître n’avait plus de forces. Il fut moqué, injurié et rejeté. On riait fort en le surnommant Napoléon.
La reine fut bien obligée de le disgracier et de l’envoyer au fin fond de la fourmilière pour que tout le monde l’oublie.
Il était une fois un jeune garçon, nommé Malo, qui depuis sa naissance avait l’habitude de dormir le jour et de veiller la nuit. Ses parents, Martha et Loulou, par commodité s’étaient habitués à ce comportement. Pendant la journée, ils étaient tranquilles et, la nuit, ils ne se rendaient compte de rien. Le petit Malo était donc considéré comme un enfant sage et parfait.
Pendant les premiers mois de sa vie, Malo se contentait de remuer et de se déplacer dans son lit. Plus tard, il entreprit de passer par-dessus les barrières et de se promener dans la maison. Ses parents étaient de grands dormeurs et ne s’aperçurent d’aucun de ses déplacements. Instinctivement ou par réflexe, Malo avait sommeil et se recouchait juste avant que ses parents ne se réveillent.
Pendant sa période d’activité, un rien l’amusait. Un flocon de poussière, une miette de pain lui suffisaient pour se divertir durant des heures. Plus grand, il s’affairait à ranger ce qui perturbait ses allées et venues. Il remettait les chaises à leur place, il rangeait les livres de la bibliothèque…. Une quantité de gestes imperceptibles pour le commun des mortels.
Martha cependant prit conscience que quelque chose d’anormal se passait. De plus, elle s’interrogeait sur le sommeil de son enfant : comment pouvait-Il dormir autant le jour et était-ce bon pour sa santé ? Dormait-il autant la nuit ? Alors, elle s’avisa de rester éveillée pour mieux le surveiller. Évidemment qu’elle ne fut pas sa surprise quand elle vit Malo se lever et s’occuper simplement ! Elle profita le lendemain d’un moment paisible pour le réveiller et lui dire :
– Le soleil du jour, c’est fait pour ouvrir tes yeux à l’amour. Et la nuit, c’est fait pour fermer tes yeux à l’ennui. De plus, comment veux-tu que le Père-Noël t’apporte des jouets en secret comme il le fait, si tu surveilles le sapin toute la nuit ?
Malo n’avait pas tout compris, il était encore trop petit. Mais dès ce jour, il dormit toutes ses nuits.
Il était une fois une jolie petite fille qui avait une envie folle de chocolat. Elle s’appelait Komemoa. Elle se réveillait chaque jour avec le goût sucré et velouté d’un carreau de chocolat dans la bouche. N’y tenant plus, un matin, elle demanda à son papa où l’on pouvait trouver le fabricant de cette gourmandise. Son papa était pressé, il partait au travail. Il n’avait pas le temps d’expliquer à sa fille tout ce qu’il savait sur ce produit. Il répondit simplement : « Sur le cacaoyer, au Pérou ! »
Komemoa se demanda longtemps comment elle pourrait trouver cet arbre. Un jour elle passa devant un château où l’on élevait des condors des Andes. Échappant à la surveillance de ses parents, elle s’approcha d’un oiseau et lui demanda s’il pouvait la conduire chez lui, dans le pays de ses ancêtres. Il accepta aussitôt, ayant trouvé un bon prétexte pour s’évader. Elle grimpa sur son dos. Le voyage fut long mais elle dormit beaucoup.
Bien plus tard, le condor la déposa au pied d’un magnifique cacaoyer à la lisière d’une grande forêt. Quelle fut sa déception de constater que les gousses contenaient des fèves insipides et vaguement parfumées. Elle demanda de revenir à la maison. Le condor n’était pas content d’avoir fait tout ce voyage pour rien. Mais, après de nombreuses tergiversations, ils finirent par s’envoler.
Quand elle ouvrit à nouveau les yeux, Komemoa se retrouva auprès de ses parents sur le canapé familial. Ils regardaient la vidéo de leur récent voyage en Amérique du Sud. Ils sourirent quand ils se revirent, à la fin du voyage, au moment où ils avaient franchi avec Komemoa la porte du grand Airbus.
L’orage menaçait Les nuages s’entassaient Se bousculaient Et attendaient La permission de tomber Sur les gens qui allaient En ville pour voter Et moi je regardais Ces gens qui passaient Leur choix bien ancrés Leurs idées bien fixées Leur cœur en bandoulière Je les voyais faire : Leurs voitures garées Les jupes ajustées Les pantalons remontés Ils partaient changer Le monde entier Les nuages les ont encerclés Les ont approchés Puis ont commencé À faire tomber Leurs gouttes nacrées Sur ces gens décidés À se prononcer Pour leur petit chéri Qui leur avait promis De simples folies De douces rêveries Et des rêves à l’infini Alors aux gouttes de pluie J’ai laissé se mêler aussi Mes larmes de dépit
Quand je regarde des photos souvenirs, parfois je découvre quelqu’un que je ne reconnais pas. Je regarde mieux. C’était moi… Nous sommes très différents de ce que nous étions quelques années plus tôt et forcément différents de ce que nous serons plus tard. Le philosophe Gilles Deleuze dit que « nous sommes en devenir ». Notre identité n’est pas stable ni définitive. Alors il n’y a qu’un pas à faire pour parler de l’identité par la nationalité… par le langage… par la culture… que reste-t-il de l’identité d’un Algérien devenu Français puis Harkis, actuellement sur son lit d’hôpital à Berlin ? Quel est son pays ? Quelle langue ? Quelle religion ? Quelle profession ? Quelle famille ? Nous sommes tous d’anciens migrants, les métèques de quelqu’un d’autre. Nous avons tous changé nos modes de vie. Nous gardons peu de choses de notre enfance. Alors nous vivons au mieux l’instant présent en essayant de ne pas compliquer la vie des autres. Et nous poursuivons notre évolution avec passion.
On n’a pas le droit d’être pour la Palestine ou pour Israël, pour l’un contre l’autre. Une prise de position unilatérale signifierait que l’on condamne le peuple de la partie adverse à une mort violente et certaine. On n’a pas le droit de soutenir une armée moderne en train de bombarder chaque jour une population sans défense qui assiste, les mains nues, à la destruction des familles, des habitations, des infrastructures et de son identité. On n’a pas le droit de cautionner une organisation politique qui veut la disparition d’un autre peuple, qui se déshonore par la réalisation d’un massacre abominable et qui regarde son propre peuple déchiré par les bombes et la famine. Mais on a le droit et le devoir de soutenir deux peuples voisins et frères qui veulent vivre en paix dans leurs pays. On a le droit et le devoir de demander que leur soient délimitées des frontières inamovibles. On a le droit et le devoir de fustiger les dirigeants politiques d’Israël et de Gaza qui, chaque jour, condamnent à mort leurs enfants, leurs femmes et leurs jeunes à la fleur de l’âge. On a le droit et le devoir de soutenir ces deux peuples qui réclament la paix et la liberté. On a le droit et le devoir de ne plus fournir d’armes aux belligérants. Vive la Paix !
Le recueil de nouvelles « Le cache-misère » est une auto-édition, imprimée par K.D.P. et vendu sur Amazon.
Tous les bénéfices de ce livre sont versés sur le compte de l’ASSOCIATION DES FEMMES-ABEILLES.
La couverture
Le genre littéraire
Recueil de nouvelles
Le titre
Le cache-misère est un manteau qui protège le corps de tous les regards malintentionnés. C’est aussi le voile qui nous habitue à ne pas regarder en face ce qui ne va pas. Montrer ce voile est déjà l’amorce d’un prochain regard, plus profond.
La dédicace
Le recueil « Le cache-misère » est dédié à deux soeurs, Line et Christelle, dont l’amitié très ancienne m’est très chère. Leur regard affectueux, régulier et clairvoyant est très important pour moi.
La photo de couverture
J’ai pris la photo de couverture à Châtelaillon-Plage, un jour où l’orage menaçait. Elle donne vie au texte de la nouvelle éponyme de ce recueil.
La vidéo
Un extrait
« La boite métallique est au milieu de la table en pin verni. Sa taille lui permettait à l’origine de contenir un kilo de sucre en morceaux ou des plaques de chocolat… Elle est couverte des flétrissures du Temps. On distingue à peine, sur l’affichette toute mitée, la tête, le dos et une jambe d’une jeune fille courant dans les champs. Du titre, une seule lettre est encore lisible, un A rouge. Je ne me souviens pas de quelle marque.
Je me saisis de la boite et je la soulève lentement. D’après son poids, j’émets l’hypothèse qu’elle est vide. Des deux mains, j’exerce deux tractions opposées bien trop vives. Le couvercle se dégage sans peine et s’envole hors de la table. Je vais le chercher. Je ne sais pas, je ne sais plus comment cette boite est parvenue dans ma chambre. »
Avis de lecteur
« Un recueil de nouvelles bien écrites, traitant des problèmes actuels , et qui vous fera voyager aussi. Une nouvelle, c’est tout un monde résumé en quelques pages et la nouvelle suivante vous dépayse totalement ! » (Mifa)
J’ai écrit ce roman tout simplement parce que je connais bien ces montagnes et ces sentiers pour les avoir parcourus pendant de nombreuses années. Les deux principaux personnages du roman, la jeune fille et son prédateur, ont des caractères forts et jusqu’au boutistes. Je suis toujours fasciné par la puissance de certaines personnes qui ne peuvent pas regarder ailleurs que leur propre chemin. L’amour est lié étroitement à cette faculté. Face à eux, le guide révèle une philosophie qui exclut les croyances, le fatalisme et toute superstition. C’est le représentant de ceux qui marchent en silence parce qu’ils le peuvent encore.
L’édition
Le roman « L’à-pic » est édité par K.D.P. et vendu sur Amazon
Tous les bénéfices de ce roman sont versés sur le compte de l’ASSOCIATION DES FEMMES-ABEILLES.
La couverture
Le genre littéraire
Roman ( montagne, amour, Hautes Pyrénées…)
Le titre
L’à-pic, c’est bien sûr la verticalité des parois rocheuses du massif des Pyrénées, autour de Gavarnie, mais c’est aussi l’escalade des sentiments, des plus doux aux plus violents.
La dédicace
Le roman « L’à-pic » rend hommage à mon ami Roger, disparu trop tôt.
La photo de couverture
J’ai trouvé la photo de couverture sur Internet. Elle semble être libre de droits. On y voit le refuge des Espuguettes et, sur la crête, la mythique Brèche de Roland.
La présentation
Sur les sommets proches du Cirque de Gavarnie, Myla, jeune fille en quête de perfection, se place sous la protection de Mathias, guide de Haute Montagne. Car Nathan, le gourou nutritionniste, la poursuit inlassablement de ses violentes ardeurs. Leur fuite devient une course contre la mort. Les événements transforment le cours de leur vie. Leurs pensées, leurs sentiments et leur nature profonde sont bouleversés par cette terrible expérience. L’écriture restitue leur richesse et leur complexité.
« Je m’appelle Mathias Bordes. J’ai 30 ans. Je suis guide de Haute Montagne depuis cinq ans. Mais j’ai commencé à parcourir les Pyrénées dès que j’ai su marcher. Par goût, je me suis en quelque sorte spécialisé dans l’ascension des faces nord. Depuis l’Ansabère jusqu’à l’Aneto.
L’été se mourait. Le torrent des visiteurs ne s’écoulait plus sur le chemin du cirque de Gavarnie. Quand j’y passais par obligation, pour accompagner quelques clients, mon estomac subissait les assauts des puanteurs touristiques. Les effluves de déodorants, de transpirations et de déjections animales me soulevaient le cœur. Ils enfonçaient dans mes poumons des spasmes vomitifs. Mais ce jour-là, je grimpais en solitaire vers le Pic Rouge de Pailla et les Astazou. Je n’apercevais pas encore le refuge des Espuguettes. Je remarquais seulement un couple qui marchait, plus haut, vers la Hourquette d’Allans... »
Avis de lecteur
de Mifa (correctrice)
Roman très intéressant tant au niveau des questions abordées que de la découverte des sommets des Hautes Pyrénées. Chaque personnage défend ses idéaux et progresse à son rythme dans la découverte et la gestion de l’amour. Ce qui donne le plus à réfléchir, c’est notre aveuglement devant les théories des responsables qu’ils soient politiques, religieux ou philosophiques.
de Lydie (correctrice)
Jean-Marie, j’ai apprécié ton style tout au long de la lecture de ce livre. Je souhaite une belle diffusion à ce thriller Toy….
de Philippe (gardien du chalet « La Grange de Holle »
Bonjour Jean-Marie, Je tenais à te remercier et à te féliciter pour ce livre prenant palpitant bref à quand le prochain ? Au plaisir de se revoir et à très bientôt.
de Joceline (amie)
« J étais super bien à Biarritz avec un temps magnifique. J’avais emmené « L’A-PIC », le livre de Jean Marie. Quand je l’ai commencé, il était 14h30 et, tellement portée par l histoire , je l’ai terminé le soir avant d’aller au lit. Incroyable ! J étais complètement épatée par l’écriture de Jean Marie, par l’histoire… Je n ai jamais lu un livre avec autant de suspens. D’ailleurs je l’ai laissé à ma belle-fille. Alors je dis un grand BRAVO à Jean Marie. »
Le roman « Les mal-aimés » est une auto-édition, imprimée par K.D.P. et vendue sur Amazon.
Tous les bénéfices de ce roman sont versés sur le compte de l’ASSOCIATION DES FEMMES-ABEILLES.
La couverture
Le genre littéraire
Roman
Le titre
Les mal-aimes, ce sont les trois personnages de ce roman qui sont à la recherche de l’amour et de la réussite.
La dédicace
Le roman « Les mal-aimés » est dédicacé à Marie.
La photo de couverture
La photo de couverture a été prise par l’auteur dans le village de Dougoum (Djibouti).
La présentation
C’est une personne de Djibouti qui m’a donné envie d’écrire ce livre, un homme dans la misère qui était prêt à tout pour s’en sortir, sans se plier aux croyances ni aux morales. Les événements se sont liés pour le conduire à une extrémité inadmissible. Notre existence suit-elle une logique mathématique ou bien sommes-nous les produits un peu hasardeux de notre culture et de nos expériences ?
Laurine, épouse mal-aimée, n’a pas de chance. Elle subit une quantité impressionnante de problèmes. Elle rêve de s’en sortir par n’importe quel moyen. Daoud, l’immigré, a fui son pays djiboutien avec l’espoir de trouver le bonheur dans lequel baignent les Français. Mounir, la proie facile, ne trouve aucun goût à la vie. Ces êtres perdus et mal-aimés se cherchent dans le regard des autres, près du port de La Rochelle. Ils ne se rendent pas compte que le hasard des rencontres les pousse tous les trois vers la tragédie. On court après le bonheur mais, s’il n’y a ni raison, ni logique, on ne rattrape que les désillusions. Le désir est loin d’être suffisant.
La vidéo
À venir…
Un extrait
– Moi, j’en ai marre de la tyrannie des pauvres. « Ah ! ben non ! on ne peut pas t’acheter cette robe ! Pas ce mois-ci… Un vélo électrique ? Tu rêves, ma fille ! »
C’est tellement épouvantable que je ne sais pas comment en parler. Où sont les mots pour décrire l’horreur ? On vit la misère dans notre corps et dans nos pensées. Nous vivons l’humilité et le dédain comme si c’était un poison dans nos veines… Un poison qui nous fait mal, au quotidien.
Qu’est-ce qu’ils croient, les riches ? Ils se voilent les yeux ? Ils ne veulent pas voir ?
La pauvreté, je l’ai vécue chaque jour de mon enfance. Mes parents y étaient résignés. Ils la subissaient comme un orage permanent. Qu’est-ce qu’on peut faire contre la pluie ? Si tu ne trouves pas de parapluie, tu prends tout sur la tête. C’est ce que mon père disait. Mais il ne faisait rien pour éviter les averses. Il pensait que vouloir faire des mains et des pieds pour sortir du cloaque, c’était le moyen le plus sûr pour s’attirer des ennuis. Alors, il ne fallait pas bouger. On ne faisait pas de politique, on ne participait à aucune fête, à aucune réunion. On disait simplement bonjour à nos voisins. Pas aux autres.
Avis de lecteur
De Christelle L. M.
Ça y est ! J’ai pu commencer la lecture du dernier livre de Jean-Marie. Très fluide, belle écriture, on plonge facilement dans l’univers de ses personnages très attachants. Les pages s’enchaînent très facilement. » Christelle L. M.
J’ai rêvé à un avenir lointain. Le monde a connu une destruction massive. Après 2100, les hommes reprennent leurs habitudes. À Chatelaillon, un couple subit l’autoritarisme des Magisters. Les objets maîtrisent leur conscience. Ils sont acculés à devenir des résistants. Et les êtres humains retombent inexorablement dans les mêmes défauts qu’avant. Roman assez noir, où l’on sent le poids des héritages et de l’avenir prédéfini. Seuls les sentiments amoureux peuvent apporter le bonheur individuel.
L’édition
Le roman « Les porte-bagages » est une auto-édition, imprimée chez K.D.P. et vendue sur Amazon.com
Tous les bénéfices de ce roman sont versés sur le compte de l’ASSOCIATION DES FEMMES-ABEILLES.
La couverture
Le genre littéraire
Roman
Le Titre
Les portes-bagages sont des moyens de transport très importants parce qu’ils contrôlent les cerveaux des clients. Danger !
La dédicace
À mes amis Pierre et Mado
La photo de la couverture
Photo prise par Zachar (photographe israélien de Beer Sheva) qui m’a offert les droits d’auteur. Les modèles sont Dasha et Stella. J’ai voulu indiquer dès la couverture que les femmes sont toujours emprisonnées et combattues dans les dictatures.
La description
« Les porte-bagages » est un roman à peine futuriste. Presque tous les pays ont traversé des crises violentes. Les événements se déroulent durant l’automne 2139 à Châtelaillon (Charente Maritime). Le monde est dirigé par des dictateurs qui surveillent le corps et l’esprit de tous les habitants grâce à des robots miniaturisés. Un couple va se sentir de plus en plus mal dans cette ambiance. Il se demande s’il est encore libre de quoi que ce soit et s’il peut encore réagir.
Que nous apporte le progrès technologique ? Est-il normal qu’il nous prive en même temps de notre liberté ? Nous reste-t-il la possibilité de choisir ? Peut-on être responsable de nos actes ? Et par là, quel est le but de notre vie ?
On retrouve ici les questions majeures que je me pose dans mon roman « Le Tourne-Oreille » et dans les deux recueils de mes nouvelles, « Le Porte-Bouquet » et « Les Vives-Eaux ».
La vidéo
Un extrait
Rien n’a changé. C’est toujours la même chose, partout. À Présent, la nuit cède le pas au jour en hésitant. Tout est comme hier, ou comme avant-hier. Au-dessus de l’espace-vert, rien ne bouge. Le ciel est stable, parsemés de petits nuages sales. Ils ne se déplacent pas. Ils attendent on ne sait quoi.
Les fleurs alimentaires hésitent à montrer leurs couleurs. On commence à deviner qu’elles seront rouges, jaunes ou bleues. Elles ont à peine grandi. Malgré les promesses du « mode d’emploi », elles ne se sont pas ouvertes. Il fait trop froid, peut-être. Elles proviennent du Grand Commerce Des Champs.
Lucas déteste cette annexe du Grand Trouve-Tout. Judith y a acheté juste la part de couleurs qu’il leur fallait. Elle refuse d’acheter des fleurs d’ornement. Elle n’admet pas de les tuer pour les voir pendant une semaine expirer lentement dans un vase.
Avis de lecteur
(Marie-France) Dans les « Porte-bagages », l’auteur a créé volontairement une ambiance futuriste. C’est étonnant d’imaginer Châtelaillon ainsi. C’est si réel, que l’on a envie de continuer et de pénétrer dans cette atmosphère. Au final, c’est une profonde réflexion sur nos gestes , sur nos choix et sur notre devenir qui s’engage.
(Maïté). J’ai beaucoup aimé ce livre mais j’espère que cela n’arrivera jamais !
(Marie) L’histoire est quelque peu dérangeante, dans le sens où elle nous invite à nous poser des questions, mais des fois, cela n’est pas inutile…. L’intrigue est bien présente jusqu’à la fin, dénouement auquel nous nous attendons pas. Bref, vous l’aurez compris : lisez ce roman « futuriste »
Cette pièce de théâtre est en auto-édition, imprimée par K.D.P. et vendue sur Amazon.
Tous les bénéfices de cette pièce de théâtre sont versés sur le compte de l’ASSOCIATION DES FEMMES-ABEILLES.
La couverture
Le genre littéraire
Théâtre – Tragédie
Le titre
Il y a des enfants-rois… Ici, c’est une jeune fille qui veut séduire pour s’imposer et dominer.
La dédicace
à mon ami Émile Obadia
La photo de couverture
Photo de Nicolas d’Albenas, modèle : Blanche Alcy
La présentation
A la fin du XXème siècle, le monde occidental estimait que pratiquement toutes les libertés étaient acquises et les valeurs solidement établies. Mais au début du XXIème, en est-il toujours ainsi ? À travers le comportement d’une adolescente qui veut entamer une épreuve de séduction auprès d’un homme qui pourrait être son père, on peut se demander si les nouvelles puissances économiques, le monde de la finance et celui de la publicité ne cherchent pas à imposer leur pouvoir de séduction en utilisant à l’excès le charme, l’insistance et la surenchère. Leur violence pourrait faire disparaître les valeurs lentement élaborées au cours des siècles par les plus vieilles civilisations : la liberté, l’objectivité, la compassion et la tempérance. La séduction n’est-elle pas une tyrannie ?
Un extrait :
« Le professeur
Pourtant, vous savez que la vie privée est protégée par la loi ?
La jeune fille
Protégée par qui en fait ? Vous connaissez quelqu’un qui s’est fait punir pour avoir divulgué des informations privées ? La loi, c’est une chose ; la réalité, c’en est une autre.
Le professeur
Il n’en reste pas moins vrai que le viol informatique est inadmissible.
La jeune fille
Il fallait vous protéger et ne pas vous exposer. C’est ce qu’on dit en général à une fille qui porte plainte pour viol… »
La vidéo
(à venir)
Avis de lecteur
« J’ai lu avec un grand interêt ta pièce. Je dois t’avouer que je l’ai beaucoup aimée. Elle est à la fois prenante et surprenante. On se laisse comme aspirer, voire même « engloutir » tant on se sent vite emprisonné par l’intrigue et par le côté de la fuite en spirale, inextricable et inéluctable que l’on pressent d’ailleurs dés le départ. Même s’il y a quelques rėpétitions, nécessaires ici, la fin est particulièrement bien trouvée. C’est une chute que l’on finit par deviner, en fait, car on est soi měme devant ce dilemme, avec -il faut bien l’admettre,- un suspens digne du maître en la matière, Alfred H… J’ai donc beaucoup aimé. » Émile O.
Je viens de terminer la lecture de votre pièce. J’ai beaucoup aimé, je l’imagine bien sur les planches d’un théâtre. J’ai beaucoup apprécié cette montée en pression jusqu’à la fin où on peut tout imaginer. Une pièce dure mais qui laisse de la place à libre interprétation sur l’amour, la vie et tant d’autres choses. Blanche Alcy
Dans mon journal personnel, je racontais mes rencontres et mes engagements pendant une décennie en République de Djibouti. J’ai repris dans « Les femmes-abeilles » les événements vécus et les émotions ressenties, parfois même les bruits et les légendes qui foisonnent dans ce pays. J’ai été exposé aux manipulations et aux menaces, mais j’ai toujours voulu prendre parti pour toutes ces femmes-esclaves qui sont contraintes de se soumettre et de garder le sourire.
L’édition
Le roman « Les femmes-abeilles » est une auto-édition, imprimée par K.D.P. et vendue sur Amazon.
Tous les bénéfices de ce roman sont versés sur le compte de l’ASSOCIATION DES FEMMES-ABEILLES.
La couverture
Le genre littéraire
Roman (basé sur des faits réels)
Le titre
Comme les femmes du monde entier, celles de Dougoum travaillent comme les abeilles : tout le temps, pour leur groupe social et au détriment de leur propre personnalité.
La dédicace
à mon ami Yacine qui m'a fait découvrir le village de Dougoum (Djibouti)
La photo de couverture
J’ai photographié Kadiga à son travail de vannerie au village de Dougoum (Djibouti)
La présentation
Il s’agit du « roman » d’une association : les Abeilles de Dougoum. La plupart des événements racontés sont authentiques et légèrement romancés. Ils parcourent le chemin d’un petit campement de nomades pris en charge par des enseignants français dans le désert afar de la République de Djibouti. Ce pays est un roman à lui seul : les volcans et séismes, les chaleurs insupportables, la pauvreté extrême, la violence permanente, les convoitises de toutes les puissances armées du monde, font des habitants du petit village de Dougoum et des humanitaires qui y travaillent les témoins et les acteurs d’un univers impitoyable. Dans un tel milieu, les amours et les haines, la jalousie et le mépris trouvent un exutoire exceptionnel. Aujourd’hui, ce petit peuple en ébullition peut, à tout moment, exploser sous la pression de la Chine, des États-Unis, des pays arabes et européens. Une poignée de femmes cherche les moyens de survivre et d’améliorer la condition féminine. Minutieusement et courageusement, elles sont les abeilles d’un monde en effervescence.
Le droit de vivre impose l’idée qu’il faut en avoir les moyens. Pour un nomade, il est indispensable d’avoir de l’eau, de la nourriture, une maison, une source d’énergie, des médicaments, des communications, de l’instruction et une rémunération pour pouvoir commencer à vivre. Ce sont ces moyens que l’Association des Femmes-Abeilles a voulu apporter aux femmes d’un petit village de Djibouti. Récit d’une aventure de 10 ans.
La vidéo
Un extrait
« Yacin ouvre de grands yeux dubitatifs tout en fronçant un peu les sourcils. François lui a proposé de marcher depuis la ville de Tadjourah, au niveau de la mer, jusqu’à la forêt du Day, à 1600 mètres d’altitude, en remontant l’oued Ayboli, et de redescendre le lendemain.
– Non, tu n’es pas sérieux ?
– Pourquoi ?
– De Tadjourah au sommet, c’est une très longue marche…
François le regarde, silencieux.
Yacin semble hésiter.
En réalité, il est aussitôt séduit par ce projet. Le souvenir de sa longue marche au Japon est encore frais. Son pèlerinage nippon a été très long, épuisant. Mais il est prêt à vivre de nouvelles aventures.
– C’est parfaitement jouable, murmure François.
Ce paisible et solide gaillard est amateur de randonnées sauvages. Seules, les surprises donnent de l’intensité et de l’intérêt à sa vie… »
Avis de lecteur
Une belle histoire ! J’ai beaucoup aimé. (Anonyme)
Ce journal est une auto-édition, imprimée par K.D.P. et vendue sur Amazon.com
Tous les bénéfices de ce roman sont versés sur le compte de l’ASSOCIATION DES FEMMES-ABEILLES.
La couverture
Le genre littéraire
Correspondance – Journal
Le titre
Un grand-père s’adresse régulièrement à son petit-fils pour lui présenter sa perception d’une logique du monde.
La dédicace
à Alexis, mon autre Lucilius
La photo de couverture
J’ai pris la photo d’Alexis quand il avait treize ans.
La présentation
Pour répondre aux questions de mon petit-fils, je lui envoie des lettres qui lui expliquent ma vision du monde et les raisons de mon engagement humanitaire. Je reprends la méthode de Sénèque, l’écrivain latin, pour instruire son disciple Lucilius,
Je lui raconte mes craintes à l’égard des populations démunies et mes espoirs en l’être humain, mes certitudes et mes doutes. Je lui dis aussi comment l’élan de l’humanité pourrait être stoppé et comment on pourrait éviter cette catastrophe.
Durant six mois, j’ai envoyé plus d’une soixantaine de lettres. Au terme de cet échange épistolaire, mon jeune adolescent m’a écrit : « Ces lettres que tu m’as envoyées m’ont permis de mieux comprendre le monde. Tes explications m’ont aidé à forger des avis qui maintenant me sont propres. Par cette correspondance, tu m’as proposé des solutions à beaucoup de questions que je me posais. Je t’en remercie. Si tu peux parler de moi, par contre, je préfèrerais que mes réponses ne soient pas reprises dans ton livre. »
La philosophie, ce n’est pas un défilé de sentiments à la mode exhibés avec de belles phrases. Dans ce livre, j’essaye d’expliquer à mon petit fils qu’il doit y avoir une cohérence et une cohésion entre nos idées, nos paroles et nos actions.
La vidéo
Un extrait
« Hier, au cours du repas, tu m’as bien surpris. Je ne m’attendais pas à ta question. Tu t’en souviens, tu m’as demandé où tu étais avant de naître. Je t’ai répondu rapidement que ce n’était pas le moment d’en parler. Et j’ai souri quand je me suis rendu compte que tu avais tout à coup envie de bouder.J’aurais pu essayer de te l’expliquer. Mais tes parents étaient en train de parler d’un problème bien difficile. Ils profitaient de cette petite réunion de famille pour bénéficier des idées de tout le monde. Ils analysaient comment exploiter au mieux le petit terrain situé à l’arrière de leur maison.
Pour ne pas être impoli, j’ai préféré remettre ma réponse à plus tard.
Je n’attends pas davantage. Je serais capable d’oublier la gravité que tu donnais à cette question... »
Avis de lecteur
« Je voulais vous dire que j’ai beaucoup aimé la correspondance que vous avez adressée à votre petit fils, Alexis. Je suis en train de les lire une deuxième fois. » Chehem
Ce recueil est une auto-édition, imprimée par K.D.P. et vendue sur Amazon.com
Tous les bénéfices de ce livre sont versés sur le compte de l’ASSOCIATION DES FEMMES-ABEILLES.
La couverture
Le genre littéraire
Poésies et photos
Le titre
Les habitants de la Corne de l’Afrique affichent le calme et peuvent laisser éclater leur violence comme les volcans qui les entourent.
La dédicace
à Chehem Watta, écrivain djiboutien
La photo de couverture
J’ai photographié un habitant du village de Dougoum (Djibouti)
La présentation
« Le peuple-volcan » est un ensemble de poésies et de photos que j’ai créées durant mes nombreux séjours à Djibouti, Ali-Sabieh, Tadjourah, Obock et Dougoum… Des Monts Goda à la mangrove de Godorya, de la centrale solaire d’Addaïlou à la mosquée d’Ali-Sabieh, j’ai trouvé un peuple fier, beau, courageux, explosif et attaché à ses traditions. L’émancipation des femmes y poursuit lentement un chemin jonché d’innombrables obstacles. Les Djiboutiens observent toutes les armées du monde et toutes les ONG dont ils dépendent, en mâchant ce khat qui ruine leur santé et leur économie familiale. Ce peuple qui affronte un climat terrifiant et des déserts violents, sait exploser comme les volcans qui façonnent continuellement le Goubet. Il a ses failles et des trésors cachés. Indociles et fiers, ces hommes et ces femmes n’attendent que le jour qui vient et sont guidés par des superstitions ancestrales.
Avec des poèmes, des photos et des mots isolés, j’essaie d’expliquer pourquoi tant de voyageurs s’attachent définitivement à Djibouti, ce pays brûlant, violent, pauvre, cruel, menteur et pourtant vibrant, spectaculaire, unique et réellement attirant .
La vidéo
Un extrait
J’ai rencontré Fouad Mon ami Fouad Dont le cœur explose de sourires Qui voudrait donner Mais qui n’a rien Qui ne se nourrit que de faux espoirs D’un peu de riz Et de rêves étranges Qui parle comme un soleil Avec des mots de pluie Qui tend la main Comme on ne sait plus le faire Et qui marche comme un chef Sachant trop bien obéir.
Ce roman est une auto-édition. Il est imprimé par K.D.P. et vendu sur Amazon.
Tous les bénéfices de ce roman sont versés sur le compte de l’ASSOCIATION DES FEMMES-ABEILLES.
La couverture
Le genre littéraire
Roman
Le titre
Le tourne-oreille est une charrue à double soc que le conducteur fait pivoter. Nous croyons creuser notre sillon : illusion ! nous sommes conduits… par notre passé.
La dédicace
À mon ami François Turpin
La photo de couverture
J’ai pris la photo de la soeur de Kadiga qui nous recevait chez elle quand nous passions quelques jours à Dougoum (Djibouti).
La présentation
J’ai enseigné un an à Djibouti en 1978. Le pays sortait à peine de sa crise d’indépendance. Les intérêts politiques et commerciaux envahissaient l’esprit des échanges humains, sociaux et internationaux. Le héros qui croit conduire sa vie auprès de personnages déchirés, est en réalité impliqué, malmené et broyé par la révolution qui l’emporte comme le vent peut emporter la feuille ou comme le tracteur peut diriger la charrue qui s’imagine être responsable de son sillon.
La Corne de l’Afrique est un volcan humain en activité. La Somalie, l’Éthiopie, Djibouti, l’Érythrée et le Yémen sont toujours prêts à exploser. Les poussées magmatiques de la guerre, de la révolte, de la misère ou du fanatisme y sont fréquentes. Les personnes qui tentent d’y vivre, de se rencontrer, d’aimer ou de lutter sont toutes les victimes de cet enfer géologique, climatique, géopolitique et culturel qui les menace quotidiennement. Ce roman raconte une histoire d’amour entre un Français un peu déboussolé et une Djiboutienne, au lendemain de l’indépendance du Territoire français des Afars et des Issas qui devient République de Djibouti en 1977. Les premières élections donnent le pouvoir à un Issa, Hassan Gouled Aptidon. Mais une partie des Afars n’accepte pas le résultat de ce scrutin et entre en rébellion. La France cherche à préserver ses intérêts en soutenant plus ou moins secrètement les uns et les autres. Or les événements sont soumis au jeu des grandes puissances, l’URSS et les États Unis, ainsi qu’aux états voisins, l’Éthiopie et la Somalie. Tandis que le pays se déchire dès l’année suivante, le couple va se retrouver balloté et malmené dans ses missions, dans ses amours et dans sa liberté.
La vidéo
Un extrait
« Maryam s’adresse à moi. Je dois laisser voir mon désarroi.
Ses mots n’ont plus la même saveur. Comme si leur lumière était amère.
– Est-ce que ta mission vue sous cet angle te paraît intéressante ?
Son sourire brille comme l’acier. Je ne sais trop quoi répondre…
Bien sûr, tout cela me semble un jeu dangereux. Ce sera difficile… mais enfin, j’ai bien accepté… et je ferai mon travail. Pourtant avant, j’aimerais comprendre pourquoi ces Afars et tous ces pays frontaliers sont tellement haïs.
– Dans les temps anciens, me répond Maryam, Somalis et Afars circulaient sur les mêmes terres.Mais ils se faisaient la guerre. Presque une tradition. Chaque tribu avait des contentieux avec les autres. C’est vrai que les problèmes et les dissensions se sont accrus avec l’arrivée des Français. Ce qui n’avait qu’une importance régionale est devenu, aujourd’hui, d’une importance internationale.
– Je peux comprendre qu’un pays, indépendant depuis si peu de temps, cherche à se protéger. Si je peux vous aider à développer votre souveraineté, c’est volontiers que je me rangerai à tes côtés. Mais le chemin de la guerre n’est pas la solution. La violence retombe toujours sur son auteur.
Maryam me regarde froidement. Ses yeux sont glacés.
Elle ajoute :
– Idéalisme ! Utopie ! Nous devons répondre à la moindre agression. Sinon, nous serons dévorés en un tour de main. Tu ne connais pas les gens de ces pays… Et toi, tu dois justement nous protéger et te protéger : pour cela, tu devras peut-être t’engager militairement…«
Avis de lecteur
Hier soir, j’étais en train de lire « Le tourne-oreille » ! Impossible de reposer le livre !! j’adore, tu as vraiment l’art de nous faire entrer dans l’atmosphère unique de Djibouti, même pour ceux qui ne connaissent pas… dès les premières pages, on est littéralement hypnotisé ! Bravo ! » (Camille)
« C’est vraiment magnifique ! Ton livre est magnifique. Je l’ai lu d’une traite… » (Loulou)
C’est un roman envoûtant qui, malgré quelques passages cruels et poignants, vous entraîne dans un univers d’aventures rocambolesques mais toujours possibles dans cette corne de l’Afrique. Avec un amour improbable, un désir de découvertes des autres et de l’Afrique profonde, l’auteur sait nous conter cette féérie romanesque, philosophique et poétique. Une histoire qui dépeint cependant une rude réalité. » (Émile)
« C’est très impressionnant ! C’est le premier roman que je comprends comme ça. C’est facile à comprendre pour moi qui ne suis pas bon en littérature. C’est pareil pour mon grand-frère qui vient de finir de le lire. » (Ali)
« J’ai lu « Le Tourne-Oreille » J’ai beaucoup aimé. Il est vraiment très intéressant. Surtout les paroles d’amour. Je me suis demandé comment on pouvait écrire de si belles choses. Tellement belles que je les ai lues à ma femme. Et la vie des gens là-bas, c’est très bien raconté. La guerre, les rapports avec les puissances coloniales, tout ça, ça s’est vraiment passé ? Et ces personnages, tu les as vraiment connus ? Au-début j’ai eu quelques hésitations, puis j’ai été accroché et je n’ai pas pu lâcher ton livre… Oui, c’est très bien… et très bien écrit ! » (Gérard)
J’ai pris beaucoup de plaisir à lire ce livre où on plonge dans le Djibouti de 1977 et des années qui ont suivi. Si la romance s’écarte parfois de l’Histoire, certaines scènes sont pourtant tirées de la réalité. Les sentiments des personnages sont plus vrais que nature, et pas une seconde on ne doute que tout aurait bien pu se passer ainsi il y a 40 ans. Bravo pour cette belle histoire et ce regard nouveau sur Djibouti ! (François)
Chaque jour, nous créons des phrases qui ont le poids de la sagesse ou de la folie.
La dédicace
À Marie, ma belle-fille
La photo de couverture
J’ai photographié ce nomade qui descendait de la forêt du Day vers le village d’Ardo (Djibouti).
La présentation
Cet éphéméride présente deux phrases pour chaque jour de l’année. La première est un avis ou un sentiment personnel, la seconde précise ce que j’aime et demande au lecteur s’il est d’accord ou pas…
Avoir chaque jour deux ou trois pensées avant de sombrer dans le fourmillement des automatismes quotidiens, c’est la proposition de cet éphéméride. Au fil de ces phrases, je dis qu’il ne suffit pas de sourire, il faut aussi s’inventer un but qui donne envie de comprendre et de poursuivre.
La vidéo
Un extrait
13 janvier
Il y a ceux qui ne voient rien, ceux qui voient bien et ceux qui voient loin…
J’aime craquer et me requinquer. Et toi ?
14 janvier
Un enfant du
désert est aussi important qu’un autre de la capitale.
J’aime la caresse du premier regard. Et toi ?
15 janvier
Parler de la pluie et du beau temps, ce n’est pas de la liberté d’expression.
J’aime fouiller dans le fourmillement des fourmis. Et toi ? …
Le porte-bouquet (titre de l’une des nouvelles) est un bijou pouvant contenir des fleurs. Chaque être humain est un porte-bouquet !
La dédicace
À mon fils Thierry
La photo de couverture
La photo de couverture montre la Tour de la Chaîne au Vieux Port de La Rochelle, en présence de mes petits enfants Coralie et d’Alexis.
La présentation
Le porte-bouquet contient une trentaine de nouvelles. Une première partie rassemble des textes que j’ai écrits dans le cadre du Concours de la Nouvelle de Châtelaillon-Plage. La deuxième partie est composée de textes plus anciens mais toujours d’actualité. La troisième partie présente des textes plus récents sous forme de « prose-libre ». Ces nouvelles qui utilisent des genres différents (poésies, contes, correspondances, mémoires…), questionnent sur l’être-humain ambivalent, amoureux et violent, coupable et victime, casanier et aventurier, actif et passif… Une riche palette de sujets et de genres littéraires que seule la nouvelle peut offrir à tout écrivain !
Nous passons notre temps à aimer : un être humain, un animal, un pays, un sport ou un loisir… C’est la seule liberté de notre vie. Tout cet amour que nous recevons et que nous donnons, cet amour que nous adulons est semé d’embûches, de pièges et parfois de morts. C’est ce triste bonheur que raconte « Le porte-bouquet ».
La vidéo
Un extrait
« Fuir ? Entrer dans la résistance ? C’est ce qu’avaient fait quelques-uns de ses amis. Dans l’entreprise, on manquait de personnel tandis que les effectifs du maquis grossissaient.
Il se sentait proche d’eux. Il aurait bien voulu les rejoindre, mais il y avait leur petit Jacques… On racontait que ces résistants étaient des têtes brulées et qu’ils montaient des opérations dangereuses auxquelles l’ennemi répondait par des représailles sur des innocents.
Edouard avait renoncé au maquis.
Le convoyeur du train spécial avait été estomaqué ! Comment était-ce possible ? Tous les requis, conduits à la gare de Pau, faisaient grise mine. Certains pleuraient. Les gendarmes les surveillaient, craignant un vent de panique et de désertion en masse. Et cette femme était venue en tenant dans ses bras un enfant de trois ans et en criant qu’elle voulait partir, elle aussi.
– Mais, Madame, vous n’êtes pas sur les listes… je ne peux pas vous faire monter…
– Monsieur, j’exige de pouvoir suivre mon mari !
– Avec un enfant si jeune ? Vous n’allez pas prendre des congés payés, voyons… Soyez consciente… C’est une pure folie !
– Monsieur le convoyeur, si vous refusez, j’en parlerai au chef de la Kommandantur… je lui dirai que vous faites obstacle aux bons patriotes qui veulent aider le Grand Reich, avait-elle menti avec conviction.
L’homme avait pâli et avait laissé le passage à cette folle... »
« Mur-graphe » est un néologisme pour désigner toute oeuvre éphémère, peinte, collée, sculptée ou écrite sur n’importe quelle surface.
La dédicace
À Coralie, ma petite fille
La photo de couverture
J’ai pris en photo un dessin mural au Vieux Port de La Rochelle, là où sont nés de nombreux dessins depuis de nombreuses années.
La présentation
Les murs-graphes donnent la parole aux illustrateurs de l’éphémère. Ils traduisent ce que nous sommes, ce que nous ressentons et les instants fugaces que nous vivons. Les questions récurrentes qui sont posées sont celles de l’appartenance de l’œuvre et de la propriété de l’existence. L’œuvre éphémère est-elle la propriété de l’artiste ? du spectateur ? du passant ? de ceux qui l’effacent ? de ceux qui l’inspirent ? Chaque chose qui existe appartient-elle à quelqu’un ? Une vague, une étoile, un microbe, un grain de sable, un être humain, ont-ils des propriétaires… ?
J’ai pris les photos des murs de La Rochelle pendant 5 ans. Chaque photo m’a inspiré un petit poème. L’art urbain m’impressionne par sa dextérité et par son aspect éphémère. Un dessin, que veut-il dire ? peut-on le garder en mémoire ? pourquoi le dessinateur est-il considéré parfois comme un artiste et parfois comme un barbouilleur illégal ?
La vidéo
Un extrait
Ils sont nombreux les artistes aux œuvres éphémères qui font parler les rues grises et les places délabrées. Ils sont silencieux et cachés, mais leur lumière perce les regards hagards des passants lassés.
Je signe Mes insignes Sur l’indigne Mur du désespoir Et je graphe Mon paraphe Comme épitaphe D’un jour noir.
Avis de lecteur
Un livre à part, qui mêle deux mondes que je croyais distants qui ont pourtant beaucoup en commun : les arts du graff et de la poésie. Les photos sont superbes et envoutantes, les poèmes leur donnent une voix, engagée et pleine d’émotion. Bravo ! (François)
Très vivant et moderne, ce mélange d’Art de la rue et de poèmes.Les mots dansent devant nos yeux qui vont de l’un à l’autre. (Marie-France)
Je regarde chacun de ces 200 portraits comme s’il s’agissait d’un magnifique oiseau-lyre : esthétique et émouvant !
La dédicace
À mon amie Céline Weber
La photo de couverture
J’ai pris cette photo dans le village d’Ardo (Djibouti)
La présentation
« Mes oiseaux-lyres » est un recueil de portraits en noir et blanc. Il raconte les rencontres que j’ai faites pendant 5 ans, en France ou à Djibouti. Toutes les photos sont suivies de commentaires. Ils présentent les personnes que j’ai aimées, ou admirées, ou qui m’ont étonné.
La vidéo
Des extraits
J’ai trouvé dans ce visage une clarté, une force et une majestueuse simplicité. Le personnage a les mêmes qualités.
C’est le plus beau visage souriant qu’il m’ait été donné de rencontrer dans une rue. Un village coincé entre deux montagnes désertiques, des sentiers entre de pauvres maisons de pierre, mais une population magnifique.
Quatre ans depuis la dernière photo… Je le reconnais à peine. Dans ce visage attachant, le sourire est toujours aussi généreux avec, toutefois, une pointe de réserve.
Par réflexe, on se méfie de l’objectif. Ce n’est pas la photo qui est dangereuse, c’est l’utilisation qui peut en être faite. Comment ne pas aimer ce sourire éclatant ?
La photo est une intrusion : les enfants y répondent souvent par des grimaces. Et quand le vent s’en mêle, il faut un déclic rapide pour prendre un cliché qui sera finalement accepté par le modèle lui-même.
L’adolescence est une force immense. L’espoir et la nouveauté laissent entendre de magnifiques sourires et des mots secrets.
La sérénité semble être une soumission, l’acceptation d’une vie douloureuse. Mais ici, l’on sait que la force est immense, le courage puissant et quotidien.
Visage de bronze. De princesse cachée, humble. Sous les yeux clos, il n’y a pas de soumission. Juste une habitude, une loi coutumière.
Son mari m’avait invité dans sa maison. Cette très jeune maman m’a accueilli avec une immense générosité et une confiance absolue. Les rêves qu’elle fait, simples et essentiels pour nous Européens, sont des chimères pour elle.
Le photographe est photographié et s’en amuse. Le cliché raconte le naturel et la simplicité d’un personnage qui aime les découvertes, l’aventure et les relations humaines.
Sourire lumineux et force paisible, qui démontrent la confiance et les espoirs les plus téméraires.
Avis de lecteur
Un très beau livre. Des photos réussies et des textes qui ouvrent sur les pensées du photographe au moment d’appuyer sur le déclencheur. Tout cela raconte une histoire personnelle, que l’on soupçonne très belle et que l’on aimerai découvrir en détails.Merci ! (François)
Le compte-tours de mes poèmes m’a permis de mieux comprendre la force et la qualité de mes sentiments.
La dédicace
À ma fille Florence
La photo de couverture
Bord de mer à Folkestone (Angleterre). Photo que j’ai prise et inversée.
La présentation
Le compte-tours est un recueil de poèmes qui parlent de l’amour, de l’absence, du quotidien, des événements importants, des espoirs et des déceptions, des joies simples mais aussi des rêves fous, révoltés ou fantasmés.
Après mes premiers poèmes, voici le recueil de la deuxième période, celle de l’entrée dans le monde des adultes. Sortir de l’adolescence permet de s’installer dans la société et de s’ouvrir à l’altruisme. La fondation d’une famille et le travail professionnel permettent de trouver d’autres regards et d’autres mots pour les chanter.
Jeux avec les mots, les sons et les images pour décrire une intimité qui peut ressembler à celle de chacun d’entre nous.
Un extrait
Petite !
Petite, Tu te tais S’il te plait ! Laisse parler les grands Et leurs grands sentiments.
Je jouais à la guerre Sur ce sol qui est le mien Et mon grand cimetière Est plein de margoulins J’ai haché au canon Des nazis désarmés On ne peut pas aimer Ceux qui n’ont rien de bon
Je cherchais l’aventure En pays vietnamien La vie était bien dure Avec ces margoulins J’ai tant lancé de bombes Sur les Viets engloutis Que je n’ai vu depuis De pareilles hécatombes.
Quand j’ai pris connaissance Du désert algérien Je tirais en confiance Sur tous les margoulins Je lançais des obus Aux Fellagas cachés Qui voulaient me torcher D’un coup de pied au cul.
Je battais la semelle Sur le sol parisien Et je cherchais querelle A tous les margoulins Je lançais des cailloux Aux flics empanachés Qui voulaient attacher Une corde à mon cou.
Petite, Tu te tais S’il te plait ! C’est bien quand on est grand : On se tue tout le temps.
Même en ce jour encor Parler ne sert à rien Il faut frapper plus fort Tuer les margoulins Les noirs et les pédés Et tous les étrangers Et même pour changer On peut se suicider…
Les hommes ont été enfermés dans un monde souterrain. Le pouvoir les oppresse. Dans les moments douloureux, ressurgit le vague souvenir d’un monde supérieur. Malgré les violences des autorités et la passivité de la majorité, le désir de quelques personnes va provoquer une rébellion pleine d’optimisme, capable de supporter les pires souffrances et les plus cruelles humiliations.
C’est une pièce que j’ai commencée il y a très longtemps. Une réflexion sur le pouvoir et l’amour. Les autorités se méfient des amoureux, des poètes, des « voyants » et des rêveurs qui aiment avant tout la liberté et se moquent des calculateurs et des profiteurs.
La vidéo
à venir
L’extrait :
Eva
Non, non ! Je te le jure, cinq analyses sur cinq cents sont fausses. Nous ne sommes pas suffisamment informées, nous les femmes, des problèmes majeurs de notre société. Après cela, comment veux-tu que nous puissions attraper des maladies ? Quels sont les microbes qui traînent dans nos tunnels ? Personne n’en sait rien. Quelles sont les bactéries les plus nocives pour notre bio-temporalité ? Cet affichage n’est pas fichu de nous renseigner. Bientôt, je te le dis, si ça continue, il n’y aura plus personne dans ce trou qui pourra choisir sa maladie !
Linda
C’est vrai que les scientifiques nous pourrissent la vie avec leurs préventions, leurs précautions, leurs assurances et tout leur bazar. On ne sait plus comment tomber malade. Tout devient dangereux. Je me demande même si tu n’es pas en train de me contaminer avec ta bonne santé… si tu n’es pas en train de m’envoyer des anticorps protecteurs, pour m’éviter de développer les quelques germes infectieux que j’ai réussi à dénicher. Pas de maladie, pas de tranquillité dans la vie… J’en ai marre de leur slogan : « Que vos peurs s’endorment, vous avez la forme ! » Si je pouvais toucher mon chômage maladie, moi ça me suffirait…
Eva
Moi, j’hésite. Je ne suis qu’à 65% d’invalidité. Il me manque dix points pour pouvoir quitter l’entreprise. Il faudrait qu’un bon copain me transmette un petit virus supplémentaire et ce serait bon…
Les vives-eaux sont alimentées par les orages, les crues, les résurgences et toutes les marées l’enfance.
La dédicace
À mon frère Michel
La photo de couverture
Photo prise par l’auteur, sur les lieux de son enfance, l’Adour à Larrivière Saint-Savin (Landes)
La présentation
Dans Les vives-eaux, le lecteur va trouver un éventail de nouvelles bien différentes. Des souvenirs de mon enfance aux expériences sportives, du conte au récit historique, on rencontre des personnages qui permettent de mieux comprendre ce monde en évolution. Chacune de ces nouvelles éclaire à sa façon un pan de la Réalité et de ma philosophie. Un vieil homme explique : « Il faudra un jour comprendre que l’on a besoin de bâtir. Mais pour bâtir, il faut la paix, accepter de regarder les autres, ne pas suivre celui qui paraît le plus fort et écouter celui qui parle juste. »
J’aime écrire et lire des nouvelles. Le genre laisse pas mal de liberté. On rentre vite dans l’histoire. Et l’objectif de l’auteur est implicite. Le soir, avant de s’endormir, une nouvelle est le meilleur bateau pour s’élancer sur la mer des rêves.
La vidéo
Un extrait
Moi, je tiens à mon image, à mon rang et à ma place. Je ne fais ni une, ni deux : de ma main valide je renvoie l’ascenseur, mais pas sur l’épaule…en pleine gueule, surtout que sur la sienne il y avait de la place.
Et pas la peine d’insister pour que je regrette mon geste !Je le dis tout net : je suis capable de comprendre sans qu’on me fiche des coups. Les profs, eux, sont un peu plus évolués puisqu’ils ne tabassent plus. Ils ont gagné au change parce qu’en matière de sadisme, il est préférable de distiller la punition.Qui n’imaginerait pas la suite ?
Le surveillant, chose extraordinaire, passait par-là. Pour une fois, il ne piquait pas de roupillon en faisant semblant de lire un condensé de Spinoza, vu que Spinoza dans le texte, c’est pas tordant. Il regarde vers moi, il ne voit que moi, je suis seul à exister dans son monde. Navrant de simplicité !J’écope de trois heures de retenue. Je me retiens à peine. Il représente l’autorité. Je me concentre davantage sur mon épaule endolorie et sur ma main où se promènent des millions de fourmis.
Mais voilà l’instant pernicieux qui se profile à l’horizon de ma vie. Le pion s’approche, tourne les pages de mon livre de maths, et crie dans mon oreille comme dans une caverne :
– Et en plus, ça, c’est à faire pour ce soir !
Il n’a pas bien regardé ! Dans cette page, il y a plus de problèmes que dans tout le reste du livre. Et les plus corsés. Il me prend pour Einstein et Oppenheimer réunis ?
Avis de lecteur
« Merci pour ces nouvelles, ces « morceaux choisis » de ta vie et de tes passions » (Anonyme)
Comme au jeu du passe-boules, les poèmes essaient de pénétrer l’émotion ou l’idée du moment.
La dédicace
À Marie-France, mon épouse
La couverture
Peinture acrylique de VAUTOR (artiste montois)
La présentation
Le passe-boules est un recueil de poèmes qui ont jalonné et décrit toute mon adolescence. Le manque de liberté, les déceptions amoureuses, les élans fulgurants et les aspirations les plus profondes, les prises de conscience et les découvertes marquantes sont autant de boules qui tombent dans les trous que sont les jours de notre vie.
Il y est question du bouleversement et des angoisses propres à cet âge. La solitude et le silence sont autant redoutés qu’espérés. L’important est de pouvoir mettre des mots sur les sentiments et les rêves.
L’extrait
Pendule
Ombre fugitive et lancinante
Le Soleil d’or claque les secondes
Orchestre l’horloge bleue qui chante
Conduit doucement les heures rondes
Et poursuit son chemin vagabond
Saluant l’orient et l’occident
Franchissant les vides noirs d’un bond
De l’aube grise au jour décadent
Chronos rythmera toute ma vie
Par le va-et-vient du vieux pendule
Et sa danse jamais assouvie
M’entraînera durant des années
Vers Rien dont je suis l’ardent émule
Moi qui me ris des fois surannées
Avis de lecteur
« Oui, ce sont des poèmes ! Mais la vie est là, simple, complexe, difficile, amusante, violente. On reconnaît la patte de l’auteur, ses jeux de mots, ses jeux de rimes. Il nous emporte dans son monde et le nôtre. » (Mifa)